L'Allemagne a décidé d'arrêter le nucléaire et d'investir dans l'éolien : résultat, ils construisent des centrales à charbon. Oui, au 21e siècle. L'éolien va donc contribuer à l'aggravation des émissions de CO2 en Allemagne. Ça, c'est de l'écologie.
Il y a quelques mois mediapart à fait le point sur ce sujet, dans un article très intéressant (mais payant. Il montre notamment que ce que tu dis est faux, voici quelques extraits :
Pour l’instant, l’Allemagne sort du nucléaire sans émettre plus de CO2
C’est l’une des questions les plus déterminantes du débat énergétique européen : en sortant du nucléaire, l’Allemagne va-t-elle brûler plus de charbon et de gaz, et détériorer son bilan carbone ? Bien évidemment, assurent les défenseurs de l’atome, pour qui l’argument climatique est devenu premier.
En réalité, cette affirmation est contredite par les données énergétiques allemandes : en 2011, l’Allemagne n’a pas compensé la fermeture d’une partie de ses centrales nucléaires en brûlant plus de gaz et de charbon, mais en réduisant ses exportations d’électricité et en augmentant sa production d’énergie de source renouvelable.
[…]
D’abord, la production d’électricité d’origine fossile n’a pas augmenté en 2011 par rapport à 2010, calcule Andreas Rudinger. Une stabilité permise par la diminution de la consommation intérieure brute (2 TWh), alors que la production de renouvelables a gonflé de 19 %. A l’avenir, les scénarios officiels font état, de plus, de l’ambition de ne pas compenser la perte des capacités nucléaires par un recours accru aux centrales à combustion fossile. Pourtant, l’Allemagne est bien en train de construire des centrales fossiles (10 Gigawatt). Mais, les installations en construction « visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces (…) et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à co-génération», révèle le chercheur. C’est ce paradoxe qui explique que, contrairement à ce qu’affirment les pro-nucléaires, l’Allemagne peut à la fois construire de nouvelles centrales à gaz et améliorer son bilan carbone.
[…]
Ensuite, l’Allemagne a « considérablement réduit sa marge d’exportation », sur l’ensemble des échanges avec les pays transfrontaliers. Sur ce sujet, il y a bien une exception française, puisque l’année dernière, la France est, pour la première fois depuis de longues années, devenue exportatrice d’électricité vers son voisin allemand.
Mais cette exception n’est pas représentative de la situation de la balance commerciale de notre voisin : l’Allemagne est exportatrice nette sur toute la période observée, malgré la fermeture de réacteurs nucléaires, avec une marge d’exportation de 6,3 Terrawattheure (TWh). Les importations ont progressé de 18 % entre 2010 et 2011, mais les exportations n’ont diminué que de 6,5 %. Surprise : l’Allemagne a été importatrice nette pendant les mois les plus chauds, pourtant moins consommateurs, et fortement exportatrice pendant la période la plus froide. Pourquoi ? « Elle souhaite maintenir des capacités à l’export pour profiter de la variation des prix du marché dans une logique d’optimisation économique », analyse le chercheur.
[^] # Re: OGM et ADN... il y a un problème de fond
Posté par Adrien . En réponse au journal Le maïs OGM NK603 de Monsanto serait toxique. Évalué à 2.
Il y a quelques mois mediapart à fait le point sur ce sujet, dans un article très intéressant (mais payant. Il montre notamment que ce que tu dis est faux, voici quelques extraits :
Pour l’instant, l’Allemagne sort du nucléaire sans émettre plus de CO2
C’est l’une des questions les plus déterminantes du débat énergétique européen : en sortant du nucléaire, l’Allemagne va-t-elle brûler plus de charbon et de gaz, et détériorer son bilan carbone ? Bien évidemment, assurent les défenseurs de l’atome, pour qui l’argument climatique est devenu premier.
En réalité, cette affirmation est contredite par les données énergétiques allemandes : en 2011, l’Allemagne n’a pas compensé la fermeture d’une partie de ses centrales nucléaires en brûlant plus de gaz et de charbon, mais en réduisant ses exportations d’électricité et en augmentant sa production d’énergie de source renouvelable.
[…]
D’abord, la production d’électricité d’origine fossile n’a pas augmenté en 2011 par rapport à 2010, calcule Andreas Rudinger. Une stabilité permise par la diminution de la consommation intérieure brute (2 TWh), alors que la production de renouvelables a gonflé de 19 %. A l’avenir, les scénarios officiels font état, de plus, de l’ambition de ne pas compenser la perte des capacités nucléaires par un recours accru aux centrales à combustion fossile. Pourtant, l’Allemagne est bien en train de construire des centrales fossiles (10 Gigawatt). Mais, les installations en construction « visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces (…) et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à co-génération», révèle le chercheur. C’est ce paradoxe qui explique que, contrairement à ce qu’affirment les pro-nucléaires, l’Allemagne peut à la fois construire de nouvelles centrales à gaz et améliorer son bilan carbone.
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Ensuite, l’Allemagne a « considérablement réduit sa marge d’exportation », sur l’ensemble des échanges avec les pays transfrontaliers. Sur ce sujet, il y a bien une exception française, puisque l’année dernière, la France est, pour la première fois depuis de longues années, devenue exportatrice d’électricité vers son voisin allemand.
Mais cette exception n’est pas représentative de la situation de la balance commerciale de notre voisin : l’Allemagne est exportatrice nette sur toute la période observée, malgré la fermeture de réacteurs nucléaires, avec une marge d’exportation de 6,3 Terrawattheure (TWh). Les importations ont progressé de 18 % entre 2010 et 2011, mais les exportations n’ont diminué que de 6,5 %. Surprise : l’Allemagne a été importatrice nette pendant les mois les plus chauds, pourtant moins consommateurs, et fortement exportatrice pendant la période la plus froide. Pourquoi ? « Elle souhaite maintenir des capacités à l’export pour profiter de la variation des prix du marché dans une logique d’optimisation économique », analyse le chercheur.
Source :
http://www.mediapart.fr/journal/economie/130412/pour-l-instant-l-allemagne-sort-du-nucleaire-sans-emettre-plus-de-co2