• [^] # Re: Bel article!

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche L'esprit du Libre en Bio-Informatique. Évalué à 3.

    "Il faut savoir en préalable que ces traitement sont réellement trés contraignants pour les malades qui doivent faire l'objet d'une surveillance clinique et biologique rigoureuse, s'astreindre à des prises médicamenteuses trés réguliéres, pluriquotiennes, assorties de certaines précautions alimentaires, sous peine d'inefficacité du traitement. Et précisément, la crainte de ces laboratoires serait que toutes ces conditions ne puissent être observées en Afrique."

    Et la marmotte emballait le chocolat !
    La principale condition de l'efficacité de ces médicaments est la régularité des prises. Dire que cela n'est pas possible en Afrique, c'est vouloir faire croire que les africains sont des cons !
    Pour tenir le raisonnement inverse, tout aussi réducteur, on pourrait d'ailleurs dire que les africains ayant dans leur culture des remèdes magiques dont l'efficacité supposée tient pour beaucoup à leurs modalités d'application (style boire la fiole sur un seul pied le deuxième soir de la pleine lune), cette régularité, si expliquée sera bien plus strictement observée.

    " d'une surveillance clinique et biologique rigoureuse"
    Ça aussi, cest une simple question se moyens.

    "Les conséquences dépasseraient alors le cadre de l'individu en favorisant l'émergence de souches virales résistantes dont la propagation rendraient rapidement les traitement inefficaces tant en Afrique que dans le reste du monde. En partant ainsi d'un noble sentiment d'assistance envers des populations sinistrées, on viendrait à favoriser une pandémie face à laquelle il n'y aurait plus de traitement efficace."
    Il faudrait alors interdire ces médicaments aussi aux Etats Unis où l'absence de couverture sociale fait que les gens s'arrêtent de prendre leurs medicaments dès que ça va mieux, notamment les antibiotiques. Les premières souches de tuberculose résistantes sont d'ailleurs apparues chez eux. J'ai d'ailleurs, à la fin des années 80 entendu dire a Paris par un spécialiste que les medecins US les avaient réve, et que de telles souches n'existaient pas.
    Les seules craintes des labos sont :
    1) Les possibilités de trafic entre les pays riches ou la couverture sociale est faible (suivez mon regard !)
    2) Que les patients de ces mêmes pays se mettent à discuter du prix des médicaments. Un patient US non couvert par une assurance paye ses medicaments plus cher que la SS ne les paye en france, et que les assurances US ne les payent là bas. Du fait de ces différences de prix, il y a d'ailleurs dejà un véritable trafic de medicaments entre les US et le Mexique d'une part, et depuis le Canada, d'autre part.

    Bref, les labos ne craignent qu'un chose, la diminution du flux de gros sous.