• [^] # Re: Problème de sémantique.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à 1.

    Le contexte d'interpretation d'une oeuvre, valide ou erroné a une importance mais il ne peut en aucun cas porter force et substance à un produit qui en est dépourvu.

    Bien sûr, c’est bien connu qu’aucun être humain n’a jamais succombé à la tentation d’intégrer de nouvelles perceptions en les déformants pour les faire cadrer à son paradigme de pensée, plutôt que de remettre en cause le dit paradigme.

    Dans tous les cas l'auteur a un part active dans le résultat,

    Pas plus, et même bien moins que le public. J’aimerais bien voir l’émotion que tu tirerais du plus vibrant poème jamais écrit dans un langue dont tu ignores tout.

    dans un cas les choix peuvent être validés par des éléments tangibles et factuel

    Il n’y a d’éléments concrets que nos perceptions directes. Les éléments tangibles et factuels demande d’adhérer à une conception de la réalité qu’aucun être humain n’est en mesure de valider (ou d’invalider), car pour cela il faudrait pouvoir sortir de soi même. Au mieux on peut dire qu’elles ne sont pas invalidés par la raison, que nous percevons comme un outil fiable pour déterminer la réalité (l’existence en dehors de nous même) d’un phénomène. La fiabilité que nous accordons à la raison ne peut être que subjective.

    les choix sont des décision motivés non par un objectif utilitaire mais par une mouvance créatrice qui vide de sens toute analyse critique qualitative qui omettrai le ressenti.

    Quel est donc cette mouvance créatrice soit disant exempte d’objectif utilitaire ? Certainement pas les œuvres qu’on publie, en espérant susciter une réaction quelconque chez un public. Si l’on livre au public, c’est pour communiquer, c’est que l’œuvre est outil de communication.

    Ce qui distingue une œuvre artistique d’une œuvre technique, c’est l’émotion qu’on met à la façonner. La poétique s’invite partout où l’on désire la convier, et souvent s’incruste là où est cible de volontés d’ostracisme.

    Le ready-made est le rejeton encombrant de la recherche par l'art de la signification de l'art telle qu'elle a eu lieu au vingtième siècle. Encombrant car il ne répond à aucune question et n'en soulève pas d'avantage.

    Quelle promptitude à bannir, sans l’ombre d’un argument, les encombrants éléments qui incommode ton discours.

    Quand le badaud attend la présence d'un urinoir dans un musée que reste-t-il comme substance à l'oeuvre qui la distingue de la production ?

    Espérons le, l’interrogation et la volonté de comprendre.

    Cependant tant que l'ignare, qui ignore tout du contexte, peut être surpris ou choqué par une telle présence peut-on dire que l'oeuvre est passée ?

    Tout dépend si cela aura servi de point d’encrage à la réflexion pour l’ignare. On ne peut pas faire mouche à tout les coups, ce sont les aléas de la communication.

    Personellement je qualifie d'art le premier évennement, et les autres de redite qui n'apportent rien et ne retirent rien à ce qui a déjà été fait.

    Ça apporte pourtant de l’eau à ton moulin, te de donne des éléments à classifier. N’oublions pas non plus que la répétition est essentielle à l’éducation, au même titre que la répétition est essentielle à l’éducation.

    Contrairement à une oeuvre sans cette armature tes paroles s'effondrent faute de sens.

    Le compliment t’est tout autant dévolu, on peut douter que tes propos ai beaucoup de sens pour qui ne fait pas partie du cercle des francophones.

    Tu sembles refuser qu’il n’existe pas de sens en dehors d’un contexte d’interprétation.

    Si l'Art apprend une chose à l'Humain c'est que la perfection est insipide.

    Nous sommes bien d’accord sur cette conclusion. Notons que l’art est loin d’être la seule façon d’y aboutir.

    L'Art exclue la production purement technique, mais la production technique n'exclue pas l'Art. Le contenu peut être artistique, mais il peut aussi ne pas l'être et conserver un interet plénier.

    Je doute que nous puissions aisément nous accorder là dessus. Tu sembles accorder une valeur mystique à l’art, qui te pousse à lui conférer une majuscule, là où la « vulgaire » technique n’en requiert pas. Pour ma part, je rejette le mystique autant qu’il m’est consciemment possible de le faire.

    Comme je le perçois, accepter le mystique, c’est accepter l’absurde. Et donc, puisque d’une prémisse fausse on déduit tout ce que l’on veut, c’est accepter l’équivalence logique de notre existence et de notre non-existence (et du reste de l’univers au passage, évidemment).