Tu sembles confondre gratuit et partageable, c'est fort dommage. Bizarrement quand on confond gratuit et libre, sur ce site, on a droit à une levée immédiate de boucliers. Quand il s'agit de culture, j'ai l'impression que les libristes oublient tous les principes qu'ils appliquent au logiciel.
Certain groupes diffusent certain de leurs albums gratuitement, libre à eux de le faire.
Les groupes qui diffusent gratuitement ne m'intéressent pas, sur la base de ce seul critère. Disons que je me sentirais moins lésé si je payais 20€ pour une copie d'un album de musique que j'ai le droit de partager s'il me plaît, que si je téléchargeais gratuitement et légalement une copie d'un album de musique que je ne peux pas multiplier et partager.
Le Partageable, dans son principe, place tous les individus à égalité en ce qui concerne la copie et l'échange des œuvres. Le Gratuit n'est qu'une autre manière de réduire le public à des eyeballs passifs, consommateurs avares et/ou fauchés, qui ne réclament qu'un peu de confort, mais pas d'égalité.
Mais pourquoi vouloir imposer aux artistes de ne se faire un revenu que sur les concerts et pas sur leur album.
Ce n'est pas déjà le cas ? Il me semblait que l'argent des disques physiques revenait quasi-intégralement aux moines copistes.
Il y a tellement de moyen d'avoir accès à la culture de manière légale, que je ne pense pas qu'il soit nécessaire de contourner les lois pour y accéder.
Cela dépend de ce qu'on appelle culture. Par définition, la culture, c'est un ensemble de références communes partagées entre individus au sein d'une société. On remarquera que l'idée de partage s'inscrit dans la définition même de la culture.
Mais alors concrètement, qu'est-ce qu'on peut appeler "culture" ?
Si on se fie uniquement au principe, alors les œuvres sous licence partageable et celles dans le domaine public seront de la culture, tout le reste n'en sera pas.
Mais si on se fie à notre observation de la société, on dira qu'une œuvre est d'autant plus culturelle qu'elle est partagée massivement. Ainsi les gros blockbusters créés non pas par la population, mais par des personnes voulant se placer au-dessus du reste de la population, strictement copyrightés mais massivement partagés, sont davantage de la culture que les œuvres sous licence libre dont personne ne prend la peine de faire un torrent parce que "osef, y'a déjà un lien gratuit sur le site", et qui n'ont pas d'article sur Wikipedia parce que comme "marginales, pas assez connues, ne mérite pas un article".
[^] # Re: mouais...
Posté par gnuzer . En réponse à la dépêche Propositions du PiratPartiet Suédois sur la réforme du droit d'auteur. Évalué à 2.
Tu sembles confondre gratuit et partageable, c'est fort dommage. Bizarrement quand on confond gratuit et libre, sur ce site, on a droit à une levée immédiate de boucliers. Quand il s'agit de culture, j'ai l'impression que les libristes oublient tous les principes qu'ils appliquent au logiciel.
Les groupes qui diffusent gratuitement ne m'intéressent pas, sur la base de ce seul critère. Disons que je me sentirais moins lésé si je payais 20€ pour une copie d'un album de musique que j'ai le droit de partager s'il me plaît, que si je téléchargeais gratuitement et légalement une copie d'un album de musique que je ne peux pas multiplier et partager.
Le Partageable, dans son principe, place tous les individus à égalité en ce qui concerne la copie et l'échange des œuvres. Le Gratuit n'est qu'une autre manière de réduire le public à des eyeballs passifs, consommateurs avares et/ou fauchés, qui ne réclament qu'un peu de confort, mais pas d'égalité.
Ce n'est pas déjà le cas ? Il me semblait que l'argent des disques physiques revenait quasi-intégralement aux moines copistes.
Cela dépend de ce qu'on appelle culture. Par définition, la culture, c'est un ensemble de références communes partagées entre individus au sein d'une société. On remarquera que l'idée de partage s'inscrit dans la définition même de la culture.
Mais alors concrètement, qu'est-ce qu'on peut appeler "culture" ?
Si on se fie uniquement au principe, alors les œuvres sous licence partageable et celles dans le domaine public seront de la culture, tout le reste n'en sera pas.
Mais si on se fie à notre observation de la société, on dira qu'une œuvre est d'autant plus culturelle qu'elle est partagée massivement. Ainsi les gros blockbusters créés non pas par la population, mais par des personnes voulant se placer au-dessus du reste de la population, strictement copyrightés mais massivement partagés, sont davantage de la culture que les œuvres sous licence libre dont personne ne prend la peine de faire un torrent parce que "osef, y'a déjà un lien gratuit sur le site", et qui n'ont pas d'article sur Wikipedia parce que comme "marginales, pas assez connues, ne mérite pas un article".