• [^] # Re: Ben oui, c'est faux

    Posté par . En réponse au journal Notre petit univers de geek privilégié. Évalué à 4.

    Et par exister, j'entends exister historiquement.

    C'est vrai, l'Alsace (pour ne prendre que le plus connu) a toujours été française.

    Je ne vois pas pourquoi un breton ne peut pas apprécier la musique bretonne chantée en breton tout en se sentant français.

    Je ne vois pas pourquoi un un breton ne peut pas apprécier la musique bretonne chantée en breton tout en se sentant français et européen.

    il y a eu, de mémoire, plusieurs plaintes d'euro-députés qui n'avaient pas les documents traduits à temps voir pas du tout traduits. Pour voter ensuite, c'est compliqué.

    Il y a eu, de mémoire, plusieurs plaintes de députés français qui n'avaient pas eu les documents tout court à temps voir pas du tout. Je propose de supprimer la France qui ne veut pas transmettre ces documents.

    Ce n'est pas parce qu'il y a quelques problèmes qu'on ne les corrige pas et qu'il n'y a pas une volonté derrière pour préserver ces langues.

    L'Europe ça ne veut pas dire grand chose historiquement et toutes les tentatives d'unir tous les pays d'Europe se sont soldées en échec (empire romain, saint-empire romain-germanique, empire napoléonien, IIIe reich…)

    C'est vrai qu'imposer une solution par la force a beaucoup plus de chance de marcher que d'écouter et de tenir compte des désidérata de tout le monde.

    Ensuite elle impose. Par exemple, c'est l'UE qui oblige la France à faire pousser du maïs OGM car elle estime que la France n'a "pas suffisamment d'arguments contre".

    Tu as une source pour ça, parce qu'au pire, l'Europe peut obliger la France à ne pas interdire aux Français de faire pousser des OGM. Et je lis:

    La solidité juridique de ces interdictions nationales reste cependant très fragile. En novembre 2011, le Conseil d’Etat suivant les recommandations de la Cour de justice de l’Union européenne a ainsi invalidé la décision du gouvernement français.

    Les juges ont estimé que le ministère de l'Agriculture n'avait pas pu "apporter la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement". Dès l'annonce, Paris a contre-attaqué et déclaré qu'un nouveau moratoire serait publié avant l'époque des semis.

    On vois bien que c'est toujours interdit en France. Plus loin, lit :

    Fatigué de cette guérilla institutionnelle, la Commission a choisi d'y mettre un terme en réformant les procédures existantes. En juillet 2010, elle a ainsi proposé une nouvelle méthode de compromis dans laquelle elle conserverait le droit d'autoriser les OGM tout en laissant le choix aux Etats de les interdire.

    Le Parlement européen a soutenu ce principe dans les grandes lignes, tout en exigeant que sa base juridique soit renforcée. Le texte, actuellement en discussion au sein du Conseil des ministres de l’UE, permettrait aux gouvernements d'imposer des moratoires sur la base de critères environnementaux ou sociaux-économiques, de méthodes agricoles ou d’absence de données scientifiques.

    […]

    Mais ces propositions ne recueillent pas l’approbation de tous les Etats. Pour différentes raisons, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni continuent de former une solide minorité de blocage.

    […]

    De son côté, la France réclame avant tout un renforcement des procédures scientifiques, qu’elle juge insuffisantes, en amont de la mise en culture.

    Donc c'est bien à cause de la France, entre autres, que la situation est telle. Elle aurait pu accepter le texte et interdire la culture OGM.

    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche