Pas forcément, la dilution risque de jouer pour beaucoup.
Sans aucun doute, mais la question était de savoir si la libre diffusion des connaissances ne peut parfois mener à un résultat bien opposé au progrés que l'on peut à priori en attendre. Je vais illuster celà en prenant l'exemple du traitement du sida en Afrique, puiqu'il est réguliérement mis en avant pour montrer les effets pervers des brevets dans le domaine du vivant (les brevets tuent des personnes) . Mais avant tout, afin de lever toute ambiguité sur la nature de mes propos, je vais quand même préciser que je suis bien sur scandaliser par l'attitude des grandes firmes pharmaceutiques sur ce sujet et que je ne fais que rapporter ce que certains ont pu en dire.
Bien, voilà une explication parmi d'autres au refus des grandes firmes pharmaceutiques de déliver à prix coutant voire gratuitement, à titre humanitaire, leur traitement.
Il faut savoir en préalable que ces traitement sont réellement trés contraignants pour les malades qui doivent faire l'objet d'une surveillance clinique et biologique rigoureuse, s'astreindre à des prises médicamenteuses trés réguliéres, pluriquotiennes, assorties de certaines précautions alimentaires, sous peine d'inefficacité du traitement. Et précisément, la crainte de ces laboratoires serait que toutes ces conditions ne puissent être observées en Afrique.
Les conséquences dépasseraient alors le cadre de l'individu en favorisant l'émergence de souches virales résistantes dont la propagation rendraient rapidement les traitement inefficaces tant en Afrique que dans le reste du monde. En partant ainsi d'un noble sentiment d'assistance envers des populations sinistrées, on viendrait à favoriser
une pandémie face à laquelle il n'y aurait plus de traitement efficace.
Tout ceci est à prendre avec les reserves d'usages.
Je ne sais pas la confiance que l'on peut accorder à ces propos. Simplement, je soulignerais que:
- il n'y a pas économiquement de marché africain pour les labos qui n'ont pas par conséquent de manque à gagner en distribuant leur médicament à prix coutant
- il y a en ce moment en Afrique des essais thérapeutiques de trithérapies menés par ces labos, dont on voit mal l'objet pour ces médicaments qui sont bien connus maintenant.
[^] # Re: Bel article!
Posté par Mascarin . En réponse à la dépêche L'esprit du Libre en Bio-Informatique. Évalué à -1.
Sans aucun doute, mais la question était de savoir si la libre diffusion des connaissances ne peut parfois mener à un résultat bien opposé au progrés que l'on peut à priori en attendre. Je vais illuster celà en prenant l'exemple du traitement du sida en Afrique, puiqu'il est réguliérement mis en avant pour montrer les effets pervers des brevets dans le domaine du vivant (les brevets tuent des personnes) . Mais avant tout, afin de lever toute ambiguité sur la nature de mes propos, je vais quand même préciser que je suis bien sur scandaliser par l'attitude des grandes firmes pharmaceutiques sur ce sujet et que je ne fais que rapporter ce que certains ont pu en dire.
Bien, voilà une explication parmi d'autres au refus des grandes firmes pharmaceutiques de déliver à prix coutant voire gratuitement, à titre humanitaire, leur traitement.
Il faut savoir en préalable que ces traitement sont réellement trés contraignants pour les malades qui doivent faire l'objet d'une surveillance clinique et biologique rigoureuse, s'astreindre à des prises médicamenteuses trés réguliéres, pluriquotiennes, assorties de certaines précautions alimentaires, sous peine d'inefficacité du traitement. Et précisément, la crainte de ces laboratoires serait que toutes ces conditions ne puissent être observées en Afrique.
Les conséquences dépasseraient alors le cadre de l'individu en favorisant l'émergence de souches virales résistantes dont la propagation rendraient rapidement les traitement inefficaces tant en Afrique que dans le reste du monde. En partant ainsi d'un noble sentiment d'assistance envers des populations sinistrées, on viendrait à favoriser
une pandémie face à laquelle il n'y aurait plus de traitement efficace.
Tout ceci est à prendre avec les reserves d'usages.
Je ne sais pas la confiance que l'on peut accorder à ces propos. Simplement, je soulignerais que:
- il n'y a pas économiquement de marché africain pour les labos qui n'ont pas par conséquent de manque à gagner en distribuant leur médicament à prix coutant
- il y a en ce moment en Afrique des essais thérapeutiques de trithérapies menés par ces labos, dont on voit mal l'objet pour ces médicaments qui sont bien connus maintenant.