• [^] # Re: C'est faux.

    Posté par . En réponse au journal Logiciel libre et liberté d'expression, extrait d'un article de Rickard Falkvinge. Évalué à 5.

    Je suis d'avis de traiter différemment les contenus immatériels publiés et ceux qui n'ont pas été destinés à être publiés, mais cela devrait être temporaire.

    En effet, du côté des données privées, on constate deux choses :

    • la population est de plus en plus fliquée par les puissants, mais il y a aussi une disparition progressive des tabous culturels qui fait que les individus aiment bien publier spontanément des informations qui pourraient leur porter préjudice si les puissants abusent de leur pouvoir

    • les puissants (gouvernements, entreprises, etc.), ne sont pratiquement pas surveillés par la population, et la disparition des tabous culturels n'a aucun impact sur la conservation de leurs secrets

    En terme de surveillance, les puissants ont depuis longtemps une longueur d'avance sur la population. Mais en plus, la vitesse à laquelle la surveillance de la population par les puissants augmente est supérieure à la vitesse à laquelle la surveillance des puissants par la population augmente.
    À mon avis, il n'y a pas de problème social à la disparition de la vie privée, puisque celle-ci s'accompagne en temps réel d'une disparition des tabous. La surveillance de la population par la population ne constitue pas de danger à mon avis. En revanche il y a un problème politique, tant que la surveillance entre les puissants et la population n'est pas réciproque. Il faut impérativement rééquilibrer la balance, qui penche de plus en plus en faveur des puissants. C'est pour cela que je suis en faveur d'initiatives comme Wikileaks ou Copwatch pour nous sortir du merdier. Nos surveillants finiront par tout savoir sur nous, c'est inévitable. Alors surveillons nos surveillants, pour qu'ils ne fassent pas n'importe quoi avec ce qu'ils savent de nous.

    Mais en attendant cet état d'équilibre, il faut freiner la progression des puissants dans la surveillance. C'est pour ça que je vois la protection des données personnelles des individus comme une mesure impérative, et temporaire.