Moi je classe ton message dans le syndrome "il y a déjà tellement de souffrance dans ce monde, un de plus un de moins, finalement on peut faire ce qu'on veut". On laisse déjà les chinois exploiter d'autres chinois, des russes surpêcher, et la couche d'ozone disparaître, alors pourquoi ne pas aller coder des outils de filtrage DPI pour des dictatures ? On ne sera pas plus responsables qu'avant !
J'essaie de faire mes choix au mieux en prenant en compte leurs conséquences néfastes pour les autres et les avantages qu'ils m'apportent (le but étant de maximiser le second tout en minimisant le premier, les coefficients respectifs dépendant de la situation). Je suis bien conscient qu'on ne peut pas faire de sans fautes, mais il faut trouver un équilibre raisonnable.
Toi tu préfères utiliser des arguments réthoriques à la con ("les civils ont encore la possibilité de se tenir à carreau") pour nier le fait que, si, quand on développe un logiciel DPI vendu à une dictature, on a une responsabilité plus directe et plus facile à éviter que quand on invite ses beaux-parents à venir manger et qu'ils viennent en voiture avec des habits made in China, ou quand on aide à faire ses exercices de maths un gars qui plus tard construira des avions de chasse.
Ce qui manque dans vos raisonnements c'est une notion de quantitatif. On n'est pas tout bon ou tout mauvais, mais il y a des gens qui s'en sortent mieux que les autres1, et des choix qu'on peut faire (ou éviter bien confortablement de faire) pour changer significativement son équilibre en la matière.
1: et on peut s'en sortir très bien sur certains aspects et très mal dans d'autres (le pépé qui cultive des fleurs magnifiques et fournit du soutien scolaire bénévole aux enfants de son quartier, et qui torturait des prisonniers en Algérie), et c'est comme ça la vie, c'est compliqué, quoi qu'en disent les gens avec un discours primaire comme le vôtre.
[^] # Re: Encore une fois...
Posté par gasche . En réponse à la dépêche Nouvelles technologies à l’assaut de la démocratie éthiopienne. Évalué à 7. Dernière modification le 12 juin 2012 à 19:27.
Moi je classe ton message dans le syndrome "il y a déjà tellement de souffrance dans ce monde, un de plus un de moins, finalement on peut faire ce qu'on veut". On laisse déjà les chinois exploiter d'autres chinois, des russes surpêcher, et la couche d'ozone disparaître, alors pourquoi ne pas aller coder des outils de filtrage DPI pour des dictatures ? On ne sera pas plus responsables qu'avant !
J'essaie de faire mes choix au mieux en prenant en compte leurs conséquences néfastes pour les autres et les avantages qu'ils m'apportent (le but étant de maximiser le second tout en minimisant le premier, les coefficients respectifs dépendant de la situation). Je suis bien conscient qu'on ne peut pas faire de sans fautes, mais il faut trouver un équilibre raisonnable.
Toi tu préfères utiliser des arguments réthoriques à la con ("les civils ont encore la possibilité de se tenir à carreau") pour nier le fait que, si, quand on développe un logiciel DPI vendu à une dictature, on a une responsabilité plus directe et plus facile à éviter que quand on invite ses beaux-parents à venir manger et qu'ils viennent en voiture avec des habits made in China, ou quand on aide à faire ses exercices de maths un gars qui plus tard construira des avions de chasse.
Ce qui manque dans vos raisonnements c'est une notion de quantitatif. On n'est pas tout bon ou tout mauvais, mais il y a des gens qui s'en sortent mieux que les autres1, et des choix qu'on peut faire (ou éviter bien confortablement de faire) pour changer significativement son équilibre en la matière.
1: et on peut s'en sortir très bien sur certains aspects et très mal dans d'autres (le pépé qui cultive des fleurs magnifiques et fournit du soutien scolaire bénévole aux enfants de son quartier, et qui torturait des prisonniers en Algérie), et c'est comme ça la vie, c'est compliqué, quoi qu'en disent les gens avec un discours primaire comme le vôtre.