• # L'UE

    Posté par . En réponse au journal La sortie de la Grèce n'aura pas lieu. Évalué à 0.

    L'UE etc ont aidé la Grèce, il faut être honnête.
    Si personne n'avait aidé la Grèce, on en aurait rien à foutre (sur le plan financier) de se séparer de la Grèce. Mais on a donné 150 milliards (je ne sais plus exactement, mais c'est énorme pour la renégociation de la dette) à la Grèce et aujourd'hui c'est en vain. Sur ça, il faut ajouter tous les prêts que les pays étrangers (via les banques) ont fait à la Grèce, c'est encore énorme. Si la Grèce quitte l'UE, il faudra y faire une croix (je crois que ça se chiffre à 250 milliards). NB: je ne suis pas économiste, je donne ses chiffres de tête, mais même s'ils ne sont pas exacts, ils sont énormes.

    Je ne veux pas ici en chercher les raisons ni stigmatiser la Grèce, mais il faut être honnête, la Grèce est un gouffre à fric.

    Il ne faudrait pas que la Grèce masque le problème principal : l'UE est en crise !
    Pour y pallier, il faut consolider l'économie européenne. Il faut aussi plus de fédéralisme et que les états arrêtent de se faire la course (course au coût de production le plus faible) et uniquement que ça. Ce n'est pas un modèle coopératif.
    Il faut une UE économique avec des pouvoirs et des outils (capacité d'emprunter, d'intervenir quotidiennement sur le marché, etc), une UE politique, etc. En fait, il faut ce que la France a refusé il y a quelques années, une UE plus fédérale, ce qu'on trouvait déjà dans… : le traité établissant une constitution pour l'Europe (TCE).

    Le "non" au TCE a été un "coup de poignard" à la construction européenne. Évidemment que les tenants du "non" n'avaient pas de "plan B". Ils ont voulu avoir les projecteurs sur eux, ça a marché, et après leur "victoire", tout le monde à disparu. Des grandes gueules mais pas de couille.

    Le "non" de la France me reste en travers de la gorge. Je n'en veux pas aux souverainistes d'avoir milité pour le "non", ils sont cohérents. Mais à tous ces faux "pro-européens" qui se sont foutus de nous et ont planté la construction de l'Europe pour au moins 20 ans. Mais qu'ils ne paniquent pas, le TCE ne sera pas de retour, il sauveront la face, politiquement ce n'est pas tenable de reparler du TCE et les opinions publics sont chatouilleuses et promptes à se braquer (c'est la défiance systématiquement).

    Cette crise de l'UE relance, car c'est une nécessité, la construction de l'UE. Mais on restera très très loin de ce que proposait le TCE. Comment demander aux chinois de reconnaitre les syndicats alors que l'UE ne le fait pas à cause du "non" au TCE ?
    Bienvenu dans l'Europe du "non", l'Europe du nivellement par le bas.