La pente glissante.
C’est ce qui se produit quand on raisonne (mal) en disant que si on accepte A, on aura B; puis C; puis D; et ainsi de suite jusqu’à quelque chose de terrible. L’argument, bien entendu, est destiné à prouver qu’on ne doit pas accorder A.
Ce serait effectivement un mauvais raisonnement si l’expérience ne montrait pas que la politique fonctionnait effectivement comme ça.
Quand on a instauré l’impôt progressif, on avait qu’une tranche supplémentaire à 10%, tout le monde trouvait ça raisonnable, et seule l’extrême gauche trouvait cela insuffisant.
Aujourd’hui, on en est à débattre pour une tranche à 75%.
Même histoire pour l’inflation, l’endettement public, et, histoire de sortir un point Godwin, les juifs en allemagne (au début, ce n’était « qu’ » une discrimination sur les commerces juifs). Ou la chute du communisme, qui n’a commencé que par une simple « Glasnost ».
Parce, quoi qu’en disent les partisans de la « real-politik » et du pragmatisme, ce sont les idées qui gouvernent, dans le sens où si tu commences à accepter modérément un principe, tu auras toujours un mieux-disant qui te forcera à aller plus loin (sans Mélanchon et son 100%, Hollande aurait-il proposé son 75% ?)
[^] # Re: Rienàvoir
Posté par Moonz . En réponse au journal Notre petit univers de geek privilégié. Évalué à 5.
Ce serait effectivement un mauvais raisonnement si l’expérience ne montrait pas que la politique fonctionnait effectivement comme ça.
Quand on a instauré l’impôt progressif, on avait qu’une tranche supplémentaire à 10%, tout le monde trouvait ça raisonnable, et seule l’extrême gauche trouvait cela insuffisant.
Aujourd’hui, on en est à débattre pour une tranche à 75%.
Même histoire pour l’inflation, l’endettement public, et, histoire de sortir un point Godwin, les juifs en allemagne (au début, ce n’était « qu’ » une discrimination sur les commerces juifs). Ou la chute du communisme, qui n’a commencé que par une simple « Glasnost ».
Parce, quoi qu’en disent les partisans de la « real-politik » et du pragmatisme, ce sont les idées qui gouvernent, dans le sens où si tu commences à accepter modérément un principe, tu auras toujours un mieux-disant qui te forcera à aller plus loin (sans Mélanchon et son 100%, Hollande aurait-il proposé son 75% ?)