Soit il me manque une case soit il a donc bien raison de prétendre qu'il s'agit ici de dogmatisme, non ? Vous récusez les réflexions d'autrui en raison de leur provenance et de leur contexte. N'est-ce pas ?
Sur ce qui concerne votre conception des religions (apparemment cantonnées à un domaine éthéré de « spiritualité »), permettez quelques remarques. Il semble que le point de vue/idéal exprimé par vous soit assez largement répandu. Nonobstant il n'est que rarement une réalité empirique. Certes, dans des pays comme la France on observe un phénomène étranges de croyants de religions diverses réservant leur « foi » pour le domaine le plus strictement privé. Mais historiquement, force est de constater leur influence dans nombre d'événements politiques. Par ailleurs, du point de vue des religions elles-même, il en est vraisemblablement peu qui prétendraient ne pas vouloir influer le domaine temporel. Par exemple pour le christianisme :
« Il en est ainsi de la foi : si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte. » Jacques 2:17
Il paraît donc un peu manichéen et simplificateur d'affirmer comme vous le faîtes : « la compétence des églises/religions/sectes, c'est la spiritualité […] ». Ni la théorie, où l'on voit que de nombreuses sectes — et partant leurs adeptes — se conçoivent en
conductrice des affaires du monde, ni la pratique, où de multiples états sont ou ont été dirigés par des potentats religieux, ne viennent à l'appuie de votre propos. L'on pourra toujours juger sévèrement ces derniers gouvernements. Mais y a-t-il vraiment beaucoup de systèmes politiques qui trouveront grâce aux yeux de l'histoire ?
[^] # Re: Parti Populaire Européen - (Démocrates-Chrétiens)
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal C'est beau la démocratie. Évalué à 4.
Soit il me manque une case soit il a donc bien raison de prétendre qu'il s'agit ici de dogmatisme, non ? Vous récusez les réflexions d'autrui en raison de leur provenance et de leur contexte. N'est-ce pas ?
Sur ce qui concerne votre conception des religions (apparemment cantonnées à un domaine éthéré de « spiritualité »), permettez quelques remarques. Il semble que le point de vue/idéal exprimé par vous soit assez largement répandu. Nonobstant il n'est que rarement une réalité empirique. Certes, dans des pays comme la France on observe un phénomène étranges de croyants de religions diverses réservant leur « foi » pour le domaine le plus strictement privé. Mais historiquement, force est de constater leur influence dans nombre d'événements politiques. Par ailleurs, du point de vue des religions elles-même, il en est vraisemblablement peu qui prétendraient ne pas vouloir influer le domaine temporel. Par exemple pour le christianisme :
Il paraît donc un peu manichéen et simplificateur d'affirmer comme vous le faîtes : « la compétence des églises/religions/sectes, c'est la spiritualité […] ». Ni la théorie, où l'on voit que de nombreuses sectes — et partant leurs adeptes — se conçoivent en
conductrice des affaires du monde, ni la pratique, où de multiples états sont ou ont été dirigés par des potentats religieux, ne viennent à l'appuie de votre propos. L'on pourra toujours juger sévèrement ces derniers gouvernements. Mais y a-t-il vraiment beaucoup de systèmes politiques qui trouveront grâce aux yeux de l'histoire ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace