• [^] # Re: Le graphique

    Posté par . En réponse au journal Quizz spécial moules. Évalué à 1.

    Ce qui tends, dans un monde où les ressources ne sont pas illimités, à payer tout ceux qui peuvent produire au minimum de subsistance, car tu trouveras toujours un crève la faim faisant le même travail pour un grain de riz de moins. Excuse moi de ne pas vouloir une telle fluidité (en plus de ne pas avoir de débouché pour ta production). C'est justement cette rugosité qui fait que tu as encore du travail.

    Non, non, non. Tu mélanges les notions. On parle de fluidité du marché financier, et non de fluidité du marché du travail. La fluidité peut être à craindre pour ceux qui ont des rentes de situation, ce qui nous comprend, nous petits travailleurs d'un pays riche, dans le cas du marché du travail. Ce n'est effectivement pas certain que pour la totalité des français la mondialisation soit une bonne chose (même si je pense le contraire, car on est autant consommateur que travailleur, mais c'est un autre débat).

    Pour les marchés financiers, le fait que M. Cruise puisse revendre son usine à un investisseur tiers ne va pas te faire perdre ton emploi dans cet usine ! Au contraire, si quand il pensait la construire il croyait qu'il ne pourrait pas la revendre, il ne l'aurait jamais construite. C'est ça la fluidité des marchés financiers. Et cela augmente les investissements, donc les emplois et la richesse créée.

    Ici c'est les deux. Ce sont les banques qui ont proposés de prêts aux particulier, de préférence ceux qui étaient limite, avec des taux d'intérêt variable, et qui on sciemment joué sur le prix de l'immobilier à la hausse pour faire monter les taux d'intérêt.

    Je pensais d'avantage à la crise des dettes souveraines, qui est d'avantage d'actualité en Europe, et non à la crise des subprimes.

    Pour les assureurs, BP et cie, je ne suis pas fan de la responsabilité pénale sauf en cas de faute grave, car c'est très dur à prouver dans un état de droit, et on arrive à une situation où chacun a peur de son ombre mais où personne n'est condamnée quand il y a de vrais soucis. D'autant que les victimes préféreraient une vrai réparation à une condamnation d'un bouc émissaire. Je pense que le système des réassureurs peut être assez solide pour absorber une marée noire ou une catastrophe nucléaire, il résiste bien à des épisodes naturels comme un ouragan destructeur. Je ne connais pas assez les détails pour en être certain, je trouve juste dommage que cette solution soit écartée au profit d'autres protectrices et moins coûteuses pour les industriels qui font prendre des risques aux autres.

    Le cas Kerviel, honnêtement je m'en fous. Une compagnie privée a voulu jouer au plus malin, elle a perdu. Soit la haute direction était au courant, tant pis pour elle, soit elle ne l'était pas, et c'est un signal fort pour améliorer les contrôles internes dans toutes les banques.