• [^] # Re: J'écris : Onomatopée de grand-mère, mais devant mon écran, je la prononce.

    Posté par . En réponse au journal Le mardi, c'est cinéma : The Impossible ne l'a même pas tenté !. Évalué à 0.

    Le réalisateur, dans le genre de film dont tu parles, n'a l'initiative de rien.

    En même temps, l'idée que le réalisateur est l'unique créateur du film, unique garant de sa vision artistique reste très européenne si ce n'est franco-française. La notion de réalisateur comme auteur, c'est l'héritage de la nouvelle vague et de la politique éditorial des cahiers du cinéma.
    Aux État-Unis, le producteur est plus ou moins considéré comme l'égal du réalisateur surtout que contrairement à celui-ci il encoure le risque financier. Parce que bon, on aime bien l'oublier mais produire un film demeure un risque important. Oui, ça veut dire que le producteur a son mot à dire sur le montage final et oui, parfois on obtient des coupes regrettables pour satisfaire l'opinion. Maintenant, est-ce toujours un mal ? J'en doute. Avoir un regard extérieur peut aussi avoir du bon. Que celui qui n'a jamais vu une version director's cut moins bonne que le montage d'origine me jette la première pierre (ah, Cinema Paradiso).

    D'accord, le réalisateur du fait de la direction est le centre de l'équipe mais parfois ça m'attriste un peu cette tendance a totalement ignoré le travail des scénaristes, dialoguistes, décorateurs…