Tu oublie un point très important. Dans le cas d'un service public, il n'y a pas de concurrence, donc peu d'émulation (sauf cas exceptionnels).
Non je ne l'oublie pas. La concurrence dans le public peut exister aussi. Il suffit de mettre deux structures en concurrence.
La concurrence dans le privé a l'effet pervers suivant: on ne cherche pas à fournir un meilleur service, mais le plus rentable (en terme de dividendes), car finalement celui qui a le dernier mot dans une entreprise: c'est son actionnaire (et non le client ou l'utilisateur final). Trop souvent, l'actionnaire n'attend de l'entreprise que des dividendes et ne s’intéresse pas vraiment au service qu'elle peut rendre. Et le financiarisation de l'économie tend à augmenter cette tendance.
La question est plutôt de savoir pourquoi certains pourraient vivre tranquillement alors que d'autres bossent beaucoup pour arriver à vivre.
La privatisation ne sera jamais une réponse à cette question: elle ne fait (et ne fera) qu'accentuer les inégalités. Avec en plus le bénéfice que les citoyens n'auront plus aucun contrôle sur ces inégalités.
C'est surtout parce que l'état le veut bien. Sinon, il mettrait des normes plus strictes.
L'expérience montre qu'un état qui dépend d'une entreprise ne peut plus rien lui imposer (voir les crises actuelles avec l'impuissance des états face aux banques dont ils se sont rendu dépendants).
[^] # Re: Privé moins cher ?
Posté par Beurt . En réponse au journal L’aventure spatiale perd un peu de sa liberté. Évalué à -1.
Non je ne l'oublie pas. La concurrence dans le public peut exister aussi. Il suffit de mettre deux structures en concurrence.
La concurrence dans le privé a l'effet pervers suivant: on ne cherche pas à fournir un meilleur service, mais le plus rentable (en terme de dividendes), car finalement celui qui a le dernier mot dans une entreprise: c'est son actionnaire (et non le client ou l'utilisateur final). Trop souvent, l'actionnaire n'attend de l'entreprise que des dividendes et ne s’intéresse pas vraiment au service qu'elle peut rendre. Et le financiarisation de l'économie tend à augmenter cette tendance.
La privatisation ne sera jamais une réponse à cette question: elle ne fait (et ne fera) qu'accentuer les inégalités. Avec en plus le bénéfice que les citoyens n'auront plus aucun contrôle sur ces inégalités.
L'expérience montre qu'un état qui dépend d'une entreprise ne peut plus rien lui imposer (voir les crises actuelles avec l'impuissance des états face aux banques dont ils se sont rendu dépendants).