• [^] # Autosatisfaction récursive

    Posté par . En réponse au journal Arch et le tournant. Évalué à 1.

    Puisque personne ne me répond, je continue tout seul. :-)

    Le fichier rc.conf contenait des options de configuration très variées sur le système. On y trouvait :

    1. des informations sur le matériel : utilisation d'un RAID ou de LVM, pilotes de périphérique (modules) à charger.
    2. des informations sur le réseau : le nom de l'interface réseau à utiliser, son adresse IP.
    3. des informations sur les logiciels : la liste de démons à lancer.
    4. d'autres trucs : le fuseau horaire, le clavier, etc.

    Tant d'information de nature si différentes, qui n'ont rien à voir entre elles, et tout cela dans un même fichier ! Vraisemblablement, on aurait dû y ajouter la configuration des partitions, non ? Tant qu'à faire un fichier unique de configuration, pourquoi ne pas y mettre également la configuration des partitions ?

    Franchement ?

    Heureusement, cela n'a pas été fait. Mettre l'équivalent du fstab dans le rc.conf aurait peut-être faciliter la vie de l'utilisateur, mais cela aurait surtout compliqué terriblement le fonctionnement du système. Puisque tous les composants du système s'attendent à trouver la configuration des partitions dans le fstab, il aurait été nécessaire d'ajouter du « code d’interfaçage » pour que le système lise la configuration des partitions dans le rc.conf. Et cet ajout de code aurait compliqué le système.

    Utiliser un fichier central de configuration simplifie la vie de l'utilisateur : tout est au même endroit. Mais cela a un inconvénient : tous les logiciels s'attendent à trouver les options de configuration à des emplacements bien définis, pas dans un fichier spécifique à la distribution. Pour que les logiciels s’accommodent de cette spécificité de la distribution, il faut ajouter du « code d'interfaçage » qui alourdit le système (et peut induire des bugs).

    Il me semble qu'il y a eu une erreur d'interprétation sur la philosophie d'Archlinux : certains utilisateurs ont pensé que l'utilisation du système devait être simple, avec, notamment, un fichier unique de configuration. Or, c'est le fonctionnement du système qui se veut le plus simple possible, avec le minimum de code ajouté.