• [^] # Re: Irrémédiable

    Posté par . En réponse au journal Gnome3 et systemd, c'est la fin des haricots!. Évalué à 10.

    De ce que j'ai compris, le principal intérêt n'est
    pas un boot plus rapide.

    Les init classiques sont bien adaptés pour des
    machines statiques. On hard-code quels sont les
    services démarrés et l'ordre dans lequel ils sont
    démarrés à coup de S47toto S85titi…

    Avec ce système, c'était déjà pénible de définir
    à la main l'ordre de lancement mais comme on ne le
    faisait qu'une fois, ce n'était pas trop grave.

    Le problème, c'est que de nos jours, beaucoup de
    machine sont dynamiques. On branche une imprimante,
    on la retire. Un portable va se retrouver un coup
    à pouvoir monter un système de fichier nfs et un
    coup non. Et comme le portable est mis en veille,
    l'init ne sert plus à rien pour gérer ces
    changements de configuration. Un serveur est sans
    doutes un peu plus statique.

    Le but de systemd est de gérer cet environnement
    dynamique. Pour cela, il est capable de lancer et
    d'arrêter dynamiquement des services. Or, à partir
    du moment où il peut faire ça, il devient un second
    système d'init lancé après l'init. C'est complètement
    débile. Autant virer l'init.

    Pour prendre l'exemple du thread. L'utilisateur a
    un problème avec l'heure. Il utilise init pour
    définir sa tranche horaire (GMT+148239) et gnome
    utilise systemd pour récupérer cette information.
    Pourquoi gnome préfère-t-il utiliser systemd. Une
    raison peut-être que certains utilisateurs nomades
    prennent l'avion et que sans reboot, il passent de
    GMT+3 à GMT+8 et ces utilisateurs aimeraient ne pas
    avoir à trifouiller leur fichiers de config à chaque
    fois. systemd le permet et pas l'init classique.