mais qu'il n'est pas libre, et que prétendre qu'il l'est, ou qu'il se veut libre, ou qu'il est dans l'esprit ou je ne sais quoi, c'est un mensonge.
Hola tu t'emmêle les pinceaux là…
Si un jeu n'est pas libre (selon la définition de la FSF, ou selon la définition de Tanguy etc.) et qu'on prétend qu'il l'est, là ok c'est mensonger.
Par contre "qu'il est dans l'esprit ou je ne sais quoi" c'est une catégorie immense de nuance que tu essaye d'embarquer avec ce que tu as dit juste avant. Non, je suis désolé, on peut prétendre qu'un jeu est dans l'esprit du libre (mais quel est-il cet esprit ? tu as la réponse à cette immense question ?) sans qu'il ne respecte les 4 libertés ou les 5 libertés (on me sort de plus en plus souvent que quand on ne peut pas vendre c'est forcément pas libre alors que paradoxalement les licences contaminantes qui imposent aussi une contrainte entravant la liberté sont quant à elles libres… c'est beau l'arbitraire) ou les 15 libertés, enfin la définition qu'on veut.
La liberté oui, mais la liberté pour qui, et quelle liberté ? on ne peut pas tout avoir, certaines libertés sont contradictoires entre-elles comme par exemple si j'ai la liberté de tuer mon voisin, il ne peux plus utiliser sa liberté de vivre sa vie, et même si nous avons tous les deux la liberté de nous entre tuer, dès que l'un tuera l'autre, l'autre perdra sa liberté de jouir de sa vie… alors c'est vrai, liberté de tuer + liberté de vivre ça fait 2 libertés. Mais n'est-il pas mieux d'avoir juste celle dont les deux peuvent jouir de manière certaine ? Quel est le cas le plus libre : 2 libertés pour une personne ou une liberté pour 2 personnes ? Tu vois que c'est pas évident…
Dans le même esprit, prenons l'exemple des licences contaminantes : les licences non contaminantes permettent de créer, à partir de projets sous ces licences, des projets libres, mais aussi des projets privateurs, ça fait 2 libertés différentes. Les licences contaminantes quant à elles ne permettront la création que de projets libres, ça fait seulement une liberté, moins que le cas précédent. En revanche sur le long terme il y aura beaucoup plus de code auquel les gens pourront avoir accès et modifier dans le cas de la licence contaminante puisque tout le code sera libre, alors qu'avec le cas de la licence non contaminante, une partie du code sera privatrice et la plupart des gens n'y auront pas accès.
Alors qu'est ce qui est le plus libre : liberté de faire du libre + liberté de faire du privateur pour les personnes qui vont faire le code ou liberté d'utiliser/modifier/redistribuer beaucoup plus de code pour tous les autres ?
Là encore pas évident, ça peut se discuter, il faut choisir la société qu'on veut.
De manière analogue prenons le cas de la vente dans les licences libres : si on a une licence autorisant la vente, ça fait la liberté supplémentaire de vendre pour quelqu'un qui a un code. En revanche le code sera moins facilement et moins largement diffusé, ceux qui n'auront pas les moyens ne pourront pas se le procurer et donc utiliser leur liberté d'accès/modification/redistribution dessus. Bien sûr d'autres personnes pourraient l'acheter puis le redistribuer, mais ça met quand même un frein à la diffusion. Et donc là aussi, quel est le plus libre : peu de personnes pouvant effectivement exercer la liberté d'accès/modification/redistribution mais pouvant avoir la liberté supplémentaire de vendre, ou beaucoup (du moins plus) de personnes pouvant utiliser ces libertés, mais n'ayant pas la liberté de vendre ?
La liberté pour plus de gens ou plus de libertés différentes mais pour moins de gens ? quel est le plus "libre" ?
Donc voilà, c'est juste pour montrer que tout dépend de la manière dont on voit la liberté, même si il y a des mouvements comme le free software, l'open source etc. qui essayent de donner du sens à cette notion de liberté, on a le droit de voir le libre et a fortiori l'esprit du libre de différentes manières.
Ensuite il y a aussi dans le "je ne sais quoi" la question de la stratégie.
Je vais donner un exemple : supposons que "l'esprit du libre" ait pour but que tout le contenu existant soit librement accessible et modifiable par n'importe quel être humain. Dans ce cas si je prends le pouvoir dictatorialement (on va imaginer que j'en ai les moyens) et que j'oblige tous les projets à libérer leur code sous licences contaminantes pendant un temps suffisamment long, j'aurais certes pas fait une action permettant la liberté à première vue (dictature), mais la conséquence de ça à long terme, même en cas de retour à la possibilité de licences privatrices, sera que tous les codes importants dorénavant seront libres puisqu'il sera extrêmement difficile pour quelqu'un de recréer du code à partir de rien et de rivaliser avec les codes déjà existants qui se nourrissent les uns des autres et dont il ne peut pas du tout se servir pour son projet.
C'est un exemple tiré par les cheveux mais c'est pour montrer qu'on peut prétendre servir l'intérêt du libre ou aller dans le sens de "l'esprit du libre ou je ne sais quoi" de manière objective tout en n'appliquant pas ses valeurs, pour peu qu'il y ait une certaine logique…
[^] # Re: Complexe de culpabilité ?
