• [^] # Re: Une loi ne fait pas le printemps...

    Posté par . En réponse au journal "droit au mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre". Évalué à 2. Dernière modification le 26 juillet 2012 à 14:44.

    Traduisons
    Je m'exprime peut-être mal, veux-tu que je reformule afin que mes propos ne risquent pas d'être déformés et d'être bien compris ?

    Un aveugle est un être humain bien qu'il ne puisse pas voir. Une femme ou un homme stérile est un être humain bien qu'il ne puisse pas se reproduire. Les deux sont affligés d'un mal, d'un manque, il n'empêche qu'ils possèdent tous deux la nature humaine.

    Je prends le point de vue de l'enfant. Tout enfant est né, de par la nature (philosophique) humaine, d'un gamète mâle et d'un gamète femelle. C'est dans la nature philosophique humaine, qui englobe la nature biologique. La nature humaine comporte qu'il faut un père et une mère pour avoir un enfant. Qu'un couple stérile ne puisse pas en avoir est un manque de la même façon qu'un aveugle ne peut pas voir. Qu'un couple homosexuel ne puisse pas avoir d'enfant est un manque différent : ils ne pourraient, même naturellement, jamais en avoir.

    Mais de fait je ne réagissais qu'à une partie de ton commentaire. Un enfant, qu'il soit adopté par un couple homosexuel ou par un couple stérile, devient l'enfant du couple par la loi, pas par la biologie. En revanche, aucun couple homosexuel ne peut biologiquement avoir d'enfant du couple, alors qu'en règle générale un couple hétérosexuel peut. S'il est stérile, c'est plus un accident qu'autre chose. Est-ce difficile à comprendre ?

    Dirais-tu qu'un couple stérile n'est pas un être humain ?
    Un couple n'est pas un être humain, mais deux. Mais ce sont deux êtres humains. Enfin bref.

    Le pauvre Rousseau,
    Le pauvre ou pas, il est mort, ce qu'il pense importe peu mais ses écrits. Je parlais de Rousseau et des autres qui se sont penchés sur le problème de la nature et de l'être, au sens philosophique du terme.