Je vais tâcher de faire court, parce que non seulement les mouches doivent vraiment en avoir marre de nous subir, mais en plus il serait temps que je rattrape le temps perdu sur mon boulot. :P
Ma théorie, c'est que si le logiciel avait pris naissance en même temps que l'art, et qu'on avait sacralisé les programmeurs et la création de code comme on a sacralisé les artistes et la création artistique pendant des siècles, peut-être que les programmeurs ressentiraient aujourd'hui un attachement narcissique d'une même intensité vis-à-vis de leur code. Mais c'est juste une théorie. :-)
C'est là que je me répète un peu encore, mais le logiciel est intrinsèquement utilitaire, là où (selon moi), l'art est intrinsèquement inutile (oui, je sais, la notion « d'art appliqué » fait que ce n'est pas aussi manichéen). Du coup, j'en reviens à mes exemples (bancals, je suis d'accord) sur la capacité à quantifier des améliorations sur des softs. Il y en a quand même un bon paquet qu'on peut objectivement mesurer : temps de réaction, temps de traitement pour un certain type de donnée, complexité d'un algorithme, quantité de mémoire consommée en RAM ou sur le disque dur, etc.
Lorsqu'on expose quelqu'un à, disons, du Goya ou du Rembrandt, ou bien du Daft Punk ou du Bach, etc., la réaction ne peut être que subjective. Elle est bien entendu sujette au passé culturel du spectateur ou de l'auditeur (tout comme tout ce qui touche aux IHM, etc.). Il n'empêche que cette réaction sera bien personnelle (même si sans doute statistiquement prévisible pour des individus d'un groupe « culturel » donné). La notion d'amélioration d'une œuvre aussi du coup.
J'ai été du côté de ceux qui ont tenté d'écrire des nouvelles et autres romans. Bien entendu, il y a énormément de choses qui sont similaires entre concevoir un programme (architecture, modélisation, etc.) et un roman (plan détaillé). Mais la différence selon moi est bien plus qu'anecdotique. Le type d'effort que j'ai mis dans les quelques nouvelles que j'ai réussi à achever fait que le moindre changement de vocabulaire, de virgule, etc., dans une phrase peut changer dramatiquement l'impression que je veux laisser au lecteur. Je ne dis pas que changer ladite phrase, ou même la supprimer, rendrait forcément l'œuvre moins bonne. Mais il y a quelque chose de personnel dans l'écriture de fiction qui fait que du coup ça casse ma vision de l'histoire que j'essaie de raconter.
A contrario, lorsque j'écris un article de recherche, les contraintes d'espace (un article fait entre 6 et 15 pages en moyenne, simple ou double colonne, 10pt ou 11pt), couplées au fait que ce qui importe c'est le message et sa clarté (car on veut être informatif avant tout) font que je n'ai aucun problème à ce que quelqu'un d'autre reprenne l'article, le modifie, l'augmente, etc., tant que ce qui est raconté dans la version modifiée reste factuel. Je vais peut-être grincer des dents si je vois des fautes de style (du genre phrase alambiquée mais qui reste correcte), mais tant que ça reste compréhensible, je ne vais pas me plaindre.
Quand j'écris du code ou que j'en conçois, je dois aussi composer avec la personne qui co-écrit le code. Nous n'avons pas forcément la même vision de comment implémenter les choses. Mais ce qui importe est que nous nous accordions sur un vocabulaire qui nous permette de définir une API. Ensuite, chacun code son truc. Et s'il faut modifier l'API plus tard, on se concerte, et on la modifie. Mais tout ça n'est possible que parce que l'objectif « ultime » du logiciel est d'être utilisé, et facilement maintenable (dans le cas où l'on veut le faire évoluer pour rajouter des fonctionnalités par exemple, l'optimiser, ou tout simplement corriger des bugs).
(et zut, j'ai encore écrit un roman… Je vais vraiment essayer de faire plus court pour le reste)
Oui mais entre les gens qui considèrent de *-ND c'est libre, ceux qui considèrent que *-NC c'est libre, ceux qui considèrent que FaiF c'est libre, si tu présentes une œuvre comme "libre", puis qu'ils se rendent comptent que c'est du *-NC-ND, tu vas en décevoir plus d'un. Pour éviter toute confusion, s'appuyer sur la définition existante est la meilleure chose à faire, IMHO.
Je suis d'accord, ça fout le bordel. Mais c'est toujours comme ça quand il n'y a pas de consensus sur une définition. Sauf que ce que tu appelles « la définition existante » n'est pour le moment qu'une définition parmi d'autres, qui en plus me semble avoir été proposée par des gens qui cherchent à généraliser la notion d'œuvre (donc que cette œuvre soit de nature technique, artistique, ou autre…). C'est ambitieux, pas forcément débile, mais avant de chercher à parler « pour tout le monde », il faut peut-être essayer de convaincre « assez de monde ». :-)
Les mots n'ont un sens que si une grande partie de la population qui y sont exposés les adoptent.
Je suis d'accord. Mais bon, en attendant "free software", pour la grande majorité des gens, ça veut dire "logiciel gratuit"…
Alors ce qui, à mon avis, a fait la grande force du mouvement pour le logiciel libre était que justement RMS s'est cantonné à un domaine bien précis. Et il a obtenu l'aval de nombre d'informaticiens de tous types (chercheurs, salariés, utilisateurs, etc.). Bref, il a obtenu l'aval de gens qui produisent du logiciel. Quand on parle d'œuvres artistiques, je pense qu'il faut commencer petit de la même manière. Avec un peu de chance, on va voir émerger des ambitions communes pour des types d'œuvres différents, ce qui va permettre de simplifier ce qui au départ ne sera qu'un ensemble désorganisé de « licences » et autres définitions de « X libre » (avec X qui peut être « roman », « musique », « film », « photographie », etc.).
Comment expliques-tu que certains auteurs publient sous des licences différentes ? (Pas forcément libres, juste un peu plus permissives que les droit d'auteur qu'il critiquent.) Ces artistes sont intelligents, mais ne sont pas non plus des génies.
Pour reprendre les cas connus, genre Trent Reznor (avec Nine Inch Nails, et la BO de « The Social Network » par exemple), la première chose qu'ils font, c'est de permettre le partage et de vendre ce qu'ils produisent à un prix raisonnable. Il y a bien entendu aussi le cas de Reznor qui a dumpé sur le Net 450GB de rushs d'un de ses concerts, sans contrepartie (à ma connaissance; je ne sais pas s'il a indiqué l'équivalent d'un -NC). Mais il peut se permettre ceci en grande partie parce qu'il a connu un tel succès avant qu'il a déjà une base solide de fans.
Mon intuition est qu'on n'arrivera à trouver de consensus et de plus en plus de licences « libres » (du genre de celles que tu indiques, ainsi que de celles que tu estimes vraiment libres) que lorsque suffisamment de gros acteurs en auront marre de l'attitude « rapace » des maisons de disque, et iront de plus en plus court-circuiter les maisons de disque. Cela aura aussi pour effet (selon moi) d'affaiblir grandement les sociétés d'auteurs tels la SACEM, la RIAA, etc. Cela dit, marchera sans doute pour la musique, mais pas forcément pour les films. Tout simplement parce qu'un musicien pourra toujours se faire des sous en faisant des concerts, alors qu'un film, une fois tourné, c'est difficile de le revendre aux mêmes gens. ;-)
[…] aujourd'hui, qu'est-ce qui te dit que la culture ne fonctionne pas différemment ? Qu'est-ce qui te dit que d'avoir une culture qui va à cent à l'heure, avec une majorité d'œuvres éphémères, ne devrait pas être la norme de demain ?
Rien, bien entendu. Mais qu'est-ce qui te dit que ça va arriver ? Je pense qu'une partie de la culture va effectivement aller vers l'éphémère. Je pense aussi que nous allons de plus en plus développer des filtres et des « méthodologies » pour filtrer ce qu'on trouve sur le net, et qu'on finira par stabiliser ce genre de culture. Dans tous les cas, nous n'y sommes pas pour le moment, et je doute très fortement que la notion de « classique » va disparaitre de de sitôt.
Pas d'accord. Personne ne lit les EULA etc. justement parce que c'est un merdier incroyable.
Et pourtant les EULA existent. Ce n'est pas une raison. Ce n'est pas parce que 99% des gens font les cons qu'on doit les soutenir dans leur connerie.
Non, pas d'accord du tout. Je suis pour la « piraterie » ( ;-) ) parce que justement, les gros industriels profitent de leur poids et de leurs amitiés avec nos représentants pour imposer tout un tas de restrictions sur ce qu'un individu peut faire d'une œuvre (artistique ou autre). Pour moi l'EULA est l'archétype de la technocratie : seules les élites peuvent comprendre de quoi ça parle. De plus, j'aimerais que tu évites de traiter mon père de con. Ou ma mère. Ou ma sœur en fait. Bref, toute personne qui a autre chose à foutre que lire, en détails (car c'est là que le diable se cache) des documents légaux à chaque fois qu'ils essaient d'installer un soft. Oui, la GPL aussi est un document légal, etc. Voici la grosse différence : la GPL est (grosso modo) la même pour tous les utilisateurs finaux, et une fois que tu l'as lue une fois, il suffit de lire la première ligne qui dit « ceci est un soft GPL » pour savoir de quoi parle le texte qui suit, et décider de cliquer « OK » ou « annuler ». Avec les EULA, on force chaque utilisateur à lire individuellement chaque licence car chaque éditeur logiciel remplit un patron avec des subtilités.
Si les utilisateurs sont si cons, je suppose que tu lis absolument TOUS tes contrats. Je suppose aussi que tu sais quelles sont les conséquences de chacune des clauses de chacun des contrats que tu as lus. Et le tout, sans avocat. Car tu n'es pas con, toi.
À ce moment-là autant dire aussi que ça ne sert à rien d'avoir une culture libre, puisque la plupart des gens partagent et remixent la culture sans se soucier de savoir si elle est libre ou pas.
Bah pour moi c'est un peu l'objectif de la « limite à dix ans » : 10 ans après publication, on élève une œuvre artistique dans le domaine public et du coup il est naturel de l'étudier, la modifier ou la partager. :-)
En passant on se rend compte que la grande majorité des auteurs, même les plus petits, prennent la peine de rajouter ce logo, preuve qu'il sont capables de faire un minimum d'effort intellectuel pour spécifier leurs conditions quand ils ont envie.
Pour un partisan d'une forme d'élitisme culturel, c'est un peu paradoxal. On peut perdre beaucoup si on se rabat sur du premier degré. M'enfin j'arrête là la drosophilie.
Je ne pense pas être partisan d'une quelconque élite culturelle. Je pense sincèrement que toute œuvre devrait être libérée le plus tôt possible, tout en laissant malgré tout la possibilité au créateur originel de tenter de faire du fric au passage. Et à ma connaissance, dans beaucoup de cas, le seul moyen est tout de même de verrouiller un peu plus pour une durée (très) limitée les droits de ces œuvres.
Sur ce, je demande officiellement pardon aux mouches.
[^] # Re: Incohérant
Posté par lasher . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 2.
Je vais tâcher de faire court, parce que non seulement les mouches doivent vraiment en avoir marre de nous subir, mais en plus il serait temps que je rattrape le temps perdu sur mon boulot. :P
C'est là que je me répète un peu encore, mais le logiciel est intrinsèquement utilitaire, là où (selon moi), l'art est intrinsèquement inutile (oui, je sais, la notion « d'art appliqué » fait que ce n'est pas aussi manichéen). Du coup, j'en reviens à mes exemples (bancals, je suis d'accord) sur la capacité à quantifier des améliorations sur des softs. Il y en a quand même un bon paquet qu'on peut objectivement mesurer : temps de réaction, temps de traitement pour un certain type de donnée, complexité d'un algorithme, quantité de mémoire consommée en RAM ou sur le disque dur, etc.
Lorsqu'on expose quelqu'un à, disons, du Goya ou du Rembrandt, ou bien du Daft Punk ou du Bach, etc., la réaction ne peut être que subjective. Elle est bien entendu sujette au passé culturel du spectateur ou de l'auditeur (tout comme tout ce qui touche aux IHM, etc.). Il n'empêche que cette réaction sera bien personnelle (même si sans doute statistiquement prévisible pour des individus d'un groupe « culturel » donné). La notion d'amélioration d'une œuvre aussi du coup.
J'ai été du côté de ceux qui ont tenté d'écrire des nouvelles et autres romans. Bien entendu, il y a énormément de choses qui sont similaires entre concevoir un programme (architecture, modélisation, etc.) et un roman (plan détaillé). Mais la différence selon moi est bien plus qu'anecdotique. Le type d'effort que j'ai mis dans les quelques nouvelles que j'ai réussi à achever fait que le moindre changement de vocabulaire, de virgule, etc., dans une phrase peut changer dramatiquement l'impression que je veux laisser au lecteur. Je ne dis pas que changer ladite phrase, ou même la supprimer, rendrait forcément l'œuvre moins bonne. Mais il y a quelque chose de personnel dans l'écriture de fiction qui fait que du coup ça casse ma vision de l'histoire que j'essaie de raconter.
A contrario, lorsque j'écris un article de recherche, les contraintes d'espace (un article fait entre 6 et 15 pages en moyenne, simple ou double colonne, 10pt ou 11pt), couplées au fait que ce qui importe c'est le message et sa clarté (car on veut être informatif avant tout) font que je n'ai aucun problème à ce que quelqu'un d'autre reprenne l'article, le modifie, l'augmente, etc., tant que ce qui est raconté dans la version modifiée reste factuel. Je vais peut-être grincer des dents si je vois des fautes de style (du genre phrase alambiquée mais qui reste correcte), mais tant que ça reste compréhensible, je ne vais pas me plaindre.
Quand j'écris du code ou que j'en conçois, je dois aussi composer avec la personne qui co-écrit le code. Nous n'avons pas forcément la même vision de comment implémenter les choses. Mais ce qui importe est que nous nous accordions sur un vocabulaire qui nous permette de définir une API. Ensuite, chacun code son truc. Et s'il faut modifier l'API plus tard, on se concerte, et on la modifie. Mais tout ça n'est possible que parce que l'objectif « ultime » du logiciel est d'être utilisé, et facilement maintenable (dans le cas où l'on veut le faire évoluer pour rajouter des fonctionnalités par exemple, l'optimiser, ou tout simplement corriger des bugs).
(et zut, j'ai encore écrit un roman… Je vais vraiment essayer de faire plus court pour le reste)
Je suis d'accord, ça fout le bordel. Mais c'est toujours comme ça quand il n'y a pas de consensus sur une définition. Sauf que ce que tu appelles « la définition existante » n'est pour le moment qu'une définition parmi d'autres, qui en plus me semble avoir été proposée par des gens qui cherchent à généraliser la notion d'œuvre (donc que cette œuvre soit de nature technique, artistique, ou autre…). C'est ambitieux, pas forcément débile, mais avant de chercher à parler « pour tout le monde », il faut peut-être essayer de convaincre « assez de monde ». :-)
Alors ce qui, à mon avis, a fait la grande force du mouvement pour le logiciel libre était que justement RMS s'est cantonné à un domaine bien précis. Et il a obtenu l'aval de nombre d'informaticiens de tous types (chercheurs, salariés, utilisateurs, etc.). Bref, il a obtenu l'aval de gens qui produisent du logiciel. Quand on parle d'œuvres artistiques, je pense qu'il faut commencer petit de la même manière. Avec un peu de chance, on va voir émerger des ambitions communes pour des types d'œuvres différents, ce qui va permettre de simplifier ce qui au départ ne sera qu'un ensemble désorganisé de « licences » et autres définitions de « X libre » (avec X qui peut être « roman », « musique », « film », « photographie », etc.).
Pour reprendre les cas connus, genre Trent Reznor (avec Nine Inch Nails, et la BO de « The Social Network » par exemple), la première chose qu'ils font, c'est de permettre le partage et de vendre ce qu'ils produisent à un prix raisonnable. Il y a bien entendu aussi le cas de Reznor qui a dumpé sur le Net 450GB de rushs d'un de ses concerts, sans contrepartie (à ma connaissance; je ne sais pas s'il a indiqué l'équivalent d'un -NC). Mais il peut se permettre ceci en grande partie parce qu'il a connu un tel succès avant qu'il a déjà une base solide de fans.
Mon intuition est qu'on n'arrivera à trouver de consensus et de plus en plus de licences « libres » (du genre de celles que tu indiques, ainsi que de celles que tu estimes vraiment libres) que lorsque suffisamment de gros acteurs en auront marre de l'attitude « rapace » des maisons de disque, et iront de plus en plus court-circuiter les maisons de disque. Cela aura aussi pour effet (selon moi) d'affaiblir grandement les sociétés d'auteurs tels la SACEM, la RIAA, etc. Cela dit, marchera sans doute pour la musique, mais pas forcément pour les films. Tout simplement parce qu'un musicien pourra toujours se faire des sous en faisant des concerts, alors qu'un film, une fois tourné, c'est difficile de le revendre aux mêmes gens. ;-)
Rien, bien entendu. Mais qu'est-ce qui te dit que ça va arriver ? Je pense qu'une partie de la culture va effectivement aller vers l'éphémère. Je pense aussi que nous allons de plus en plus développer des filtres et des « méthodologies » pour filtrer ce qu'on trouve sur le net, et qu'on finira par stabiliser ce genre de culture. Dans tous les cas, nous n'y sommes pas pour le moment, et je doute très fortement que la notion de « classique » va disparaitre de de sitôt.
Non, pas d'accord du tout. Je suis pour la « piraterie » ( ;-) ) parce que justement, les gros industriels profitent de leur poids et de leurs amitiés avec nos représentants pour imposer tout un tas de restrictions sur ce qu'un individu peut faire d'une œuvre (artistique ou autre). Pour moi l'EULA est l'archétype de la technocratie : seules les élites peuvent comprendre de quoi ça parle. De plus, j'aimerais que tu évites de traiter mon père de con. Ou ma mère. Ou ma sœur en fait. Bref, toute personne qui a autre chose à foutre que lire, en détails (car c'est là que le diable se cache) des documents légaux à chaque fois qu'ils essaient d'installer un soft. Oui, la GPL aussi est un document légal, etc. Voici la grosse différence : la GPL est (grosso modo) la même pour tous les utilisateurs finaux, et une fois que tu l'as lue une fois, il suffit de lire la première ligne qui dit « ceci est un soft GPL » pour savoir de quoi parle le texte qui suit, et décider de cliquer « OK » ou « annuler ». Avec les EULA, on force chaque utilisateur à lire individuellement chaque licence car chaque éditeur logiciel remplit un patron avec des subtilités.
Si les utilisateurs sont si cons, je suppose que tu lis absolument TOUS tes contrats. Je suppose aussi que tu sais quelles sont les conséquences de chacune des clauses de chacun des contrats que tu as lus. Et le tout, sans avocat. Car tu n'es pas con, toi.
Bah pour moi c'est un peu l'objectif de la « limite à dix ans » : 10 ans après publication, on élève une œuvre artistique dans le domaine public et du coup il est naturel de l'étudier, la modifier ou la partager. :-)
Oui, parce que rajouter © Machin prend à peu près 2 secondes. C'est un garde-fou pour éviter des abus sur ce que tu produis. Si plus d'artistes étaient au courant des différentes licences CC au point que creative commons devienne quelque chose qui sorte du milieu des « spécialistes », alors je pense qu'on verrait fleurir bien plus de CC-BY-SA-NC ou autres. Et c'est ce que je disais avant : on ne se poserait plus trop la question de « libre » ou « paslibre » : on aurait une méthode facile et reconnue par tout le monde de comprendre ce qu'on a le droit de faire avec une œuvre. Le vocabulaire deviendrait « le vocabulaire CC ».
Je ne pense pas être partisan d'une quelconque élite culturelle. Je pense sincèrement que toute œuvre devrait être libérée le plus tôt possible, tout en laissant malgré tout la possibilité au créateur originel de tenter de faire du fric au passage. Et à ma connaissance, dans beaucoup de cas, le seul moyen est tout de même de verrouiller un peu plus pour une durée (très) limitée les droits de ces œuvres.
Sur ce, je demande officiellement pardon aux mouches.