« il suffit de croire qu'il est venu sur Terre se sacrifier pour nous sauver de nous pécher. »
Mon « pécher » donne des fruits absolument impossible à commercialiser, mais de là à ce qu'il faille m'en sauver…
Sérieux, votre analyse est intéressante, mais un peu courte jeune homme (cet introduction voulant paraphraser une tirade fameuse, on me pardonnera la hardiesse de ma familiarité ; ayez du nez, d'avance merci). Les religions monothéistes ont une tendance exclusive comme vous le faites judicieusement remarquer… ou pas.
Ne discutons pas dans le vide et prenons un exemple bien concret et des mieux documentés au fil des millénaires : le Judaïsme (en gardant à l'esprit que ce qui sera dit vaux certainement autant pour les autres). Donc le Judaïsme est à la fois cette religion si exclusive qu'elle fait passer au fil de l'épée des peuplades entières, et conduit ses tenants à afficher le plus profond mépris et la plus grand inhumanité à l'égard de leurs contemporains (cf. les samaritains et leurs alter-ego moderne les palestiniens). Et simultanément, qui lit attentivement la Torah y découvre une vocation totalement universaliste pour l'appel du monde au salut. Paradoxe ? Incohérence irréconciliable ? Singularité insoluble ? Ou bien simple constatation d'une dualité du monde ? Dualité qui, si elle a pu paraître longtemps un concept métaphysique vague, est maintenant familière à tous les lycéens.
Il est tout sauf certain que Judaïsme et Christianisme soient incompatibles entre eux. Le contre exemple parfait : une secte de juifs messianiques existe. Mais bien plus, il n'y a pas incompatibilité entre les humains tenants des différentes religions. Et là dessus, les divers systèmes de croyances semblent unanimes !
Excusez le côté superficiel de cette remarque. Être plus prolixe serait courir le risque de devenir verbeux et de commettre des raccourcis aussi formidables que ceux de votre résumé. Mais voyez où je souhaite en venir : l'affaire est peut-être bien plus complexe qu'une problématique d'exclusion mutuelle. Non seulement l'analyse semble le montrer, mais l'expérience également. À votre avis, de qui reçois-je le meilleur accueil en tant qu'évangélisateur, de celui qui se déclare musulman ou de celui qui s'affirme chrétien ?
[^] # Re: Peine perdue
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Une religion open source ?. Évalué à 2.
« il suffit de croire qu'il est venu sur Terre se sacrifier pour nous sauver de nous pécher. »
Mon « pécher » donne des fruits absolument impossible à commercialiser, mais de là à ce qu'il faille m'en sauver…
Sérieux, votre analyse est intéressante, mais un peu courte jeune homme (cet introduction voulant paraphraser une tirade fameuse, on me pardonnera la hardiesse de ma familiarité ; ayez du nez, d'avance merci). Les religions monothéistes ont une tendance exclusive comme vous le faites judicieusement remarquer… ou pas.
Ne discutons pas dans le vide et prenons un exemple bien concret et des mieux documentés au fil des millénaires : le Judaïsme (en gardant à l'esprit que ce qui sera dit vaux certainement autant pour les autres). Donc le Judaïsme est à la fois cette religion si exclusive qu'elle fait passer au fil de l'épée des peuplades entières, et conduit ses tenants à afficher le plus profond mépris et la plus grand inhumanité à l'égard de leurs contemporains (cf. les samaritains et leurs alter-ego moderne les palestiniens). Et simultanément, qui lit attentivement la Torah y découvre une vocation totalement universaliste pour l'appel du monde au salut. Paradoxe ? Incohérence irréconciliable ? Singularité insoluble ? Ou bien simple constatation d'une dualité du monde ? Dualité qui, si elle a pu paraître longtemps un concept métaphysique vague, est maintenant familière à tous les lycéens.
Il est tout sauf certain que Judaïsme et Christianisme soient incompatibles entre eux. Le contre exemple parfait : une secte de juifs messianiques existe. Mais bien plus, il n'y a pas incompatibilité entre les humains tenants des différentes religions. Et là dessus, les divers systèmes de croyances semblent unanimes !
Excusez le côté superficiel de cette remarque. Être plus prolixe serait courir le risque de devenir verbeux et de commettre des raccourcis aussi formidables que ceux de votre résumé. Mais voyez où je souhaite en venir : l'affaire est peut-être bien plus complexe qu'une problématique d'exclusion mutuelle. Non seulement l'analyse semble le montrer, mais l'expérience également. À votre avis, de qui reçois-je le meilleur accueil en tant qu'évangélisateur, de celui qui se déclare musulman ou de celui qui s'affirme chrétien ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace