• [^] # Re: Pourquoi pas une solution RedHat/Fedora

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La distribution Mandriva rendue à la communauté. Évalué à 10.

    Alors je pense que tu te trompes un peu sur la relation Fedora/RH, car RH paye plus que des développeurs ( des gens pour la doc, pour l'infra, le matos, des juristes ).

    Et RH a aussi le controle du nom de domaine et de la marque, même si des tentatives ont été fait pour séparer les deux. Le souci est que vu ce que RH investit dans Fedora, une entité séparé a fait tiquer certains fiscalistes ( "alors donc, vous payez des gens pour bosser sur un produit pas à vous, et cette entité vous fourni un produit gratuitement pour faire du business ?" ), et l'équipe en charge de ça ( les impots ) chez RH n'est pas confortable avec l'idée de faire une forme d'évasion fiscal.

    C'est pour ça que fedora-fr ( à l'époque l'assoce francaise, maintenant borsalinux-fr ) a eu le choix entre soit avoir le droit d'utiliser la marque, ou des financements ( les 2 en même temps étant vu comme une forme d'évasion fiscale cf plus haut, et RH veut éviter ça pour des questions de couts et d'image, ( image qui se répercute sur le cours de l'action, donc sur l'indépendance de la boite )). Le souci étant bien sur que le message a pu être interprété par "changer de nom ou on vous file plus d'argent". De même, fedora-ev, une entité allemande, a choisi la dissolution.

    De même, la loi sur les marques est tel que tu ne peux pas ne pas défendre ta marque sans la perdre ( ie sinon quelqu'un peut dire "non mais la, il y a eu violation de l'usage, et il y a pas eu de défense, donc je ne suis pas attaquable" ), donc RH ne peux pas céder la marque si facilement. De surcroit, c'est quelque chose qui compte dans les "assets" ( je suis pas sur de la traduction, actif ? ) de la société, ce qui rends la chose délicate ( ie, ça dépend du board d'actionnaires, ça vaut un peu d'argent, et les bénéfices pour la boite de la cession de la marque sont loin d'être évident, vu que RH utilise la marque Fedora sur son site, sur sa communication, etc ).

    Donc la situation n'est si simple. Ensuite, il faut aussi se souvenir que le chemin vers l'état actuel a été long ( genre : http://lwn.net/Articles/83360/ ), et que ça n'est pas arrivé en un jour ( et qu'il y a toujours des efforts à faire ). Et en effet, Fedora est bien plus ouverte qu'au début, et plus d'une fois des décisions ont été prises par Fedora que RH n'aurait pas prise sur RHEL ( exemple, RHEL fourni Flash, et les équipes se font chier à maintenir la compatibilité autant que possible, alors que Fedora va upgrader X dans la version stable, même si ça casse les drivers proprios nvidia, etc ).

    Par exemple, le choix même des noms "spherical cow" ou "beefy miracle" est un truc que la plupart des départements marketings du monde aurait bloqués. Et en effet, l'ouverture est trés bonne, les gens poussant à ce que les choses soient discutés, documentés, tout fait de façon ouverte.

    Et j'aurais tendance à dire que la prochaine étape dans l'ouverture d'une distro, c'est la facilité de fork. IE, si quelqu'un n'est pas content, est ce qu'il peut prendre toute l'infra, tout le travail ( genre, choper tout le wiki, tout le bugtracker ) et refaire le projet dans le coin. Mais je m'égare ( et je radote aussi ).

    Pour en revenir à mageia, oui, être corporate friendly peut faire parti des objectifs. par exemple, s'attacher à séparer clairement le libre du pas libre est un exemple ( car si tu sépares pas les 2, tu pousses l'examen des licences et le risque juridique sur les boites, et la plupart vont pas aimer, ou vont pas faire gaffe ). De même, avoir un planning prévisible, une structure juridique neutre, etc. Et les sociétés font parti de l'écosystème ( cf https://wiki.mageia.org/en/Commercial_vendors ), et des boites commencent à s'y intéresser
    https://ml.mageia.org/l/arc/council/2012-03/msg00127.html ( "Mageia ecosystem - new comer" ). Il y a encore du travail de ce coté, mais c'est plus par manque de temps qu'autre chose, comme bien souvent.