• # Liberté & drogues

    Posté par . En réponse au journal religionfr.org. Évalué à 1. Dernière modification le 12 août 2012 à 19:38.

    Et répondre par: ça impacte d'autre personne qui ne veulent pas participer me parait non recevable, car qu'est ce qu'on en a à faire des autres (pourquoi ma liberté devrait s'arrêter où celle de l'autre commence?).

    Parce qu'alors ce ne serait plus une liberté mais un crime. Petit rappel : la liberté consiste à faire tout ce que bon nous semble dans la limite de la non-nuisance à autrui. La limite est partie intégrante de la définition de liberté ; c'est même la partie la plus importante de la définition, ce qui fait dire à certain que la liberté c'est la non-nuisance à autrui (d'autres oublient même le « à autrui », mais se trompent car se droguer ou boire du vin (il paraît que pour certains c'est différent… OK toute drogue n'est pas de l'alcool, mais l'alcool est bel et bien une drogue, qu'on le veuille ou non) est bel et bien un acte défendable dans un cadre de liberté.

    Je parlais récemment avec un ami athée des choix d'éducation des enfants, et je lui posait la question: pourquoi n'encourage tu pas tes enfants à se droguer? Et la réponse m'a surpris, la seul raison est que c'est interdit par la loi.

    Eh oui, ce n'est pas parce que l'on est athée que l'on a pas de croyance. La croyance en un état qui fait tout bien pour nous est malheureusement bien ancrée dans notre société. Un peu d'esprit critique, de raisonnement et d'implication personnelle ne ferait pas de mal.

    Personnellement je tâche d'éviter toute drogue (à part l'adrénaline en conduisant parfois un peu vite, quand le contexte me permet de le faire sans nuire à mon entourage) mais cela ne me fait pas interdire à autrui la consommation de substances addictives (y compris celles prohibées par la loi) quand elles ne me nuisent pas. Par exemple, les copains qui fument le cannabis ne fument pas devant moi car je ne veux pas en recevoir la fumée, mais je ne leur demande pas d'arrêter comme le feraient certains.

    Alors c'est vrai, je n'ai pas d'enfants (trop jeune pour ça, faut pas exagérer). Mais quand j'ai appris que mon frère cadet, encore mineur à l'époque des faits, s'était mis à fumer, j'ai préféré l'inciter à la modération que de le menacer d'en parler aux parents (qui auraient sévèrement réagi). Résultat, nous avons pu en parler sereinement et il a diminué sa consommation, alors que sinon il aurait continué en même quantité, mais en cachette.

    Petite précision tout de même : je ne suis pas athée mais agnostique. La différence joue peut-être dans le raisonnement.