Pour une fois qu'on peut apporter une réponse claire et définitive à une question compliquée : oui…
Un oui qui peut se justifier de multiples manière ; mais concentrons nous sur deux axes. D'abord en se rappelant cette expérience ou des cobayes (humain) doivent répondre à des questions qu'ils ne comprennent pas, au milieu d'un public complice faisant un choix globalement concerté. Dans 70% des cas, le cobaye imite la masse. Conclusion, face à des choix cornéliens dont nous ne percevons que modérément les tenants et aboutissants, beaucoup imitent les choix raisonnables effectués par les autres. Donc les candidats présentés comme attirant des voix les attirent effectivement ; et pas nécessairement à cause de leurs solutions convaincantes.
Autre pan de réponse : il est notoirement connu que les élites imposent (sans nécessaire haine ou violence) leurs représentations symboliques aux masses (cf. P. Bourdieu). Et visiblement cela garde de l'effet. C'est du moins ce dont semblent témoigner les vastes mouvements d'emballement de l'engouement dont témoigne épisodiquement les sondages. Ainsi quand tel candidat est présenté comme vainqueur potentiel, sa côte ne cesse de grimper ; puis sitôt oublié le voici qui dégringole.
Il me semble que le seul fait que nous gardions très majoritairement au moins un œil ou une oreille, même distraitement, tourné en direction de quelques grands médias centralisés suffit à mettre en cohérence nos opinions (à défaut heureusement de les accorder totalement). Tout simplement parce qu'il ne s'agit bien souvent que d'opinion. Il en est peu qui soit vraiment assuré de savoir où se situe leur intérêt ; peut-être simplement parce que nos démocraties sont trop vastes et que nous nous retrouvons majoritairement, nécessairement, en périphérie lointaine du pouvoir et même des parties politiques.
J'en conclus que oui, même à une époque que d'aucuns appellent l'ère web 2.0, l'opinion publique reste globalement structurée par les élites via quelques grands médias.
[^] # Re: On ne parle pas assez de X dans les médias !
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Les médias, la France et l'élection : sommes-nous un pays anti-progressiste ?. Évalué à 8.
Pour une fois qu'on peut apporter une réponse claire et définitive à une question compliquée : oui…
Un oui qui peut se justifier de multiples manière ; mais concentrons nous sur deux axes. D'abord en se rappelant cette expérience ou des cobayes (humain) doivent répondre à des questions qu'ils ne comprennent pas, au milieu d'un public complice faisant un choix globalement concerté. Dans 70% des cas, le cobaye imite la masse. Conclusion, face à des choix cornéliens dont nous ne percevons que modérément les tenants et aboutissants, beaucoup imitent les choix raisonnables effectués par les autres. Donc les candidats présentés comme attirant des voix les attirent effectivement ; et pas nécessairement à cause de leurs solutions convaincantes.
Autre pan de réponse : il est notoirement connu que les élites imposent (sans nécessaire haine ou violence) leurs représentations symboliques aux masses (cf. P. Bourdieu). Et visiblement cela garde de l'effet. C'est du moins ce dont semblent témoigner les vastes mouvements d'emballement de l'engouement dont témoigne épisodiquement les sondages. Ainsi quand tel candidat est présenté comme vainqueur potentiel, sa côte ne cesse de grimper ; puis sitôt oublié le voici qui dégringole.
Il me semble que le seul fait que nous gardions très majoritairement au moins un œil ou une oreille, même distraitement, tourné en direction de quelques grands médias centralisés suffit à mettre en cohérence nos opinions (à défaut heureusement de les accorder totalement). Tout simplement parce qu'il ne s'agit bien souvent que d'opinion. Il en est peu qui soit vraiment assuré de savoir où se situe leur intérêt ; peut-être simplement parce que nos démocraties sont trop vastes et que nous nous retrouvons majoritairement, nécessairement, en périphérie lointaine du pouvoir et même des parties politiques.
J'en conclus que oui, même à une époque que d'aucuns appellent l'ère web 2.0, l'opinion publique reste globalement structurée par les élites via quelques grands médias.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace