• [^] # Re: Est-ce vraiment le passage de toolkit Qt3 --> Qt4 qui a nuit à KDE?

    Posté par . En réponse au journal Conseils aux libristes, 3e partie : surmonter l’obsession du « toolkit ». Évalué à 4.

    Sans chercher de midi à quatorze heure, pas mal de plaintes sont également venues de ce simple fait :
    Kde4 ne fonctionnait pas correctement. De très nombreux bugs, partout, du plus simple mais déjà énervant au plus chiant corrompant le profil. Et c'est tout…

    Après, même d'un point de vue utilisateur, cela se comprends facilement : la difficulté et la taille de la tâche sur la quantité de développeurs réalisant cela. Les distributions ont donc fait le choix d'intégrer tôt kde4, afin d'augmenter le nombre de retours utilisateurs. Et là, la théorie s'est cognée au mur de la réalité : non, il n'est pas possible de transformer les utilisateurs en debuggers. Pas de cette manière, surtout pour un projet si gros qu'est un bureau.

    Ensuite on peux râler sur les "purs players" que sont les simples utilisateurs ne contribuant en rien qu'en utilisant, et leur faire peser le poids de la culpabilité, sans cesse ressasser sur des sites fréquentés par eux, du fait qu'ils ne contribuent pas. J'ai pas l'impression que cela améliore les choses.

    Gnome a opté pour une méthode différente : celle de proposer un bureau à minima mais fonctionnel (avec de plus le rechargement à chaud de celui ci si une extension/wtf le faisait partir en quenille) Un bureau à minima et fonctionnel, donc des râlantes sur le manque de fonctionnalités. Mais pas de râlantes sur la stabilité. Malheureusement cela semble ne pas suffire également, voir la déferlante de critiques à l'égard du projet Gnome et de son bureau.

    Deux méthodes différentes, un résultat semblable aujourd'hui : deux bons bureaux, deux projets libres magnifiques (avec une petite touche spéciale pour le projet Kde, qui est le seul qui soit exclusivement communautaire). Et -surtout- un tour de roue plus loin, nous sommes de nouveau dans une situation comparable à 2002~2004 : des "purs utilisateurs" qui en ont un peu marre du reste (enfermement chez apple, metro chez windows ajouté à un rejet grandissant de ms) mais qui sont néanmoins satisfait de ce qu'ils utilisent. Ils sont juste "à l'écoute" d'un éventuel challenger.

    Le bureau libre arrivera t il à faire (re-)venir ses utilisateurs ? En sachant qu'il s'agit probablement essentiellement d'utilisateurs esthètes et exigeants, en plus ? Le bureau libre veut il vraiment çà : avoir des utilisateurs ? Ce n'est pas un bullshit, mais une vraie question, sur laquelle cet excellent journal de Mr Jacob n'intervient pas mais la fait postulat de base. Or je ne suis certain qu'il s'agisse vraiment d'un postulat de base pour tous…

    ps : pour nepomuk, c'est malheureux, d'autant qu'il y avait quelques années plus tôt l'expérience mandrake qui avait déjà fait remonter cela (il s'agissait d'un eq de strigi/wtf, outil d'indexation de contenu de fichiers, le premier à être livré sur un bureau). Poourtant tout le monde (de nombreux autres projets depuis) ont pourtant reproduit la même chose : un service qui consommait beaucoup par défaut, alourdissant bureau, usages voir autonomie)