Bien sûr, c’est bien connu qu’aucun être humain n’a jamais succombé à la tentation d’intégrer de nouvelles perceptions en les déformants pour les faire cadrer à son paradigme de pensée, plutôt que de remettre en cause le dit paradigme. Pas plus, et même bien moins que le public. J’aimerais bien voir l’émotion que tu tirerais du plus vibrant poème jamais écrit dans un langue dont tu ignores tout.
C'est bien pour cela que je parle d'interpretation valide ou erronée. La valeur intrinsèque d'une oeuvre est par essence immuable. Un Van Gogh qui a brulé sans jamais avoir été vu par qui que se soit d'autre que l'auteur est une oeuvre d'art. Une vis de 15 cm exposé dans un musée aux yeux de tous est une vis de 15cm, qui peut être remplacé sans effort et pour ainsi dire à l'identique par une autre vis sortie de la même usine.
Il n’y a d’éléments concrets que nos perceptions directes.
Un livre de compte s'appuie exclusivement sur des réalités mathématiques. Que la perception des principes qui ont ammené le contenu du livre de compte ait été faussé ne rentre pas en jeu. Les régles mathématiques ne nécessitent aucune perception pour être validée ou invalidée, et ce même si l'idée de ces règles est venue d'après une réalisation observée sur une figure géométrique.
Le tracé de l'égalité mathématique 1+1=2 est un élément concret, et sa validation ou son invalidation est indépendante du validateur.
La fiabilité que nous accordons à la raison ne peut être que subjective.
Il n'y a aucune fiabilité à accorder à la raison sur un élément de transcription pure. Simplement un accord sur le voccabulaire à mettre en place. La perception sensorielle d'un effet générique factuel est prévisible. Toute personne a même de comprendre l'idée de feu, l'idée de papier et l'idée de cendres ne pourra que constater que le feu transforme le papier en cendre. De fait la transcription direct de ce fait sous forme graphique ne saurait suffire à elle seule à qualifier ladite transcription d'oeuvre.
Quel est donc cette mouvance créatrice soit disant exempte d’objectif utilitaire ?
Tout simplement la production utilitaire dans son ensemble, qu'elle soit l'objet d'un assemblage industriel ou d'une report abstrait. De façon générale toute création dont les choix ont étés déterminés avant la mise en chantier à proprement parler.
Ce qui distingue une œuvre artistique d’une œuvre technique, c’est l’émotion qu’on met à la façonner.
Ta réthorique est bancale. Non seulement je n'ai jamais dit le contraire mais en plus c'est exactement le point que je démontre depuis le début. Car admettre qu'il existe une "oeuvre technique", si l'on passe rapidement sur le paradoxe que génère les termes oeuvre et technique cote à cote, c'est admettre la création utilitaire sur laquelle tu t'interrogeais. En plus c'est te savonner la pente car en faisant le distinguo entre l'oeuvre technique et l'oeuvre artistique tu t'interdis tout autant de considérer comme des activités artistiques le design et le ready-made. Une production technique peut (si elle n'est pas purement technique) être une oeuvre. De même une oeuvre (architecturale par exemple) peut être simultanément technique, utilitaire et artistique simultanément. Mais surtout tu reconnais la capacité de l'homme à produire un élément non artistique, et à partir de là le voccable d'oeuvre ne s'applique plus. Implicitement ta phrase implique que le distinguo contenu/oeuvre a du sens et tu valides le choix de LinuxFR pour le terme contenu.
Quelle promptitude à bannir, sans l’ombre d’un argument, les encombrants éléments qui incommode ton discours.
Apparament une partie de mon commentaire ne s'est pas affiché correctement sur ton navigateur, le revoici donc :
> Le ready-made est le rejeton encombrant de la recherche par l'art de la signification de l'art telle qu'elle a eu lieu au vingtième siècle. Encombrant car il ne répond à aucune question et n'en soulève pas d'avantage. Il y a dans le ready made la portée d'une oeuvre évennementielle qui n'aurait pas su se terminer. Quand dali traverse un cerceau de papier avec un espadon, la réalisation se termine mais l'interrogation reste. Quand le badaud attend la présence d'un urinoir dans un musée que reste-t-il comme substance à l'oeuvre qui la distingue de la production ? Cependant tant que l'ignare, qui ignore tout du contexte, peut être surpris ou choqué par une telle présence peut-on dire que l'oeuvre est passée ? Et s'agit-il d'une mouvance artistique réelle ou bien simplement de la variation sur un même thème : incorporons dans un musée un objet qui n'y a pas sa place ? Personellement je qualifie d'art le premier évennement, et les autres de redite qui n'apportent rien et ne retirent rien à ce qui a déjà été fait.