Posté par namor . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 0.
Hola tu t'emmêle les pinceaux là…
Si un jeu n'est pas libre (selon la définition de la FSF, ou selon la définition de Tanguy etc.) et qu'on prétend qu'il l'est, là ok c'est mensonger.
Par contre "qu'il est dans l'esprit ou je ne sais quoi" c'est une catégorie immense de nuance que tu essaye d'embarquer avec ce que tu as dit juste avant. Non, je suis désolé, on peut prétendre qu'un jeu est dans l'esprit du libre (mais quel est-il cet esprit ? tu as la réponse à cette immense question ?) sans qu'il ne respecte les 4 libertés ou les 5 libertés (on me sort de plus en plus souvent que quand on ne peut pas vendre c'est forcément pas libre alors que paradoxalement les licences contaminantes qui imposent aussi une contrainte entravant la liberté sont quant à elles libres… c'est beau l'arbitraire) ou les 15 libertés, enfin la définition qu'on veut.
La liberté oui, mais la liberté pour qui, et quelle liberté ? on ne peut pas tout avoir, certaines libertés sont contradictoires entre-elles comme par exemple si j'ai la liberté de tuer mon voisin, il ne peux plus utiliser sa liberté de vivre sa vie, et même si nous avons tous les deux la liberté de nous entre tuer, dès que l'un tuera l'autre, l'autre perdra sa liberté de jouir de sa vie… alors c'est vrai, liberté de tuer + liberté de vivre ça fait 2 libertés. Mais n'est-il pas mieux d'avoir juste celle dont les deux peuvent jouir de manière certaine ? Quel est le cas le plus libre : 2 libertés pour une personne ou une liberté pour 2 personnes ? Tu vois que c'est pas évident…
Dans le même esprit, prenons l'exemple des licences contaminantes : les licences non contaminantes permettent de créer, à partir de projets sous ces licences, des projets libres, mais aussi des projets privateurs, ça fait 2 libertés différentes. Les licences contaminantes quant à elles ne permettront la création que de projets libres, ça fait seulement une liberté, moins que le cas précédent. En revanche sur le long terme il y aura beaucoup plus de code auquel les gens pourront avoir accès et modifier dans le cas de la licence contaminante puisque tout le code sera libre, alors qu'avec le cas de la licence non contaminante, une partie du code sera privatrice et la plupart des gens n'y auront pas accès.
Alors qu'est ce qui est le plus libre : liberté de faire du libre + liberté de faire du privateur pour les personnes qui vont faire le code ou liberté d'utiliser/modifier/redistribuer beaucoup plus de code pour tous les autres ?
Là encore pas évident, ça peut se discuter, il faut choisir la société qu'on veut.
De manière analogue prenons le cas de la vente dans les licences libres : si on a une licence autorisant la vente, ça fait la liberté supplémentaire de vendre pour quelqu'un qui a un code. En revanche le code sera moins facilement et moins largement diffusé, ceux qui n'auront pas les moyens ne pourront pas se le procurer et donc utiliser leur liberté d'accès/modification/redistribution dessus. Bien sûr d'autres personnes pourraient l'acheter puis le redistribuer, mais ça met quand même un frein à la diffusion. Et donc là aussi, quel est le plus libre : peu de personnes pouvant effectivement exercer la liberté d'accès/modification/redistribution mais pouvant avoir la liberté supplémentaire de vendre, ou beaucoup (du moins plus) de personnes pouvant utiliser ces libertés, mais n'ayant pas la liberté de vendre ?
La liberté pour plus de gens ou plus de libertés différentes mais pour moins de gens ? quel est le plus "libre" ?
Donc voilà, c'est juste pour montrer que tout dépend de la manière dont on voit la liberté, même si il y a des mouvements comme le free software, l'open source etc. qui essayent de donner du sens à cette notion de liberté, on a le droit de voir le libre et a fortiori l'esprit du libre de différentes manières.
Ensuite il y a aussi dans le "je ne sais quoi" la question de la stratégie.
Je vais donner un exemple : supposons que "l'esprit du libre" ait pour but que tout le contenu existant soit librement accessible et modifiable par n'importe quel être humain. Dans ce cas si je prends le pouvoir dictatorialement (on va imaginer que j'en ai les moyens) et que j'oblige tous les projets à libérer leur code sous licences contaminantes pendant un temps suffisamment long, j'aurais certes pas fait une action permettant la liberté à première vue (dictature), mais la conséquence de ça à long terme, même en cas de retour à la possibilité de licences privatrices, sera que tous les codes importants dorénavant seront libres puisqu'il sera extrêmement difficile pour quelqu'un de recréer du code à partir de rien et de rivaliser avec les codes déjà existants qui se nourrissent les uns des autres et dont il ne peut pas du tout se servir pour son projet.
C'est un exemple tiré par les cheveux mais c'est pour montrer qu'on peut prétendre servir l'intérêt du libre ou aller dans le sens de "l'esprit du libre ou je ne sais quoi" de manière objective tout en n'appliquant pas ses valeurs, pour peu qu'il y ait une certaine logique…