Sourceforge, pendant des années, était incontestablement supérieur en fonctionnalités et en stabilité. Je parle d'une époque où les alternatives étaient berlios.de, savannah, et l'auto-hébergement sur ADSL 128kbit/s. (À cette époque déjà j'étais responsable d'un jeu libre qui représentait 15Go d'upload par jour.)
On avait :
un repository CVS ou SVN
de l'espace pour héberger un site web sans trop de contrainte
un système de release de fichiers qui tolérait les volumes moyens
l'accès à un shell Unix distant pour scripter des releases "nightly" etc.
des forumes et bug trackers, tout pourris, mais disponibles sans rien faire
C'était l'idéal pour tous les petits projets, et les projets un peu plus gros dont l'équipe ne souhaite pas gérer l'infrastructure (car c'est énormément de travail).
Sourceforge avait quelques problèmes de fiabilité, qui ont culminé (dans ma vie personnelle) avec la suppression pure et simple du contenu du CVS de Freedroid, ce qui a fait perdre environ 4 ans d'historique. SVN fonctionnait mieux de toute façon donc ca a été l'occasion de migrer.
Google projet est apparu, avec un système qui est clairement conçu pour les tout petits projets. Release de fichiers et wiki, SVN imposé, pas d'hébergement de site et un tracker encore plus basique que celui de Sourceforge.
Ensuite on a eu la déferlante Git, avec GitHub et plein d'amis. Sauf qu'entre temps les coûts d'hébergement ont baissé (on peut aujourd'hui avoir un serveur dédié pour presque rien). Avec GitHub, il te manque encore pas mal de choses pour un projet d'un peu d'ampleur.
Par exemple pour le projet que je gère, le volume de téléchargement et le nombre de contributions (au moins pendant les Summer of Code) a nécessité l'infrastructure suivante :
dépôt Subversion (aujourd'hui Git) -> sourceforge (fiable et rapide)
système de "code review" (ReviewBoard) -> machine virtuelle chez OSUOSL
robot de compilation (BuildBot) avec cross compil Win32 et MacOS -> VM OSUOSL
bug tracker évolué (Roundup) -> VM OSUOSL
site web avec CMS PHP (Typo3) -> sourceforge
release de fichiers pour trafic important -> sourceforge
Tout cela grâce à la bonne volonté de l'équipe qui a accepté de se farcir de l'administration système alors qu'ils étaient là pour écrire du code… Sourceforge avait une vraie valeur lorsqu'ils fournissaient une grande partie de ces services de manière fiable.
[^] # Re: Fin de panne
Posté par ahuillet . En réponse au journal SourceForge dans les choux. Évalué à 4.
Sourceforge, pendant des années, était incontestablement supérieur en fonctionnalités et en stabilité. Je parle d'une époque où les alternatives étaient berlios.de, savannah, et l'auto-hébergement sur ADSL 128kbit/s. (À cette époque déjà j'étais responsable d'un jeu libre qui représentait 15Go d'upload par jour.)
On avait :
C'était l'idéal pour tous les petits projets, et les projets un peu plus gros dont l'équipe ne souhaite pas gérer l'infrastructure (car c'est énormément de travail).
Sourceforge avait quelques problèmes de fiabilité, qui ont culminé (dans ma vie personnelle) avec la suppression pure et simple du contenu du CVS de Freedroid, ce qui a fait perdre environ 4 ans d'historique. SVN fonctionnait mieux de toute façon donc ca a été l'occasion de migrer.
Google projet est apparu, avec un système qui est clairement conçu pour les tout petits projets. Release de fichiers et wiki, SVN imposé, pas d'hébergement de site et un tracker encore plus basique que celui de Sourceforge.
Ensuite on a eu la déferlante Git, avec GitHub et plein d'amis. Sauf qu'entre temps les coûts d'hébergement ont baissé (on peut aujourd'hui avoir un serveur dédié pour presque rien). Avec GitHub, il te manque encore pas mal de choses pour un projet d'un peu d'ampleur.
Par exemple pour le projet que je gère, le volume de téléchargement et le nombre de contributions (au moins pendant les Summer of Code) a nécessité l'infrastructure suivante :
Tout cela grâce à la bonne volonté de l'équipe qui a accepté de se farcir de l'administration système alors qu'ils étaient là pour écrire du code… Sourceforge avait une vraie valeur lorsqu'ils fournissaient une grande partie de ces services de manière fiable.