Comme tu le vois il y a une argumentation complète avec mise en exergue de la notion d'art ready-made face à l'art évennementiel. Une fois que l'exposition de l'objet a eu lieu, c'est à dire une fois que l'évennement "faire rentrer au musée un objet qui n'y a pas sa place" est terminé, l'oeuvre elle même semble disparaitre. Ce n'est bien entendu pas l'objet, ce n'est pas non plus l'évennement, ce n'est pas la nouveauté et la démarche étant unique et reproductible à foison sans aucun effort artistique subséquent elle pourrait difficilement soutenir à elle seule l'exposition de tous les objets possibles et imaginables dans tous les musée du monde. Je mentionne également le fait qu'une réexposition peut faire sens pour badaud qui serait ignorant du principe, et je conclu en disant qu'au vu de tous les éléments je considère personellement l'ensemble du phénomène ready-made comme une seule et unique oeuvre mainte fois répétée. De fait je ne suis en rien incommodé par le ready-made vu que je l'ai totalement digéré et assimilé. Tu peux critiquer mon assimilation, mais il te faudra à ton tour argumenter.
Le compliment t’est tout autant dévolu, on peut douter que tes propos ai beaucoup de sens pour qui ne fait pas partie du cercle des francophones.
Tu mélanges un problème de vocable avec un problème de contexte. Ton journal n'a de sens que si il est sur un site collaboratif qui utilise le terme contenu pour désigner la prose des participants, ou que si le contexte est expliqué au lecteur de ton texte. Inversement une oeuvre d'Art se doit d'avoir un dialogue avec les éléments fondamentaux de l'Humain. Certes un aveugle ne peut admirer un tableau, nous voila bien avancé pour savoir si ce tableau se qualifie en tant qu'oeuvre ou non.
Je doute que nous puissions aisément nous accorder là dessus. Tu sembles accorder une valeur mystique à l’art, qui te pousse à lui conférer une majuscule, là où la « vulgaire » technique n’en requiert pas. Pour ma part, je rejette le mystique autant qu’il m’est consciemment possible de le faire.
Je n'accorde pas à l'Art une valeur mystique mais une valeur transcendante qui justifie bien une majuscule. Nier cette transcendance, et donc ramener l'art à un exercice de pur technique ou à un résultat du hasard reviendrait à nier ta démarche et la quasi totalité de ta prose jusque là. Je garde la majuscule, et je ne saurais trop te suggérer de l'adopter à ton tour.
[^] # Re: Problème de sémantique.
Posté par Kaane . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à -1.
Bien sûr, c’est bien connu qu’aucun être humain n’a jamais succombé à la tentation d’intégrer de nouvelles perceptions en les déformants pour les faire cadrer à son paradigme de pensée, plutôt que de remettre en cause le dit paradigme.
Pas plus, et même bien moins que le public. J’aimerais bien voir l’émotion que tu tirerais du plus vibrant poème jamais écrit dans un langue dont tu ignores tout.
C'est bien pour cela que je parle d'interpretation valide ou erronée. La valeur intrinsèque d'une oeuvre est par essence immuable. Un Van Gogh qui a brulé sans jamais avoir été vu par qui que se soit d'autre que l'auteur est une oeuvre d'art. Une vis de 15 cm exposé dans un musée aux yeux de tous est une vis de 15cm, qui peut être remplacé sans effort et pour ainsi dire à l'identique par une autre vis sortie de la même usine.
Il n’y a d’éléments concrets que nos perceptions directes.
Un livre de compte s'appuie exclusivement sur des réalités mathématiques. Que la perception des principes qui ont ammené le contenu du livre de compte ait été faussé ne rentre pas en jeu. Les régles mathématiques ne nécessitent aucune perception pour être validée ou invalidée, et ce même si l'idée de ces règles est venue d'après une réalisation observée sur une figure géométrique.
Le tracé de l'égalité mathématique 1+1=2 est un élément concret, et sa validation ou son invalidation est indépendante du validateur.
La fiabilité que nous accordons à la raison ne peut être que subjective.
Il n'y a aucune fiabilité à accorder à la raison sur un élément de transcription pure. Simplement un accord sur le voccabulaire à mettre en place. La perception sensorielle d'un effet générique factuel est prévisible. Toute personne a même de comprendre l'idée de feu, l'idée de papier et l'idée de cendres ne pourra que constater que le feu transforme le papier en cendre. De fait la transcription direct de ce fait sous forme graphique ne saurait suffire à elle seule à qualifier ladite transcription d'oeuvre.
Quel est donc cette mouvance créatrice soit disant exempte d’objectif utilitaire ?
Tout simplement la production utilitaire dans son ensemble, qu'elle soit l'objet d'un assemblage industriel ou d'une report abstrait. De façon générale toute création dont les choix ont étés déterminés avant la mise en chantier à proprement parler.
