• [^] # Re: Problème de sémantique.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à 2.

    Ben si, il y a peut-être des phénomènes qui existent et que nous ne serons jamais en mesure d'appréhender. Mais si nous ne sommes pas en mesure de percevoir, de subir ou de concevori quelquechose alors elle ne s'inscrit pas dans notre réel.

    Ce n’est pas parce qu’on est incapable de percevoir quelque chose que cette chose n’a pas d’influence avec une conséquence sur ce que nous percevons.

    Même les transhumanistes qui nient la transcendance ne livrent pas au mot la guerre que tu mènes.

    Je ne mène pas une guerre aux mots. Je précise et exprime mes pensés avec des mots. Les mots sont des outils de communication.

    Donc deux personnes ayant le même ennoncé et les mêmes capacités logiques arriveraient à des conclusions différentes en fonction de leur point de vue ?

    Deux personnes identiques ça n’existe pas. Tu parles de la logique comme s’il n’en existait qu’une seule branche. Je ne peux pas déduire les même choses avec une logique intuitionniste, classique ou floue. Tes déductions sont dépendantes des règles que tu te confères arbitrairement, ou tout du moins en te reposant sur des intuitions complètements subjectives.

    Restons sérieux, la logique se moque des points de vue elle ne considère que les hypothèses.

    Sans règle d’inférence, tu ne pourrais que t’arrêter à tes hypothèses.

    Donc tu es (du moins quand ca t'arrange) transhumaniste.

    Je ne sais ce qu’un transhumanisme, je ne cherche pas à cataloguer ma pensée dans un courant particulier.

    Mais alors pourquoi vouloir faire un distinguo entre oeuvre et contenu et pourquoi vouloir le faire au nom de l'humanité ?

    Pour des raisons pratiques : reconnaître l’activité humaine, et l’humain qui la mène. Et par suite reconnaître que comme tout être humain, il ne peut accéder au bonheur sans un minimum de moyens et de reconnaissance. Et nier l’autre dans lequel on se reconnait, c’est se nier soit même.

    Ces notions n'ont aucun sens si les machines sont ammenées à devenir l'équivalente des hommes.

    Je n’ai pas dit cela. Ce n’est pas parce qu’une machine est capable exécuter une tâche à la place d’un être humain qu’elle devient l’équivalent d’un humain, et que la notion d’humain perd son intérêt pratique, au contraire elle renforce l’utilité de cette distinction.

    Tu veux quoi ? Une recette pour tomber amoureux ? Que l'on t'apprenne comment réver ? Une méthode systémique pour créer à coup sur une oeuvre d'art ? Ca devient ridicule.

    Je suis amoureux et je suis un grand rêveur, je fais des œuvres d’art. Ce que j’attends, c’est une expérience qui permet de percevoir que la transcendance ce n’est pas de la poudre aux yeux de marketeux de la méta-physique. Tant qu’une telle expérience n’est pas proposé, c’est la notion de transcendance qui est aussi ridicule que l’idée de père noël, d’elfe des bois et autres créatures fantasmagoriques. Ça peut distraire, mais ça ne décrit rien de réel pour autant.

    La logique n'explique rien, elle analyse. Elle réduit un cercle d'hypothèses à un ensemble de conclusions.

    La logique c’est aussi la synthèse, l’évolution des modèles cognitifs utilisés.

    Gödel n'a en aucune façon démontré que tout n'était pas explicable par la logique (ce qui ne veut rien dire CF b)), mais qu'il était impossible de prendre un faisceau d'hypothèse permettant d'arriver à toutes les conclusions possibles sur certains problèmes. En d'autres termes que le choix des hypothèses initiales bloquait nécessairement l'aboutissement de certaines conclusions.

    Ça va plus loin que ça. Si tes hypothèses comprennent de quoi formuler l’arithmétique, alors tu as un modèle qui te permet des formulations qui sont vrais, mais indémontrables dans le cadre de tes hypothèses. Tu peux ajouter de nouvelles hypothèses, mais il restera toujours des formules vrais et indémontrables.

    Donc une personne qui occulterait complètement ce principe ne serait pas humaine.

    J’ai dit que l’être humain correspond aux sujets de cette phrase, que c’est de ce genre de considérations pratiques qu’on en vient à ressentir le besoin de dégager la notion d’être humain. Je n’ai absolument pas dit que l’action de nous agresser ou non définissait l’être humain.

    Je doute qu’on puisse formuler une définition à toute épreuve de l’être humain, tout comme c’est le cas pour le concept de vie. Mais on s’en fou, car ce qui importe ce ne sont pas les définitions mais les actions qui amènent à utiliser des mots, et qui découlent de l’emploi de ces mots.

    Jean Michel Dubord, psychopate totalement déshinibé suite à un accident de voiture. Nous voilà bien avancé.

    Oui, extrêmement plus avancé. Nous ne voudrons pas nous débarrasser de JMD en l’assassinant, car nous nous reconnaissant en lui, et en l’assassinant, un sentiment latent de négation de notre existence nous hanterais. Aussi si l’on devait avoir un accident comme JMD, on préfèrerais peut être être suivi dans un établissement spécialisé où l’on nous offrirait une qualité de vie agréable sans risquer de nuire à notre prochain.

    Peux-tu me démontrer qu'il existe une méthode meccanique reproductible à l'infini qui permette à l'univers de créer exactement une créature douée d'Humanité ?

    Bah tu es un être humain, tu existes, tu émerges de l’univers. Tu sorts un peu de chez toi, tu verras qu’il y en a plein d’autres d’humain, qui font aussi parti de l’univers dont ils ont émergé. Alors je ne peux pas garantir que le mécanisme est reproductible à l’infini, mais personne ne peut apporter une preuve de cela pour aucun mécanisme.