• # Absolument pas spécifique aux commentateurs politiques, malheureusement...

    Posté par . En réponse au journal [Humeur] Sondages et éditocrates, une histoire d’amour. Évalué à 2.

    À partir d’une pauvre courbe, qui descend, qui monte, ils vont vous échafauder une théorie aussi improbable qu’une carabistouille bien fignolée.

    C’est une maladie malheureusement bien répandue dans les milieux universitaires/intellectuels. J’appelle ça l’intellectualisme : essayer de rationnaliser, d’intellectualiser le moindre fait banal (je ne parle même plus du fait divers journalistique ici, je parle des remarques anodines de tous les jours). Une blague sur les arabes ? Tu es un raciste en puissance. Une blague sur les belges ? Tu es un xénophobe en puissance. Un lapsus lors d’une discussion politique ? Révélateur du lavage de cerveau opéré par les médias qui opèrent au plus profond de ton subconscient.

    Le plus étonnant est la capacité de personnes aux capacités intellectuelles indéniables de pondre des barres de bullshit absolument effarantes qui fait rechercher la caméra cachée à toute personne dotée d’un strict minimum de décence et de bon sens.

    Le plus impressionnant dans tout ça est l’effet d’entraînement : certains groupes semblent tout à fait étrangers à ce phénomène, tandis que dans d’autre, cela prend des proportions réellement alarmantes. Si jamais vous commencez à voir autour de vous ce genre de rationnalisation débridée, méfiez vous : ça semble contagieux.

    Et le stade terminal, c’est ça : http://www.chss.iup.edu/rhoch/ClassPages/Thought%20and%20Philosophy/Readings/Week9_GIS_Society/kwan_FeministGIS_2002.pdf — où l’on apprend que l’appareil photo est outil représentatif de la domination masculine sur le monde – (les mouvements féministes, spécialement aux US, semblent particulièrement affectés). Je crois que si on me laissait le choix entre la lobotomie et un tel état mental permanent, je préférerai la lobotomie. Mais je soupçonne qu’un minimum de bonne hygiène mentale suffit à se préserver de ce fléau.