Si une femme est condescendante avec un homme, c'est positif parce que ca va ameliorer la confiance en soi de la femme ? Par contre, ca ne va pas du tout avoir d'effet negatif sur la confiance en soi de l'homme…. Non, bien sur, c'est un homme : il est coupable et méchant, et il prend forcément la femme pour "une petite fille à qui il faut tout expliqué")…
J'ai aussi beaucoup de mal à comprendre ce que cherche à dire j-c_32, mais je ne pense pas qu'il s'agisse de cela !
Je crois que ce qu'il essaie de nous dire, c'est qu'un même acte peut revêtir une gravité différente en fonction du contexte, quand on prend du recul pour l'analyser.
Cela donne :
1. La condescendance est une attitude de con, le genre ne changeant rien à l'affaire.
2. On peut penser que la condescendance envers les femmes - que son auteur soit homme ou femme d'ailleurs -
est plus grave, étant donné qu'elles en sont victimes beaucoup plus souvent et que cela participe à la perpétuation des inégalités.
Faisons une comparaison avec par exemple le collège et prenons une mauvaise "blague" que les élèves peuvent se faire entre eux : par exemple, un petit coup de pied sur le tibia, non blessant, mais très douloureux (exemple réel, on appelait ça une "béquille"). Quoiqu'il arrive, cette attitude doit être sanctionnée. Il me paraît en revanche normal de la sanctionner plus sévèrement si la béquille est toujours donnée au même unique élève, parce que les conséquences sont très différentes. Si je reçois trois béquilles dans l'année, je m'en remet. Si j'en reçois 200 parce que je suis le bouc émissaire, je peux être complètement détruit, dépressif, suicidaire ; au minimum, il me faudra des mois pour m'en remettre et je devrai probablement changer de collège - tandis que mes agresseurs seront eux, bien tranquilles. Dans cet exemple, je pense que l'auteur de la 199ème béquille doit encourir une sanction lourde même s'il s'agit de la première qu'il inflige personnellement, sanction dont la lourdeur paraîtrait complètement disproportionnée lors de la deuxième béquille de l'année. Même acte, contexte différent, sanction différente. Si on ne le fait pas, 200 élèves différents peuvent donner 200 béquilles au même unique élève, sans risquer plus qu'un mot dans le carnet, parce que une béquille en soi, ce n'est pas grave.
Je crois que c'est ce que veut dire j-c32. Comme j'ai l'intuition que sur linuxfr on retrouve beaucoup d'anciens souffre-douleur (car au collège il suffit d'être un peu différent ou intello pour l'être), j'espère que cet exemple pourra faire comprendre que les mécanismes du sexisme et ses justifications sont comparables (je ne m'aventurerais pas à dire identique, je dis bien comparable) : si certains groupes peuvent commettre des actes très grave, je ne le nie pas, souvent, ils se contentent de nombreux "petits" actes dont l'effet est exponentiellement amplifié par le nombre.
[^] # Re: Compilation
Posté par Alek_Lyon . En réponse au journal Actualité geek-féministe de l'été. Évalué à 5.
J'ai aussi beaucoup de mal à comprendre ce que cherche à dire j-c_32, mais je ne pense pas qu'il s'agisse de cela !
Je crois que ce qu'il essaie de nous dire, c'est qu'un même acte peut revêtir une gravité différente en fonction du contexte, quand on prend du recul pour l'analyser.
Cela donne :
1. La condescendance est une attitude de con, le genre ne changeant rien à l'affaire.
2. On peut penser que la condescendance envers les femmes - que son auteur soit homme ou femme d'ailleurs -
est plus grave, étant donné qu'elles en sont victimes beaucoup plus souvent et que cela participe à la perpétuation des inégalités.
Faisons une comparaison avec par exemple le collège et prenons une mauvaise "blague" que les élèves peuvent se faire entre eux : par exemple, un petit coup de pied sur le tibia, non blessant, mais très douloureux (exemple réel, on appelait ça une "béquille"). Quoiqu'il arrive, cette attitude doit être sanctionnée. Il me paraît en revanche normal de la sanctionner plus sévèrement si la béquille est toujours donnée au même unique élève, parce que les conséquences sont très différentes. Si je reçois trois béquilles dans l'année, je m'en remet. Si j'en reçois 200 parce que je suis le bouc émissaire, je peux être complètement détruit, dépressif, suicidaire ; au minimum, il me faudra des mois pour m'en remettre et je devrai probablement changer de collège - tandis que mes agresseurs seront eux, bien tranquilles. Dans cet exemple, je pense que l'auteur de la 199ème béquille doit encourir une sanction lourde même s'il s'agit de la première qu'il inflige personnellement, sanction dont la lourdeur paraîtrait complètement disproportionnée lors de la deuxième béquille de l'année. Même acte, contexte différent, sanction différente. Si on ne le fait pas, 200 élèves différents peuvent donner 200 béquilles au même unique élève, sans risquer plus qu'un mot dans le carnet, parce que une béquille en soi, ce n'est pas grave.
Je crois que c'est ce que veut dire j-c32. Comme j'ai l'intuition que sur linuxfr on retrouve beaucoup d'anciens souffre-douleur (car au collège il suffit d'être un peu différent ou intello pour l'être), j'espère que cet exemple pourra faire comprendre que les mécanismes du sexisme et ses justifications sont comparables (je ne m'aventurerais pas à dire identique, je dis bien comparable) : si certains groupes peuvent commettre des actes très grave, je ne le nie pas, souvent, ils se contentent de nombreux "petits" actes dont l'effet est exponentiellement amplifié par le nombre.