• [^] # Re: Viande ou pas viande, c'est pareil

    Posté par . En réponse au journal Viande ou pas viande ?. Évalué à 1.

    « Quant au point de vue éthique, manger de la viande c'est exactement comme manger des légumes, dans les deux cas c'est des êtres vivants. »

    Une plante n'a pas de système nerveux ; elle ne ressent pas la douleur ou d'autres sensations, n'a pas d'émotions. De plus, la viande n'est pas essentielle à la vie humaine (par contre, il est effectivement plus facile d'avoir un régime équilibré quand on mange de la viande).

    Nous mettons tous les objets comestibles dans une de ces deux catégories :

    1. je peux le manger
    2. ce n'est pas éthique de le manger

    Pour la majorité, on met les être humains dans la première, éventuellement avec les animaux en voie d'extinction ; le reste dans la deuxième.

    Mais si on ne mange pas un bébé humain, est-il acceptable de manger un chimpanzé, un éléphant ou un dauphin ?

    Je les mettrais tous dans (2) sans hésitation, mais du coup, qu'en est-il des autres mammifères ? Les autres vertébrés ? Quelle valeur donner à la vie d'un individu appartenant à une classe/espèce donnée ?

    Devant la difficulté à choisir, j'ai pris la « minimisation de la souffrance » comme but (dans ce cas précis, pas forcément en général). Les conditions d'élevage deviennent donc l'argument principal, et je ne mange donc pas de mammifères ou volatiles d'élevage. En plus c'est mauvais pour l'environnement, donc c'est un choix facile.

    Je ne suis pas persuadé qu'il faudrait donner une grande valeur à la vie d'une poule (ou plus généralement d'un oiseau), mais les conditions de vie d'un poulet d'élevage suffisent à me faire perdre l'appétit. Pareil pour les poissons, même si pour des raisons pratiques et de santé ils sont plus difficiles à supprimer de son régime.

    Les invertébrés ne sont pour leur grande majorité pas plus que des automates, et je les mets sans aucune hésitation dans la catégorie (1). Pour les plantes, il faut être de mauvaise foi pour les comparer à un animal sur un plan éthique.

    En pratique, pour des raisons sociales, il m'arrive de manger de la viande de mammifère ou du poulet, mais le but étant une minimisation de la souffrance, ça ne m'empêche pas de dormir la nuit.