Ce qui distingue une œuvre artistique d’une œuvre technique, c’est l’émotion qu’on met à la façonner.
Ta réthorique est bancale. Non seulement je n'ai jamais dit le contraire mais en plus c'est exactement le point que je démontre depuis le début. Car admettre qu'il existe une "oeuvre technique", si l'on passe rapidement sur le paradoxe que génère les termes oeuvre et technique cote à cote, c'est admettre la création utilitaire sur laquelle tu t'interrogeais. En plus c'est te savonner la pente car en faisant le distinguo entre l'oeuvre technique et l'oeuvre artistique tu t'interdis tout autant de considérer comme des activités artistiques le design et le ready-made. Une production technique peut (si elle n'est pas purement technique) être une oeuvre. De même une oeuvre (architecturale par exemple) peut être simultanément technique, utilitaire et artistique simultanément. Mais surtout tu reconnais la capacité de l'homme à produire un élément non artistique, et à partir de là le voccable d'oeuvre ne s'applique plus. Implicitement ta phrase implique que le distinguo contenu/oeuvre a du sens et tu valides le choix de LinuxFR pour le terme contenu.
Quelle promptitude à bannir, sans l’ombre d’un argument, les encombrants éléments qui incommode ton discours.
Apparament une partie de mon commentaire ne s'est pas affiché correctement sur ton navigateur, le revoici donc :
> Le ready-made est le rejeton encombrant de la recherche par l'art de la signification de l'art telle qu'elle a eu lieu au vingtième siècle. Encombrant car il ne répond à aucune question et n'en soulève pas d'avantage. Il y a dans le ready made la portée d'une oeuvre évennementielle qui n'aurait pas su se terminer. Quand dali traverse un cerceau de papier avec un espadon, la réalisation se termine mais l'interrogation reste. Quand le badaud attend la présence d'un urinoir dans un musée que reste-t-il comme substance à l'oeuvre qui la distingue de la production ? Cependant tant que l'ignare, qui ignore tout du contexte, peut être surpris ou choqué par une telle présence peut-on dire que l'oeuvre est passée ? Et s'agit-il d'une mouvance artistique réelle ou bien simplement de la variation sur un même thème : incorporons dans un musée un objet qui n'y a pas sa place ? Personellement je qualifie d'art le premier évennement, et les autres de redite qui n'apportent rien et ne retirent rien à ce qui a déjà été fait.
Comme tu le vois il y a une argumentation complète avec mise en exergue de la notion d'art ready-made face à l'art évennementiel. Une fois que l'exposition de l'objet a eu lieu, c'est à dire une fois que l'évennement "faire rentrer au musée un objet qui n'y a pas sa place" est terminé, l'oeuvre elle même semble disparaitre. Ce n'est bien entendu pas l'objet, ce n'est pas non plus l'évennement, ce n'est pas la nouveauté et la démarche étant unique et reproductible à foison sans aucun effort artistique subséquent elle pourrait difficilement soutenir à elle seule l'exposition de tous les objets possibles et imaginables dans tous les musée du monde. Je mentionne également le fait qu'une réexposition peut faire sens pour badaud qui serait ignorant du principe, et je conclu en disant qu'au vu de tous les éléments je considère personellement l'ensemble du phénomène ready-made comme une seule et unique oeuvre mainte fois répétée. De fait je ne suis en rien incommodé par le ready-made vu que je l'ai totalement digéré et assimilé. Tu peux critiquer mon assimilation, mais il te faudra à ton tour argumenter.
Le compliment t’est tout autant dévolu, on peut douter que tes propos ai beaucoup de sens pour qui ne fait pas partie du cercle des francophones.
Tu mélanges un problème de vocable avec un problème de contexte. Ton journal n'a de sens que si il est sur un site collaboratif qui utilise le terme contenu pour désigner la prose des participants, ou que si le contexte est expliqué au lecteur de ton texte. Inversement une oeuvre d'Art se doit d'avoir un dialogue avec les éléments fondamentaux de l'Humain. Certes un aveugle ne peut admirer un tableau, nous voila bien avancé pour savoir si ce tableau se qualifie en tant qu'oeuvre ou non.
Je doute que nous puissions aisément nous accorder là dessus. Tu sembles accorder une valeur mystique à l’art, qui te pousse à lui conférer une majuscule, là où la « vulgaire » technique n’en requiert pas. Pour ma part, je rejette le mystique autant qu’il m’est consciemment possible de le faire.
Je n'accorde pas à l'Art une valeur mystique mais une valeur transcendante qui justifie bien une majuscule. Nier cette transcendance, et donc ramener l'art à un exercice de pur technique ou à un résultat du hasard reviendrait à nier ta démarche et la quasi totalité de ta prose jusque là. Je garde la majuscule, et je ne saurais trop te suggérer de l'adopter à ton tour.