Le problème c'est que la définition des "autres" libristes implique de ne pas interdire la vente et donc implique indirectement de favoriser le capitalisme (qui est le système en place). En ne permettant pas de qualifier de libre une licence qui l'est (au sens où elle a pour but de maximiser la liberté bien qu'elle ne soit pas dans les définitions classiques), ils avantagent le capitalisme car ne rien faire au niveau de l'économie politique c'est nécessairement avantager le système qui est en place. Il faut pouvoir permettre aussi de le combattre, et ce n'est pas "pas libre" pour autant.
Par ailleurs j'ai donné un argument pour montrer que si la vente n'est pas autorisée c'est plus libre puisque plus de personnes peuvent accéder/modifier au contenu puisque la personne qui a fait la modification ne peut que leur donner et non plus leur vendre. Il faut choisir les libertés lorsqu'elles sont contradictoires entre elles. Répondre à ça uniquement par "le libre autorise historiquement la vente" n'est pas suffisant puisque c'est un argument d'autorité.
Ma récupération ici consiste simplement à récupérer le libre classique qui historiquement a implicitement toujours été pour la conservation du modèle économique existant puisque ne luttant pas contre, vers un libre qui puisse exister en tant que "libre" et puisse quand même lutter contre le système en place en faveur d'un autre. Je trouve ça tout à fait légitime.
Je ne demande même pas de modifier toutes les licences libres pour qu'elles n'autorisent plus la vente, mais juste que si une licence le fait, elle puisse être dite "libre" parce qu'elle sert ce que le libre veut, à savoir la maximisation des libertés pour un maximum de personnes d'accès/modification au maximum de contenu.
[^] # Re: petite apparté
Posté par namor . En réponse au journal Calimaq : Défense et illustration de la clause non commerciale. Évalué à -3.
Le problème c'est que la définition des "autres" libristes implique de ne pas interdire la vente et donc implique indirectement de favoriser le capitalisme (qui est le système en place). En ne permettant pas de qualifier de libre une licence qui l'est (au sens où elle a pour but de maximiser la liberté bien qu'elle ne soit pas dans les définitions classiques), ils avantagent le capitalisme car ne rien faire au niveau de l'économie politique c'est nécessairement avantager le système qui est en place. Il faut pouvoir permettre aussi de le combattre, et ce n'est pas "pas libre" pour autant.
Par ailleurs j'ai donné un argument pour montrer que si la vente n'est pas autorisée c'est plus libre puisque plus de personnes peuvent accéder/modifier au contenu puisque la personne qui a fait la modification ne peut que leur donner et non plus leur vendre. Il faut choisir les libertés lorsqu'elles sont contradictoires entre elles. Répondre à ça uniquement par "le libre autorise historiquement la vente" n'est pas suffisant puisque c'est un argument d'autorité.
Ma récupération ici consiste simplement à récupérer le libre classique qui historiquement a implicitement toujours été pour la conservation du modèle économique existant puisque ne luttant pas contre, vers un libre qui puisse exister en tant que "libre" et puisse quand même lutter contre le système en place en faveur d'un autre. Je trouve ça tout à fait légitime.
Je ne demande même pas de modifier toutes les licences libres pour qu'elles n'autorisent plus la vente, mais juste que si une licence le fait, elle puisse être dite "libre" parce qu'elle sert ce que le libre veut, à savoir la maximisation des libertés pour un maximum de personnes d'accès/modification au maximum de contenu.