• [^] # Re: Privatisation de l'espace

    Posté par . En réponse au journal L’aventure spatiale perd un peu de sa liberté. Évalué à 3.

    On choisit la voie des anecdotes « je connais des personnes n'ayant pas accès à l'eau courante ». J'en connais aussi. D'ailleurs, c'est volontaire de leur part.

    La contraposée de "le public aide tout le monde" est "il existe au moins une personne qui n'est pas aidée par le public", et celle de "le privé ne baisse pas les coûts" et "il existe au moins un cas où le privé a fait baisser les coûts". Donc acte.

    On sélectionne des exemples qui ne sont plus du service public depuis longtemps.

    1. Ce n'est quand même pas de ma faute si le monsieur a pris les télécoms en exemple ?
    2. NameError: name 'service_public' is not defined. Ou plutôt, si on prend la définition de Wikipedia, cela nécessite un devoir de l'État envers les citoyens, donc de tous envers un seul, ce qui n'est pas le cas ici. Ce n'est pas "plus du service public depuis longtemps", c'est tout à fait hors du périmètre du service public depuis toujours, par définition du service public.
    3. Deux poids deux mesures. On ne peux pas dire un jour qu'une compagnie sous contrôle de l'État et sous capitaux de l'État travaille pour les citoyens et l'autre jour non (les méchantes entreprises publiques, eg. France Télécom, la SNCF). Il faut être cohérent : soit les citoyens contrôlent vraiment ce qui est fait de leur argent par l'État, et c'est vrai pour toutes les entreprises publiques, soit ils ne contrôlent pas vraiment, mais alors les entreprises étatiques ont une volonté différente de la volonté générale (encore un grand concept…)

    On ne fait référence à la moindre étude ou chiffre concret

    À quoi cela sert ? Dès que je cite un pdf d'étude scientifique, j'ai une note égale à 1, et je n'ai aucune réponse, signe non trompeur que tout le monde s'en fout. Tout le monde est ici pour troller, sortir une étude oblige à prendre en compte les faits, personne n'en a envie.

    Mais si tu cherches un peu, des études montrant les effets bénéfiques de la libéralisation de tel ou tel domaine, il y en a à la pelle. Des études montrant le contraire aussi, certes, mais cela se concentre sur des domaines où un monopole naturel existe et où l'État a vendu les infrastructures avec le reste.

    Donc, revenons dans le sujet, sans manipulation. Elinor Ostrom (Prix Nobel) exprime très bien la chose sur base de la métaphore tragédie des biens communs popularisée par Garrett Hardin (Mais interprétée abusivement en bon néo-libéral). Tous les domaines cités rentrent clairement dans le cadre de cette métaphore. Je t'invite à lire http://notesbrokensociety.wordpress.com/2012/06/14/the-triumph-of-the-commons-why-elinor-ostrom-matters/ pour une vulgarisation du pourquoi du comment qu'il est un mauvais plan de mettre des ressources qui sont en quantité limitée dans les mains du privé.

    Enfin, pour la tragédie des biens communs, cela ne concerne pas les domaines dont on parle. Cela concerne la diminution catastrophique des populations de poissons ou la pollution des nappes phréatiques. Il y a plusieurs solutions à cette tragédie, comme le monopole étatique, réglementations, vente de la ressource à une personne particulière. Elles ont toutes les trois des arguments en leur faveur, et doivent être toutes les trois étudiés pour chaque cas, mais on ne peut pas décréter que la première est la meilleure, surtout quand on n'est pas face au même problème.