• [^] # Re: Quelques remarques

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Ces start-ups qui contribuent au Libre. Évalué à 10.

    Chez Cozy Cloud on a de la chance, on est à des années lumières de cette démotivante perfection !

    ;-)

    Et si ce terrible danger nous devait nous guetter (dieu nous en préserve), je pense qu' un éditeur n'a pas intérêt à se reposer sur ses lauriers.

    Tout simplement parce que le business model du libre vient la "value proposition" du logiciel pour ses utilisateurs. Le "cash flow" est est une conséquence. Donc plus un éditeur améliore l'offre de valeur de son code, plus il s'assure un revenu.

    A la limite la question se poserait si le nombre d'améliorations et de corrections était fini.
    Or clairement, ce n'est pas le cas. Même à supposer que le soft soit "bug free" et que les améliorations soient de plus en plus "futiles" et que donc le logiciel ait atteint sa "limite asymptotique d'intérêt", il faut prendre en compte 2 effets :

    1/ Plus un soft est abouti, pratique, bien documenté, plus il a d'utilisateurs et donc plus il y a de besoins et donc de maintenance. (Reste à voir quand se croisent)
    Un bon exemple en ce moment est prestashop : de ce que l'on m'en a dit, c'est un très bel outil, robuste, bien documenté, bref le candidat pour justifier la fin de la maintenance et pourtant si j'ai bien compris, ils ne sont pas prêt de mettre la clé sous la porte !

    2/ un soft qui serait arrivé à son maximum d'utilité, ne peut l'être que "localement". En effet il faut prendre en compte son potentiel d'évolutions non pas en tant qu'élément isolé mais mais en étant que brique au sein d'un gigantesque "mash up" applicatif. Tel autre nouveau logiciel va rendre utile une nouvelle interface, un nouveau standard impose un nouveau développement, une nouvelle technologie d'écran avec des résolutions à 300dpi impose de repenser l'interface, une nouvelle pratique métier rend obsolète un module et en requiert un nouveau, un changement réglementaire… Bref, un logiciel un tant soit peu "complexe" n'est jamais isolé et les changements de l'écosystème technique et métier font que les besoins d'évolutions est infini.

    Bilan : plus un soft est "poli", plus il se diffuse et plus il a de cas d'usages particuliers requierant de nouvelles features car le monde bouge…

    => la "fin de l'Histoire" n'est pas pour tout de suite !