Je me bats à dire depuis le début qu'il n'y a pas de morale absolutiste mais qu'il y a des morales, que dans les pays où la prostitution est réprimée, c'est à cause de ces morales, et que pour les tenants de ces morales, l'argument : « je fais absolument ce que je veux de mon corps » est branlant parce que le principe même de la morale c'est qu'un groupe a des normes de comportement communes qu'il a tendance à imposer à ses membres.
Et ceux qui suivent des règles morales ce n'est pas obligatoirement parce qu'ils sont des moutons mais aussi parce qu'ils peuvent les trouver justifiées.
Et que donc pour que la prostitution soit banalisée il faut d'abord que la morale commune l'accepte, la trouve justifiée (ça sonne presque comme une tautologie pour moi).
Ce qui ne se résout pas à coup de «je fais ce que je veux, d'ailleurs ailleurs on fait ce que je veux» parce qu'on est pas ailleurs mais ici, et qu'au final défendre de manière absolutiste l'absence de contrainte est oublier qu'ailleurs il y a aurait aussi des règles avec lesquelles on ne sera pas d'accord.
Donc on peut se mettre d'accord sur des règles du style : sur tel ou tel point personne ne met le nez dans mes affaires, en revanche j'accepte d'être contraint sur tel ou tel autre (et c'est comme ça qu'on vit). Et là on peut débattre de l'utilité ou non de réguler la prostitution, vu dans un contexte.
Mais c'est ridicule de dire « je suis Libre, point ». De facto ça n'est pas le cas et c'est pas en l’ânonnant que ça va s'améliorer.
[^] # Re: Chasse, putes, nutella et traditions
Posté par paladar . En réponse au journal Parti pirate : inutile et inefficace ?. Évalué à 3.
Je me bats à dire depuis le début qu'il n'y a pas de morale absolutiste mais qu'il y a des morales, que dans les pays où la prostitution est réprimée, c'est à cause de ces morales, et que pour les tenants de ces morales, l'argument : « je fais absolument ce que je veux de mon corps » est branlant parce que le principe même de la morale c'est qu'un groupe a des normes de comportement communes qu'il a tendance à imposer à ses membres.
Et ceux qui suivent des règles morales ce n'est pas obligatoirement parce qu'ils sont des moutons mais aussi parce qu'ils peuvent les trouver justifiées.
Et que donc pour que la prostitution soit banalisée il faut d'abord que la morale commune l'accepte, la trouve justifiée (ça sonne presque comme une tautologie pour moi).
Ce qui ne se résout pas à coup de «je fais ce que je veux, d'ailleurs ailleurs on fait ce que je veux» parce qu'on est pas ailleurs mais ici, et qu'au final défendre de manière absolutiste l'absence de contrainte est oublier qu'ailleurs il y a aurait aussi des règles avec lesquelles on ne sera pas d'accord.
Donc on peut se mettre d'accord sur des règles du style : sur tel ou tel point personne ne met le nez dans mes affaires, en revanche j'accepte d'être contraint sur tel ou tel autre (et c'est comme ça qu'on vit). Et là on peut débattre de l'utilité ou non de réguler la prostitution, vu dans un contexte.
Mais c'est ridicule de dire « je suis Libre, point ». De facto ça n'est pas le cas et c'est pas en l’ânonnant que ça va s'améliorer.