Alors, déja, les peines sont toujours des peines maximales. Le juge a le devoir d'adapter la peine à la faute commise. Il ne fait aucun doute qu'un rigolo qui scanne les ports du serveur de sa région ne va pas prendre de prison ferme ; ton texte ressemble à du FUD, dans cette optique.
Par ailleurs, même s'il est très difficile de comparer l'attaque d'un serveur avec un homocide involontaire, il faut quand même réaliser qu'un acte de sabotage volontaire sur un serveur de l'État peut avoir des conséquences catastrophiques. L'attaque du serveur des impôts peut empêcher des millions de gens de soumettre leur déclaration à temps, et donc de déclencher des pénalités de retard. Le blocage d'un serveur de la défense peut empêcher la communication entre des unités sur le terrain, et entrainer de lourdes pertes. L'accès à des fichiers de données peut entrainer la diffusion d'informations militaires, diplomatiques, ou personnelles sensibles.
Le problème, c'est qu'il est facile de sous-estimer le pouvoir de nuisance d'une telle attaque. Attaquer l'État, de toutes manières, c'est mal. Mais attaquer une gendarmerie ne nuit qu'à cette gendarmerie, c'est le symbole qui est avant tout visé. Attaquer un serveur très important, ça peut bloquer l'ensemble de l'État pour une durée indéterminée, contrairement à l'attaque sporadique de lieux symboliques, ça peut être extrêmement efficace.
Sans information complémentaire (et sans preuve que les 7 ans de prison seront requis pour une attaque du site de l'Elysée par exemple), je ne trouve pas a priori cette peine totalement disproportionnée.
# Mouais
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche La loi Godfrain sur la fraude informatique modifiée. Évalué à 8.
Alors, déja, les peines sont toujours des peines maximales. Le juge a le devoir d'adapter la peine à la faute commise. Il ne fait aucun doute qu'un rigolo qui scanne les ports du serveur de sa région ne va pas prendre de prison ferme ; ton texte ressemble à du FUD, dans cette optique.
Par ailleurs, même s'il est très difficile de comparer l'attaque d'un serveur avec un homocide involontaire, il faut quand même réaliser qu'un acte de sabotage volontaire sur un serveur de l'État peut avoir des conséquences catastrophiques. L'attaque du serveur des impôts peut empêcher des millions de gens de soumettre leur déclaration à temps, et donc de déclencher des pénalités de retard. Le blocage d'un serveur de la défense peut empêcher la communication entre des unités sur le terrain, et entrainer de lourdes pertes. L'accès à des fichiers de données peut entrainer la diffusion d'informations militaires, diplomatiques, ou personnelles sensibles.
Le problème, c'est qu'il est facile de sous-estimer le pouvoir de nuisance d'une telle attaque. Attaquer l'État, de toutes manières, c'est mal. Mais attaquer une gendarmerie ne nuit qu'à cette gendarmerie, c'est le symbole qui est avant tout visé. Attaquer un serveur très important, ça peut bloquer l'ensemble de l'État pour une durée indéterminée, contrairement à l'attaque sporadique de lieux symboliques, ça peut être extrêmement efficace.
Sans information complémentaire (et sans preuve que les 7 ans de prison seront requis pour une attaque du site de l'Elysée par exemple), je ne trouve pas a priori cette peine totalement disproportionnée.