Le truc c'est surtout que les entreprises pensent que c'est le seul moyen pour que la concurrence ne pique pas tout le boulot
Allez, je détail un peu plus : les entreprises pensent qu'avoir les sources fermées est le seul moyen pour que le concurrent ne pique pas simplement le code pour le revendre.
Où est-il question de rétention de client ? Il n'est en fait même pas question de client là.
D'ailleurs avoir un logiciel proprio n'empêche en rien de respecter les standards, de documenter les entrées / sorties et de favoriser l'interopérabilité. Et dans ce cas il n'y a réellement aucun enfermement. A ce moment le côté fermé du logiciel est lié aux sources et aux innovations, au traitement de ces données standards et rien, absolument rien, n'empêche un concurrent de lire / écrire les mêmes données tout en ajoutant une plus-value.
Le problème c'est qu'avec votre histoire de "privateur" vous mélangez tout.
Prenons un éditeur de texte : il prend des fichiers en entrée, sort des fichiers en sortie. Les formats sont connus, ouverts. Le logiciel est interopérable. Par contre il peut être bien ajouter des plugins, des fonctionnalités avancées qui elles ne sont pas présentes chez le concurrent. Et il n'y a pas d'enfermement de l'utilisateur. Si on concurrent ou quelqu'un d'autre veut proposer mieux (en libre ou non) il n'y a aucun problème et l'utilisateur pourra partir vers l'autre outil sans aucun problème.
Il y a plein de cas (beaucoup plus complexes) de logiciels qui simplement lisent et écrive des données standards pour ensuite les mettre en forme. Du moment que ces entrées / sorties sont propres et documentées/ouvertes/libres alors il n'y a pas d'enfermement autre que la fonctionnalité que le concurrent n'a pas. Et oui certains verrouillent leur code pour que le concurrent ne prenne pas cette fonctionnalité sans bosser.
On peut trouver ça bien ou non, mais pour le moment il n'y a pas beaucoup d'autre solutions pour faire de l'édition de logiciel (et je parle pas d'édition de logiciel, car les boites libre en général vivent du service et non de l'édition).
Donc pour terminer je reviens sur "privateur". Privateur est une connerie car ça mélange tout. Qu'est ce qui est le plus intéressant, un logiciel libre avec un format non documenté qui n'est interopérable qu'avec lui même ou un logiciel avec des sources fermées mais qui utilise uniquement des formats documentés et qui est donc interopérable avec les autres ? (intéressant en terme de rétention du client hein)
N'empêche je trouve qu'il y a eu un glissement ces dernières années. Avant on entendait surtout les gens se plaindre du caractère fermé des formats, de la non interopérabilité. L'interopérabilité était l'une des choses les plus importantes, dans le sens où à partir de ce moment n'importe qui peut faire un logiciel, libre ou non, utilisant les mêmes données. Et donc l'utilisateur pouvait avoir le choix.
Maintenant que de plus en plus de formats sont documentés, que de plus en plus de logiciels non libre utilisent les standards, on vient dire que non c'est privateur et qu'ils font de la merde. Alors que c'est en contradiction avec le premier cas.
Moi derrière j'y vois souvent des gens qui voudraient juste prendre ce que d'autres ont fait sans rien demander/devoir/offrir (et j'ai bien mis le demander car ce n'est pas toujours une question de retour). Mais une fois que les standards sont utilisés il ne vous reste qu'à vous bouger les doigts du cul si vous voulez avoir des équivalents libres qui n'enferment pas les utilisateurs hein.
Il y a en bien pour parler de frappes chirurgicales en matière de bombardement d’hopitaux.
Tu sais, si tu arrêtais de mélanger tout et n'importe quoi, de faire des amalgames ou des comparaisons qui n'ont pas de sens la discussion serait plus facile…
[^] # Re: hm
Posté par CrEv (site web personnel) . En réponse au journal Des fenêtres dans l'informatique embarquée. Évalué à 1.
En fait tu as pas lu ce que tu cites, non ?
Allez, je détail un peu plus : les entreprises pensent qu'avoir les sources fermées est le seul moyen pour que le concurrent ne pique pas simplement le code pour le revendre.
Où est-il question de rétention de client ? Il n'est en fait même pas question de client là.
D'ailleurs avoir un logiciel proprio n'empêche en rien de respecter les standards, de documenter les entrées / sorties et de favoriser l'interopérabilité. Et dans ce cas il n'y a réellement aucun enfermement. A ce moment le côté fermé du logiciel est lié aux sources et aux innovations, au traitement de ces données standards et rien, absolument rien, n'empêche un concurrent de lire / écrire les mêmes données tout en ajoutant une plus-value.
Le problème c'est qu'avec votre histoire de "privateur" vous mélangez tout.
Prenons un éditeur de texte : il prend des fichiers en entrée, sort des fichiers en sortie. Les formats sont connus, ouverts. Le logiciel est interopérable. Par contre il peut être bien ajouter des plugins, des fonctionnalités avancées qui elles ne sont pas présentes chez le concurrent. Et il n'y a pas d'enfermement de l'utilisateur. Si on concurrent ou quelqu'un d'autre veut proposer mieux (en libre ou non) il n'y a aucun problème et l'utilisateur pourra partir vers l'autre outil sans aucun problème.
Il y a plein de cas (beaucoup plus complexes) de logiciels qui simplement lisent et écrive des données standards pour ensuite les mettre en forme. Du moment que ces entrées / sorties sont propres et documentées/ouvertes/libres alors il n'y a pas d'enfermement autre que la fonctionnalité que le concurrent n'a pas. Et oui certains verrouillent leur code pour que le concurrent ne prenne pas cette fonctionnalité sans bosser.
On peut trouver ça bien ou non, mais pour le moment il n'y a pas beaucoup d'autre solutions pour faire de l'édition de logiciel (et je parle pas d'édition de logiciel, car les boites libre en général vivent du service et non de l'édition).
Donc pour terminer je reviens sur "privateur". Privateur est une connerie car ça mélange tout. Qu'est ce qui est le plus intéressant, un logiciel libre avec un format non documenté qui n'est interopérable qu'avec lui même ou un logiciel avec des sources fermées mais qui utilise uniquement des formats documentés et qui est donc interopérable avec les autres ? (intéressant en terme de rétention du client hein)
N'empêche je trouve qu'il y a eu un glissement ces dernières années. Avant on entendait surtout les gens se plaindre du caractère fermé des formats, de la non interopérabilité. L'interopérabilité était l'une des choses les plus importantes, dans le sens où à partir de ce moment n'importe qui peut faire un logiciel, libre ou non, utilisant les mêmes données. Et donc l'utilisateur pouvait avoir le choix.
Maintenant que de plus en plus de formats sont documentés, que de plus en plus de logiciels non libre utilisent les standards, on vient dire que non c'est privateur et qu'ils font de la merde. Alors que c'est en contradiction avec le premier cas.
Moi derrière j'y vois souvent des gens qui voudraient juste prendre ce que d'autres ont fait sans rien demander/devoir/offrir (et j'ai bien mis le demander car ce n'est pas toujours une question de retour). Mais une fois que les standards sont utilisés il ne vous reste qu'à vous bouger les doigts du cul si vous voulez avoir des équivalents libres qui n'enferment pas les utilisateurs hein.
Tu sais, si tu arrêtais de mélanger tout et n'importe quoi, de faire des amalgames ou des comparaisons qui n'ont pas de sens la discussion serait plus facile…