Il y a eu une audition du DG de l’OMC sur public Sénat à l’occasion de la proposition de la création du organisation mondiale de l’environnement. J’ai regardé un peu.
1/ Il s'agit de traités multilatéraux, on ne peut pas vraiment parler de gouvernance mondiale. Entre autres, les états sont responsables de la cohérence de traités qu’ils signent, il n’y a pas vraiment de gouvernance, car ils signent pour des statuts des agences, pas de hiérarchie d’autorité dans les traités, ils sont tous au même plan au niveau juridique.
2/ Il existe l’organisation internationale du travail (OIT) qui se charge d’avoir des minima sociaux (pas de travail des enfants par exemple).
3/ l'OMC est la seule organisation qui juge en cas de litige et qui a des moyens de coercition forts. D’où la puissance de cette organisation, là où les pays ne craignent pas grand chose de l'OIT (encore faut-il qu’ils aient signé).
4/ il existe déjà des règles pour l’environnement. Il y a des sommets réguliers. Le dernier célèbre en date, Copenhague, a été un échec, parce que la Chine entre autres considère être encore en développement alors que les USA la considère développée (rapport du PIB/tête de 1 à 10 selon mes souvenirs). De cette classification du pays dépend un ensemble de contraintes écologiques supplémentaires.
Je rajoute.
5/ Une gouvernance mondiale présuppose que les pays acceptent de céder une partie de leur souveraineté, en faveur d’un organe international, et de recevoir des sanctions en cas de non respect de décisions prises au niveau mondial. Pas sûr que beaucoup de pays acceptent. Non pas qu’ils soient obtus ou quoique ce soit, c’est juste qu’ils défendent leur intérêt, l’intérêt de leurs citoyens.
6/ À défaut de gouvernance mondiale, c’est le rapport de force qui joue (économique, militaire, financière). Comme les plus forts n’ont aucun intérêt à une gouvernance mondiale, elle ne se fera jamais, sans parler du problème d’application des contraintes (ex. avec les résolutions de l’ONU soumises au bon vouloir des USA qui concentre la puissance militaire).
[^] # Re: ()
Posté par Le faussoyeur . En réponse au journal [présidentielles] 1 million d'électeurs. Évalué à 2.
Il y a eu une audition du DG de l’OMC sur public Sénat à l’occasion de la proposition de la création du organisation mondiale de l’environnement. J’ai regardé un peu.
1/ Il s'agit de traités multilatéraux, on ne peut pas vraiment parler de gouvernance mondiale. Entre autres, les états sont responsables de la cohérence de traités qu’ils signent, il n’y a pas vraiment de gouvernance, car ils signent pour des statuts des agences, pas de hiérarchie d’autorité dans les traités, ils sont tous au même plan au niveau juridique.
2/ Il existe l’organisation internationale du travail (OIT) qui se charge d’avoir des minima sociaux (pas de travail des enfants par exemple).
3/ l'OMC est la seule organisation qui juge en cas de litige et qui a des moyens de coercition forts. D’où la puissance de cette organisation, là où les pays ne craignent pas grand chose de l'OIT (encore faut-il qu’ils aient signé).
4/ il existe déjà des règles pour l’environnement. Il y a des sommets réguliers. Le dernier célèbre en date, Copenhague, a été un échec, parce que la Chine entre autres considère être encore en développement alors que les USA la considère développée (rapport du PIB/tête de 1 à 10 selon mes souvenirs). De cette classification du pays dépend un ensemble de contraintes écologiques supplémentaires.
Je rajoute.
5/ Une gouvernance mondiale présuppose que les pays acceptent de céder une partie de leur souveraineté, en faveur d’un organe international, et de recevoir des sanctions en cas de non respect de décisions prises au niveau mondial. Pas sûr que beaucoup de pays acceptent. Non pas qu’ils soient obtus ou quoique ce soit, c’est juste qu’ils défendent leur intérêt, l’intérêt de leurs citoyens.
6/ À défaut de gouvernance mondiale, c’est le rapport de force qui joue (économique, militaire, financière). Comme les plus forts n’ont aucun intérêt à une gouvernance mondiale, elle ne se fera jamais, sans parler du problème d’application des contraintes (ex. avec les résolutions de l’ONU soumises au bon vouloir des USA qui concentre la puissance militaire).