Et de la même manière il y a destruction de monnaie au moment du remboursement. Je signale que cet aspect de la question était déjà au programme de terminal quand j'ai passé mon bac en 1974 et que, de ce strict point de vue, rien n'a changé depuis.
Par contre ce qui a changé, c'est en 1973 avec la Loi du 3 janvier sur la Banque de France. Pour la faire courte :
- avant l'État pouvait emprunter à la Banque de France (à des taux proches de zéro) ce qui, selon les "économistes" issus de la théorie néo-classique, avait pour effet de nourrir l'inflation. L'expression consacrée était "faire tourner la planche à billet".
- depuis elle doit recourir au marché. Avec un effet boule de neige déjà décrit ici : on emprunte pour payer les intérêts. Ainsi le montant de la dette française à ce jour est sensiblement égal à la somme des intérêts payés depuis (1)
en 1992 on passe au niveau européen : la Banque Centrale Européenne ne peut pas prêter aux Ètats européens mais prête aux banques à 1% qui nous prêtent à 3% ou davantage (Article 104 de Maastricht)
C'est en partant de cette analyse que les partis de gauche (Front de Gauche, NPA…) parlent d'illégitimité de la dette et réclament en partie son annulation. Rappelons que le "service de la dette" (remboursement capital + intérêt) représente le plus gros poste budgétaire en France, supérieur à celui de l'éducation nationale (1/4 de nos impôts environ).
(1) ce n'est pas parce que le lien auquel renvoie Wikipedia est une intervention de Marine Le Pen que c'est faux. Cela a été montré par de nombreux économistes dont André-Jacques Holbecq, et médiatisé par Etienne Chouard lors du référendum de 2005.
P.S. on se souviendra aussi que Giscard d'Estaing avait emprunté sur 15 ans à 7%, indexé sur l'or, ce qui coûta à la France (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs pour 7,5 milliards de francs empruntés quand tous les autres pays voyaient leur dette annulée par l'inflation.
[^] # Re: mouais ...
Posté par Vincent Gay (site web personnel) . En réponse au journal L'argent dette. Évalué à 5.
Et de la même manière il y a destruction de monnaie au moment du remboursement. Je signale que cet aspect de la question était déjà au programme de terminal quand j'ai passé mon bac en 1974 et que, de ce strict point de vue, rien n'a changé depuis.
Par contre ce qui a changé, c'est en 1973 avec la Loi du 3 janvier sur la Banque de France. Pour la faire courte :
- avant l'État pouvait emprunter à la Banque de France (à des taux proches de zéro) ce qui, selon les "économistes" issus de la théorie néo-classique, avait pour effet de nourrir l'inflation. L'expression consacrée était "faire tourner la planche à billet".
- depuis elle doit recourir au marché. Avec un effet boule de neige déjà décrit ici : on emprunte pour payer les intérêts. Ainsi le montant de la dette française à ce jour est sensiblement égal à la somme des intérêts payés depuis (1)
en 1992 on passe au niveau européen : la Banque Centrale Européenne ne peut pas prêter aux Ètats européens mais prête aux banques à 1% qui nous prêtent à 3% ou davantage (Article 104 de Maastricht)
C'est en partant de cette analyse que les partis de gauche (Front de Gauche, NPA…) parlent d'illégitimité de la dette et réclament en partie son annulation. Rappelons que le "service de la dette" (remboursement capital + intérêt) représente le plus gros poste budgétaire en France, supérieur à celui de l'éducation nationale (1/4 de nos impôts environ).
(1) ce n'est pas parce que le lien auquel renvoie Wikipedia est une intervention de Marine Le Pen que c'est faux. Cela a été montré par de nombreux économistes dont André-Jacques Holbecq, et médiatisé par Etienne Chouard lors du référendum de 2005.
P.S. on se souviendra aussi que Giscard d'Estaing avait emprunté sur 15 ans à 7%, indexé sur l'or, ce qui coûta à la France (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs pour 7,5 milliards de francs empruntés quand tous les autres pays voyaient leur dette annulée par l'inflation.