• [^] # Re: Remarque d'un joueur

    Posté par . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 0.

    Tu vas me dire que quand tu diffuses sous licence libre tu ne consens pas à accorder les quatre libertés ?

    Euh, si ? Tu as mal compris ce dont je parle. Je ne comprend pas pourquoi tu invoque la culture libre pour t'opposer à la culture propriétaire, alors qu'elle ne sont pas incompatibles. Je m'attaque à l'argument comme quoi les auteurs qui font du proprio sont forcément opposés aux reprises de leurs œuvres, alors que tout est une question d'accord et de contrôle.

    Alors sous prétexte que la plupart des auteurs n'appliquent pas les interdictions qu'ils imposent, ces interdictions sont acceptables.

    Les interdictions qu'ils imposent sont acceptables de toute façon. Je précise qu'en plus de la mise en accord légale, il existe aussi la mise en accord tacite entre un auteur et un remixeur. Quand j’entends que le copyright est un obstacle à la création, ou que la culture (sous entendu, toute la culture) devrait être libre pour multiplier les effets bénéfiques, tout ce que je retiens c'est du ouin-ouin candide.

    Phrase qui sonne bien à l'oreille du Michu lambda, pas de possibilité de réponse de mon détracteur puisque aucun argument à contredire. Cool.

    Voilà un argument : les artistes ont un besoin promotionnel et un besoin de diffusion qui peut passer par des investissements qu'ils ne peuvent pas assumer seuls et sont en plus très risqués, et d'autre part un savoir-faire commercial qu'ils n'ont pas nécessairement. La création aussi est aussi demandeuse de capitaux dans beaucoup de cas. Sans finance, sans promo, tu réduis la création artistique à un extrême minimum. Le crowdfunding peut être une alternative mais repose sur le volontariat des spectateurs : si tu remplace un guichets de concert par une urne et un appel au don, je crois que quel que soit l'artiste, le résultat est assez simple : moins, beaucoup moins d'argent. L'aléa moral classique et incontestable. Bien sûr, tu peux développer un modèle économique viable reposant sur l'appel au don, plein l'ont fait, et c'est super. En attendant, que la contrainte du guichet fasse tourner les concerts, ce n'est pas une spéculation, ou un argument vague, c'est une réalité.