Parce que lorsque lui dit que le PIB est la recette d’un pays c’est juste. Toi tu mélanges avec la recette de l’état. Et encore, avec un minimum d’honnêteté, tu sais qu’on est à un peu plus de 50 % du PIB de dépenses publiques, et donc en recettes publiques (aux points de déficit près). Ramené à 7 ans ça fait toujours un remboursement de la dette très inférieure à la limite d’un ménage par exemple (mensualités de 33 % des revenus il me semble). Sans compter qu’entre la solvabilité de la France et celle d’un ménage y’a un monde (les bâtiments ne vont pas s’effondrer tout d’un coup, l’économie ne va pas s’arrêter).
Je te ferai remarque que l’argument, s’il est si ridicule que ça, devrait pouvoir être démonté, pas juste méprisé. Alors ne dis « c’est ridicule », montre en quoi il est ridicule.
Alors soit on accepte que l’état n’intervient pas dans l’économie d’un pays, et alors on réduit la dette, parce qu’effectivement c’est trop vis-à-vis du budget de l’état. Mais alors, faudra accepter que quelque soit ta situation familiale, ce sera le grand « démerde-toi », si à l’autre bout de la Terre, des mecs jouant au casino cassent toute la machine, et que par ricochet ça provoque un chômage monstre dans ton pays, où l’état n’interviendra pas, alors tu acceptes de te retrouver à la rue du jour au lendemain avec ton gosse sur les bras. Note que les USA, pays du libéralisme par excellence, sont un peu moins con, chez eux la planche à billet elle tourne et la banque centrale a dans ses statuts de faire attention à l’économie et au chômage, quitte à provoquer de l’inflation.
Soit on accepte que l’état doit jouer un rôle de relance en cas de crise, et dans ce cas il joue un rôle actif, n’ayant pas peur de faire croître sa dette si c’est pour assurer un minimum de travail, et ce faisant ses propres revenus futurs.
Après t’as le choix, la Grèce est un très bon exemple du premier cas. C’est toi qui vois.
[^] # Re: Rien à voir
Posté par Le faussoyeur . En réponse au journal Notre petit univers de geek privilégié. Évalué à 5.
Parce que lorsque lui dit que le PIB est la recette d’un pays c’est juste. Toi tu mélanges avec la recette de l’état. Et encore, avec un minimum d’honnêteté, tu sais qu’on est à un peu plus de 50 % du PIB de dépenses publiques, et donc en recettes publiques (aux points de déficit près). Ramené à 7 ans ça fait toujours un remboursement de la dette très inférieure à la limite d’un ménage par exemple (mensualités de 33 % des revenus il me semble). Sans compter qu’entre la solvabilité de la France et celle d’un ménage y’a un monde (les bâtiments ne vont pas s’effondrer tout d’un coup, l’économie ne va pas s’arrêter).
Je te ferai remarque que l’argument, s’il est si ridicule que ça, devrait pouvoir être démonté, pas juste méprisé. Alors ne dis « c’est ridicule », montre en quoi il est ridicule.
Alors soit on accepte que l’état n’intervient pas dans l’économie d’un pays, et alors on réduit la dette, parce qu’effectivement c’est trop vis-à-vis du budget de l’état. Mais alors, faudra accepter que quelque soit ta situation familiale, ce sera le grand « démerde-toi », si à l’autre bout de la Terre, des mecs jouant au casino cassent toute la machine, et que par ricochet ça provoque un chômage monstre dans ton pays, où l’état n’interviendra pas, alors tu acceptes de te retrouver à la rue du jour au lendemain avec ton gosse sur les bras. Note que les USA, pays du libéralisme par excellence, sont un peu moins con, chez eux la planche à billet elle tourne et la banque centrale a dans ses statuts de faire attention à l’économie et au chômage, quitte à provoquer de l’inflation.
Soit on accepte que l’état doit jouer un rôle de relance en cas de crise, et dans ce cas il joue un rôle actif, n’ayant pas peur de faire croître sa dette si c’est pour assurer un minimum de travail, et ce faisant ses propres revenus futurs.
Après t’as le choix, la Grèce est un très bon exemple du premier cas. C’est toi qui vois.