• [^] # Re: Une loi ne fait pas le printemps...

    Posté par . En réponse au journal "droit au mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre". Évalué à 2.

    les prémisses (…) seront arbitraires, ou (…) ne sauraient être donnés par la logique seule.
    Arbitraires non. Quelques principes comme l'unicité de l'être (une chose est ce qu'elle est / n'est pas ce qu'elle n'est pas), bien qu'un peu triviale à première vue, est non arbitraire et universel (et permet de trouver beaucoup de choses). De la même façon que le principe de causalité en physique.

    En revanche bien sûr la logique seule (qui permet de faire des déductions) ne peut tout résoudre : notre intelligence connaît grâce à l'observation (de la réalité) et au raisonnement, le raisonnement seul ne peut pas grand-chose.

    Il n’y a pas de « chose objective » accessible à l’être humain.
    C'est une croyance comme une autre ;-) Je te demanderais : comment peux-tu l'affirmer ?

    Et sinon un contre-exemple : 2+2 = 4 n'est pas une notion objective (universelle et nécessaire si tu veux) qui est accessible ?

    Sinon je trouve ça triste de ne condamner le nazisme que par empathie : ça laisse la porte ouverte à d'autres idéologies tout aussi nocives dans le futur (en espérant que le nazisme ne ressortiras pas).
    De fait quand tu écris "n’est pas rendu possible par un rejet de la logique, mais par un rejet de l’humanité d’une partie de la population", c'est justement que le nazisme fait une erreur (de logique) dans sa définition de ce qu'est un être humain et tout autant encore en contredisant l'expérience (qui nous est évidente) que tout non aryen est aussi un être humain. Avant même d'éprouver de l'empathie pour les conséquences (morts innombrables) du nazisme, j'affirme que le nazisme est intrinsèquement faux et mauvais.

    c’est surtout que la maîtrise de la logique ne prémunie pas de dérive comme l’antisémitisme.
    Certes, mais comme je disais la maîtrise de la logique n'est pas tout en philosophie : sans compréhension de la métaphysique et de la morale, c'est un peu comme savoir raisonner mais ne pas savoir l'appliquer.

    C’est une vision fort naïve de la vérité que tu proposes là. (…) sur quoi se baser pour décider de la véracité « absolue » d’un écrit ?
    À l'inverse je pensais déjà à rejeter tout ce qui est évidemment faux, comme de nombreux syllogismes (même bien déguisés) ou affirmations évidemment contraires à l'expérience (comme par exemple l'inexistence de choses en dehors de nous-même).