• # Il reste du boulot...

    Posté par . En réponse à la dépêche Circulaire du Premier ministre sur l’usage des logiciels libres dans l’Administration. Évalué à 10.

    Dans l’enseignement supérieur, le meilleur allié des logiciels propriétaires est l’AMUE.

    C’est l’agence qui développe les logiciels indispensables à la gestion des universités, mais sa culture du logiciel propriétaire fait que non seulement ils ne tournent que sous Windows (pour la partie cliente), mais ils nécessitent aussi Oracle et Microsoft Office (certaines fonctionnalités lui sont étroitement liées).

    Et vu comme cette agence peine déjà à fournir des logiciels qui n’ont pas un train de retard sur les besoins et à les maintenir à jour (mais ça, c’est sûrement une question de moyens), je ne vois pas comment elle pourrait changer son fusil d’épaule rapidement…
    Et pourtant, dans un contexte d’étranglement budgétaire des universités (l’« autonomie » des universités, c’est le même principe que la décentralisation : la dotation budgétaire est constante alors que les charges augmentent), limiter les logiciels propriétaires serait bienvenu.

    Il paraît qu’il y a la copie conforme de l’AMUE dans l’Éducation Nationale, en tout cas au niveau de la culture informatique et de la qualité des logiciels (mais cette agence dépend peut-être directement du ministère).

    Je me demande s’il n’y a pas un lien de ce type : les passionnés d’informatique qui n’aiment pas Windows n’aiment pas l’informatique de gestion non plus ; du coup, ceux qui restent pour développer des logiciels de gestion, ce sont les autres…

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone