En fait, la rémunération de la création devrait être un service public.
Je préférerais éviter. Avant de créer un nouveau point de centralisation quelque part il faut vraiment être sûr qu'on ne peut pas faire autrement. Mais toi-même tu dis :
La distribution immatérielle devient un service public.
et
La distribution ne possède donc plus de monopole[…]
n'y a-t-il pas là une contradiction ? (ou alors j'ai pas compris)
L'idée de faire passer par un organisme central la gestion des œuvres avec un tracking du téléchargement des œuvres est bizarre…Tu imagines compter le nombre de lignes de Wikipedia téléchargées par chaque internaute pour payer les contributeurs en conséquence ? Ce serait de la folie…
Lis mon commentaire plus haut. J'y explique que le problème économique auquel nous faisons face, c'est l'émergence de situations d'abondance. Cela ne concerne pas que la culture, et le meilleur moyen d'y répondre est de revoir en profondeur notre vision de l'économie. Mais remplacer les pyramides industrielles par des pyramides étatiques ne fera que remplacer un bug par un "dirty hack" tout aussi buggué, je le crains.
En fait, je suis assez séduit par l'idée du dividende universel comme réponse à cette situation. Mais même sans dividende universel, je pense qu'on peut trouver un moyen de faire vivre la culture sans dépendre des États. Après tout, le logiciel libre vit très bien, lui.
Un des moyens d'y arriver serait effectivement de créer, comme tu le proposes, un ou plusieurs organismes de répartition des dons. Mais il vaut mieux éviter que ce soit l'État qui s'en occupe : pas question d'avoir une nouvelle SACEM.
Il y a déjà des organismes qui s'occupent de crowdfunding, comme Kickstarter, mais structurellement, c'est encore très incomplet d'une part, d'autre part ça permet de financer les projets libres comme les projets propriétaires. Ce serait bien, si l'on peut, de définir une structure qui permette de répartir grosso-modo les dons entre les différents contributeurs d'un projet libre, en prenant en compte les versions modifiées, les forks, etc. (mais en gardant en tête que ça ne pourra jamais être 100% fiable).
[^] # Re: Pas convaincu
Posté par gnuzer . En réponse au journal Plaidoyer pour la réforme du droit d'auteur. Évalué à 2.
Je préférerais éviter. Avant de créer un nouveau point de centralisation quelque part il faut vraiment être sûr qu'on ne peut pas faire autrement. Mais toi-même tu dis :
et
n'y a-t-il pas là une contradiction ? (ou alors j'ai pas compris)
L'idée de faire passer par un organisme central la gestion des œuvres avec un tracking du téléchargement des œuvres est bizarre…Tu imagines compter le nombre de lignes de Wikipedia téléchargées par chaque internaute pour payer les contributeurs en conséquence ? Ce serait de la folie…
Lis mon commentaire plus haut. J'y explique que le problème économique auquel nous faisons face, c'est l'émergence de situations d'abondance. Cela ne concerne pas que la culture, et le meilleur moyen d'y répondre est de revoir en profondeur notre vision de l'économie. Mais remplacer les pyramides industrielles par des pyramides étatiques ne fera que remplacer un bug par un "dirty hack" tout aussi buggué, je le crains.
En fait, je suis assez séduit par l'idée du dividende universel comme réponse à cette situation. Mais même sans dividende universel, je pense qu'on peut trouver un moyen de faire vivre la culture sans dépendre des États. Après tout, le logiciel libre vit très bien, lui.
Un des moyens d'y arriver serait effectivement de créer, comme tu le proposes, un ou plusieurs organismes de répartition des dons. Mais il vaut mieux éviter que ce soit l'État qui s'en occupe : pas question d'avoir une nouvelle SACEM.
Il y a déjà des organismes qui s'occupent de crowdfunding, comme Kickstarter, mais structurellement, c'est encore très incomplet d'une part, d'autre part ça permet de financer les projets libres comme les projets propriétaires. Ce serait bien, si l'on peut, de définir une structure qui permette de répartir grosso-modo les dons entre les différents contributeurs d'un projet libre, en prenant en compte les versions modifiées, les forks, etc. (mais en gardant en tête que ça ne pourra jamais être 100% fiable).