J'ai du mal à comprendre pourquoi, aujourd'hui encore, beaucoup de personnes ne peuvent imaginer les Variations Goldberg sans Glenn Gould.
Personnellement, je préfère de très loin l'enregistrement d'Evgueni Koroliov. D'ailleurs, parmi les 3 prises de Glenn Gould, je n'apprécie que celle de 81. Il chante un peu trop fort, il force parfois un peu trop le trait à mon goût, mais dans la prise de 55 on a vraiment l'impression qu'il a un train à prendre dès la sortie du studio, ou qu'il a fait un pari stupide.
J'ai aussi une certaine tendresse pour la version de Lifschitz. Parmi les pianistes en exercice, Xiao-Mei est intéressante sur cette œuvre. Si on veut entendre une interprétation plus originale, Martin Stadtfeld est une curiosité pas désagréable à mes oreilles.
J'espère que ceux qui ne connaissent que Glenn Gould auront l'occasion de découvrir d'autres interprétations parmi la myriade disponible.
J'ai plutôt apprécié cette nouvelle version. Le son est excellent. Globalement, je trouve l'interprétation un peu trop sage, et certains tempos m'ont déplu (par exemple, la variation 5 est bien trop lente à mon goût), mais je la préfère tout de même à certains de mes enregistrements "commerciaux".
[^] # Re: Il y a Bach sans Gould et Bach avec Gould...
Posté par rogo . En réponse à la dépêche Les Variations Goldberg dans le domaine public. Évalué à 10. Dernière modification le 30 mai 2012 à 14:31.
J'ai du mal à comprendre pourquoi, aujourd'hui encore, beaucoup de personnes ne peuvent imaginer les Variations Goldberg sans Glenn Gould.
Personnellement, je préfère de très loin l'enregistrement d'Evgueni Koroliov. D'ailleurs, parmi les 3 prises de Glenn Gould, je n'apprécie que celle de 81. Il chante un peu trop fort, il force parfois un peu trop le trait à mon goût, mais dans la prise de 55 on a vraiment l'impression qu'il a un train à prendre dès la sortie du studio, ou qu'il a fait un pari stupide.
J'ai aussi une certaine tendresse pour la version de Lifschitz. Parmi les pianistes en exercice, Xiao-Mei est intéressante sur cette œuvre. Si on veut entendre une interprétation plus originale, Martin Stadtfeld est une curiosité pas désagréable à mes oreilles.
J'espère que ceux qui ne connaissent que Glenn Gould auront l'occasion de découvrir d'autres interprétations parmi la myriade disponible.
J'ai plutôt apprécié cette nouvelle version. Le son est excellent. Globalement, je trouve l'interprétation un peu trop sage, et certains tempos m'ont déplu (par exemple, la variation 5 est bien trop lente à mon goût), mais je la préfère tout de même à certains de mes enregistrements "commerciaux".