• [^] # Re: chez Owni aussi :

    Posté par . En réponse au journal Calimaq : Défense et illustration de la clause non commerciale. Évalué à 4.

    Si tu as les liens vers Ghosts I-IV et une volonté des artistes de continuer à promouvoir leurs titres suivants sous NC, cela serait déjà plus intéressant.

    Il y a un lien "order", je suppose que tu peux acheter une copie "officielle" de l'album de cette façon. Après ils ne donnent pas plus de précisions, c'est dommage… Je veux bien acheter une copie d'une œuvre que je peux partager, mais si c'est du mp3 ou si il n'y a pas de fichier de licence avec, c'est hors de question.

    Ensuite tu dois pouvoir trouver plein de copies "non-officielles" un peu partout sur le net, avec la licence. C'est l'intérêt du partageable.

    Cela montrerait une démarche (de promotion au pire) et d'adhésion dans la durée à un modèle hors-marchand.

    NC ne veut pas vraiment dire non-marchant (NIN a quand même fait des millions de dollars avec cet album), NC veut dire que seuls les ayants-droits peuvent en faire un usage commercial.

    J'ai comme l'impression que tu enterres un peu plus l'utopie légitime de notre ami namor< (aka personne n'en a rien à foutre du NC en fait, autant faire payer dès que possible, ce qui est l'utilisation la plus courante du NC que je vois : "personne ne peut faire payer, sauf nous" qui n'a pas vocation à un partage élargi àmha…).

    Ça dépend comment on voit les choses… Il y a différentes motivations pour le NC :

    • Il y a les artistes qui espèrent gagner de l'argent avec leur œuvre. Ils placent celle-ci sous NC en espérant qu'on les remarquera, et qu'on les paiera pour faire un usage commercial de leur œuvre, et brodent à la fenêtre en chantant "Un jour mon producteur viendra…". (Mon avis personnel est qu'ils se foutent le doigt dans l'œil jusqu'aux couilles mais bon…)
    • Il y a les artistes jaloux. Eux ne font pas ça pour l'argent. Ils gagnent zéro dollars, ils s'en fichent. En revanche ça les met dans une rage folle de savoir que quelqu'un d'autre gagne de l'argent. Alors ils interdisent à autrui ce qu'ils s'interdisent à eux-mêmes, parce que ça leur fait du bien.
    • Enfin il y a les artistes rebelz. Ceux qui fuckent le méchant gros capitaliste qui fait rien qu'à exploiter les gens. Ils n'ont pas l'intention de gagner de l'argent avec leur œuvre, ça ne les rend pas malade qu'on puisse gagner de l'argent avec leurs œuvres, mais voilà, ils aiment pas l'industrie du disque, ils ont dans la tête l'image d'Épinal du gros PDG avec le cigare entre les dents, et ils se disent qu'ils font une bonne action en empêchant ces gens-là d'exister. Pour être dans cette dernière catégorie il faut une sacré bonne dose de mégalomanie ("je vais publier mon album 22 tracks sous NC, tremblez, capitalistes !"), et/ou une forte volonté évangélisatrice ("tout le monde doit faire comme moi, et on les vaincra !"). En tout cas le dénominateur commun est une incompréhension totale du concept de liberté dans le contexte socio-économique actuel, et une incapacité de différencier le fait de gagner de l'argent et le fait d'avoir du pouvoir sur ses clients. Je soupçonne les artistes de cette catégorie de vouloir éliminer les méchants capitalistes au lieu d'éliminer la capacité de ces derniers à faire le mal. Et quand je lis les propos extrémistes presque caricaturaux de notre interlocuteur namor dans cette discussion je commence de plus en plus à croire à mes soupçons.