La généalogie est une représentation de la génétique.
La généalogie dresse la filiation à partir des actes d'état civil.
L'adoption est un acte d'état civil, assez éloigné de la génétique.
L'enfant adultérin qui est un secret de famille n'est pas un acte d'état civil, la généalogie l'ignore donc (volontairement ou pas).
Les grandes avancées de la science en génétique on très rarement pris leur source dans la généalogie, parce que pour de nombreuses raisons (rapidité de reproduction, éthique, etc.) la génétique progresse plus facilement avec des expériences sur d'autres espèces que l'homme.
L'apport de la généalogie à la génétique est donc très faible.
La grande Histoire est composée de la somme de petites histoires. Si tu découvres l'histoire de ton grand-père, qui a combattu pendant la guerre, tu découvres où, comment, avec qui, contre qui, dans quelles conditions. C'est un zoom sur le conflit, mais ça apprend beaucoup.
J'ai rencontré plusieurs généalogistes qui pensent cela, je ne sais pas s'ils le pensaient avant de faire de la généalogie ou si cela leur est venu en la pratiquant, mais c'est être bien peu exigeant avec le caractère scientifique de l'histoire.
C'est confondre témoin et historien, et c'est appliquer une méthode de sélection des sources peu pertinente scientifiquement (il est de ma famille ou pas) et utiliser des sources difficilement critiquables (dès qu'on remonte quelques générations il est impossible de croiser l'état civil avec d'autres sources).
Si le sujet t'intéresse, il y a une bibliographie potable ici pour le creuser: http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thodologie_historique
L'apport de la généalogie à l'histoire est donc très faible (j'accepte comme exception la généalogie des familles royales :-)).
Tu n'y peux rien : que tu le veuilles ou non, tu ressembles physiquement à tes parents (et tes ancêtres),
Certes, mais en quoi la ressemblance physique entre parent et enfants fait que la généalogie apporte quelque chose à la société?
et quand ce sont eux qui t'ont élevés, tu as énormément de points communs avec eux (et ceux qui les ont élevés).
La généalogie ne consiste pas à ma connaissance à rechercher seulement les gens qui m'ont élevés. Et mes cousins aux énième degrés qui étaient des frères du cousin de l'arrière grand oncle de la tante Jeanne qui a vécu au XVIème siècle ne m'ont pas élevés.
Connaître l'histoire de sa famille, savoir d'où l'on vient, ce n'est pas être communautariste ou mépriser l'histoire des autres. On peut très bien accepter chacun avec ses différences.
Je pense que construire son identité sur l'appartenance à un groupe, quel qu'il soit, est une mauvaise chose. J'appartiens à un seul groupe, l'humanité. Je reconnais que cette pensée est extrême et je comprends qu'on ne la partage pas. Et je pense que pratiquer la généalogie, étant donné le temps que cela prend, va forcément avec le fait de définir son identité par rapport à sa famille. Je reconnais que le mot communautarisme était abusif et je regrette de l'avoir écrit.
Par ailleurs, je sais pas toi, mais moi j'ai beaucoup en commun intellectuellement avec des tas de gens qui ne me ressemblent pas physiquement, qui ne sont pas de ma famille, que je n'aurai jamais rencontré en perdant mon temps à courir les mairies et les églises en quête d'actes d'état civil, et avec qui je suis heureux de vivre en société. Je ne les reconnais pas moins de ma famille qu'un membre d'un arbre généalogique qui est mort il y a plusieurs siècles ou qu'un individu lambda dans la rue qui est toujours aussi lambda une fois que je sais que j'ai un arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père en commun avec lui (si tant est qu'il n'y est aucun accident de fidélité sur 5 génération ni chez lui ni chez moi, ce qui est statistiquement un risque très élevé).
[^] # Re: Grognon
Posté par DerekSagan . En réponse à la dépêche La généalogie avec GRAMPS 3.4.1. Évalué à 0.
La généalogie dresse la filiation à partir des actes d'état civil.
L'adoption est un acte d'état civil, assez éloigné de la génétique.
L'enfant adultérin qui est un secret de famille n'est pas un acte d'état civil, la généalogie l'ignore donc (volontairement ou pas).
Les grandes avancées de la science en génétique on très rarement pris leur source dans la généalogie, parce que pour de nombreuses raisons (rapidité de reproduction, éthique, etc.) la génétique progresse plus facilement avec des expériences sur d'autres espèces que l'homme.
L'apport de la généalogie à la génétique est donc très faible.
J'ai rencontré plusieurs généalogistes qui pensent cela, je ne sais pas s'ils le pensaient avant de faire de la généalogie ou si cela leur est venu en la pratiquant, mais c'est être bien peu exigeant avec le caractère scientifique de l'histoire.
C'est confondre témoin et historien, et c'est appliquer une méthode de sélection des sources peu pertinente scientifiquement (il est de ma famille ou pas) et utiliser des sources difficilement critiquables (dès qu'on remonte quelques générations il est impossible de croiser l'état civil avec d'autres sources).
Si le sujet t'intéresse, il y a une bibliographie potable ici pour le creuser: http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thodologie_historique
L'apport de la généalogie à l'histoire est donc très faible (j'accepte comme exception la généalogie des familles royales :-)).
Certes, mais en quoi la ressemblance physique entre parent et enfants fait que la généalogie apporte quelque chose à la société?
La généalogie ne consiste pas à ma connaissance à rechercher seulement les gens qui m'ont élevés. Et mes cousins aux énième degrés qui étaient des frères du cousin de l'arrière grand oncle de la tante Jeanne qui a vécu au XVIème siècle ne m'ont pas élevés.
Je pense que construire son identité sur l'appartenance à un groupe, quel qu'il soit, est une mauvaise chose. J'appartiens à un seul groupe, l'humanité. Je reconnais que cette pensée est extrême et je comprends qu'on ne la partage pas. Et je pense que pratiquer la généalogie, étant donné le temps que cela prend, va forcément avec le fait de définir son identité par rapport à sa famille. Je reconnais que le mot communautarisme était abusif et je regrette de l'avoir écrit.
Par ailleurs, je sais pas toi, mais moi j'ai beaucoup en commun intellectuellement avec des tas de gens qui ne me ressemblent pas physiquement, qui ne sont pas de ma famille, que je n'aurai jamais rencontré en perdant mon temps à courir les mairies et les églises en quête d'actes d'état civil, et avec qui je suis heureux de vivre en société. Je ne les reconnais pas moins de ma famille qu'un membre d'un arbre généalogique qui est mort il y a plusieurs siècles ou qu'un individu lambda dans la rue qui est toujours aussi lambda une fois que je sais que j'ai un arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père en commun avec lui (si tant est qu'il n'y est aucun accident de fidélité sur 5 génération ni chez lui ni chez moi, ce qui est statistiquement un risque très élevé).