Je partage l'analyse faite dans l'article: l'ulilisateur moyen sait 2-3 choses, me minimum pour que ça tourne. Les mises en page dans word se font à coup de barre d'espace, comme avec une bonne vieille machine à écrire.
La formation dans l'administration est parfaitement indigente: je suis fonctionnaire, et moi comme tous mes collègues avont vu débarquer sur notre bureau cette bestiole ronronnante avec une information par imposition des mains: "désormais, vous avez un ordinateur, vous savez vous en servir, on supprime les postes de secretaire, amen...". Pour moi, "geek fourbe" d'après la classification de "copine de geek", il n'y a pas eu de problème. Pour les autres, ils s'y sont mis de grès ou de force.
Qu'est-ce que changerait le remplacement brutal de Word par OpenOffice.org? D'experience, rien. Je récite à l'envie cet exemple: quand je suis arrivé à mon poste, on m'a refilé un P133 sous Win3.1. L'antique Word n'arrivait pas à ouvrir les .doc de mes collègues. J'ai demandé un OS et un office un peu plus moderne, on ma répondu "On a pas de licence, démerdez vous!". Ce que j'ai fait: Linux, IceWM et StarOffice. J'ai travaillé 3 ans avec ça. Un jour que j'étais en vacances, une de mes collègues a eu besoin d'un de mes fichiers d'urgence. J'avais prévu le coup et laissé mes login/password. Cette personne est une véritable bille en informatique, l'exemple type de la personne qui y connait rien de rien, et qui s'y est mise par obligation. Pourtant, elle a tout de suite retrouvé ses marques, sorti et imprimé le fichier, sans aide aucune puisque j'étais parti et que personne a part moi ne connaissait linux. Il est certain qu'avec un Window Maker ça aurait été plus complexe, mais il n'est qu'a voir un bureau KDE3 pour se dire que la transition peut être plus facile encore qu'avec IceWM.
Les seuls frustrès seraient les pseudo-spécialistes qui ont réussi à suivre les déplacements successifs des options dans le "Panneau de configuration", et ils ne sont pas légion. Me basant sur le service où je travaille et ceux que je connais, je dirais 5 à 7% des effectifs. Faut-il continuer à mettre l'administration sous dépendance de sociétés privées pour ces 5 à 7% des effectifs? Faut-il utiliser, y compris dans des secteurs sensibles, des logiciels dont on ne peut vérifier le source pour ces 5 à 7% des effectifs? Faut-il continuer à dilapider les deniers publics pour ces 5 à 7% des effectifs? D'autant que dans ces 5 à 7%, une part ne vera pas d'objections à se remettre un peu en cause, voyant en ce nouvel apprentissage un nouveau terrain de jeu.
J'ajouterais même que l'imposition du libre dans l'administration se traduirait par un entrée massive du libre dans les foyers, suivant la même logique que celle qui y a amené les compatibles IBM PC.
Par contre l'urgence EST de le faire MAINTENANT, car la génération script-kiddies, biberonnée au cliquodrome et au MS+Quake, celle que je qualifierais de "Génération HFR" est en route. Et quand elle entrera sur le marché du travail il sera très difficile de réparer les dégats. On lui a filé un ordinateur pour qu'elle apprenne, et elle a appris. Papa a acheté le même environnement qu'au bureau, et la bécanne tourne donc sous un MS-Windows quelconque. Ce n'est pas de leur faute ni une preuve de mauvaise volonté, mais ils ne voient pas la nescessité de passer sur un système différent, vu que tout le monde a le même. Et si demain on leur annonce que, surprise, il faut renoncer de force à ses habitudes casanières, on va se heurter à une inertie épouvantable.
Il faut avoir un regard qui porte au delà de l'utilisation et de la jouissance immédiate de son ordinateur pour se rendre compte de l'urgente nescessité d'utiliser le libre. Et peu de gens l'ont. L'ordinateur s'est imposé de force sur le bureau des rédacteurs, et ils s'y sont mis. Si demain dans mon service il fallait tout remplaçer par du libre, ça demanderais 10 minutes d'explications par personnes pour qu'ils retrouvent les icones. Sur les 23, y'en a un qui bondirait de joie (moi), un qui râlerait (Le pseudo spécialiste qui devait, si il avait eu les compétences requises, administrer le réseau et les stations Windows 2k), et 21 qui ou s'en foutraient ou ronchonneraient par principe, tellement les suites Office se ressemblent quelque soit la plate-forme.
Je considère donc mon service prêt pour recevoir le libre. Et j'extrapole en disant que à ma connaissance, à l'exeption de certains services utilisant des logiciels très spécifiques (CAO), l'administration est, bien qu'elle n'en ait pas conscience, bien que tout changement la terrorise, prête pour recevoir le libre.
[^] # Porquoi il FAUT obliger à l'utilisation du logiciel libre.
Posté par Ano . En réponse à la dépêche Non à l'obligation d'utiliser le logiciel libre dans les administrations !. Évalué à 1.
La formation dans l'administration est parfaitement indigente: je suis fonctionnaire, et moi comme tous mes collègues avont vu débarquer sur notre bureau cette bestiole ronronnante avec une information par imposition des mains: "désormais, vous avez un ordinateur, vous savez vous en servir, on supprime les postes de secretaire, amen...". Pour moi, "geek fourbe" d'après la classification de "copine de geek", il n'y a pas eu de problème. Pour les autres, ils s'y sont mis de grès ou de force.
Qu'est-ce que changerait le remplacement brutal de Word par OpenOffice.org? D'experience, rien. Je récite à l'envie cet exemple: quand je suis arrivé à mon poste, on m'a refilé un P133 sous Win3.1. L'antique Word n'arrivait pas à ouvrir les .doc de mes collègues. J'ai demandé un OS et un office un peu plus moderne, on ma répondu "On a pas de licence, démerdez vous!". Ce que j'ai fait: Linux, IceWM et StarOffice. J'ai travaillé 3 ans avec ça. Un jour que j'étais en vacances, une de mes collègues a eu besoin d'un de mes fichiers d'urgence. J'avais prévu le coup et laissé mes login/password. Cette personne est une véritable bille en informatique, l'exemple type de la personne qui y connait rien de rien, et qui s'y est mise par obligation. Pourtant, elle a tout de suite retrouvé ses marques, sorti et imprimé le fichier, sans aide aucune puisque j'étais parti et que personne a part moi ne connaissait linux. Il est certain qu'avec un Window Maker ça aurait été plus complexe, mais il n'est qu'a voir un bureau KDE3 pour se dire que la transition peut être plus facile encore qu'avec IceWM.
Les seuls frustrès seraient les pseudo-spécialistes qui ont réussi à suivre les déplacements successifs des options dans le "Panneau de configuration", et ils ne sont pas légion. Me basant sur le service où je travaille et ceux que je connais, je dirais 5 à 7% des effectifs. Faut-il continuer à mettre l'administration sous dépendance de sociétés privées pour ces 5 à 7% des effectifs? Faut-il utiliser, y compris dans des secteurs sensibles, des logiciels dont on ne peut vérifier le source pour ces 5 à 7% des effectifs? Faut-il continuer à dilapider les deniers publics pour ces 5 à 7% des effectifs? D'autant que dans ces 5 à 7%, une part ne vera pas d'objections à se remettre un peu en cause, voyant en ce nouvel apprentissage un nouveau terrain de jeu.
J'ajouterais même que l'imposition du libre dans l'administration se traduirait par un entrée massive du libre dans les foyers, suivant la même logique que celle qui y a amené les compatibles IBM PC.
Par contre l'urgence EST de le faire MAINTENANT, car la génération script-kiddies, biberonnée au cliquodrome et au MS+Quake, celle que je qualifierais de "Génération HFR" est en route. Et quand elle entrera sur le marché du travail il sera très difficile de réparer les dégats. On lui a filé un ordinateur pour qu'elle apprenne, et elle a appris. Papa a acheté le même environnement qu'au bureau, et la bécanne tourne donc sous un MS-Windows quelconque. Ce n'est pas de leur faute ni une preuve de mauvaise volonté, mais ils ne voient pas la nescessité de passer sur un système différent, vu que tout le monde a le même. Et si demain on leur annonce que, surprise, il faut renoncer de force à ses habitudes casanières, on va se heurter à une inertie épouvantable.
Il faut avoir un regard qui porte au delà de l'utilisation et de la jouissance immédiate de son ordinateur pour se rendre compte de l'urgente nescessité d'utiliser le libre. Et peu de gens l'ont. L'ordinateur s'est imposé de force sur le bureau des rédacteurs, et ils s'y sont mis. Si demain dans mon service il fallait tout remplaçer par du libre, ça demanderais 10 minutes d'explications par personnes pour qu'ils retrouvent les icones. Sur les 23, y'en a un qui bondirait de joie (moi), un qui râlerait (Le pseudo spécialiste qui devait, si il avait eu les compétences requises, administrer le réseau et les stations Windows 2k), et 21 qui ou s'en foutraient ou ronchonneraient par principe, tellement les suites Office se ressemblent quelque soit la plate-forme.
Je considère donc mon service prêt pour recevoir le libre. Et j'extrapole en disant que à ma connaissance, à l'exeption de certains services utilisant des logiciels très spécifiques (CAO), l'administration est, bien qu'elle n'en ait pas conscience, bien que tout changement la terrorise, prête pour recevoir le libre.