• # D'accord, pas d'accord...?

    Posté par . En réponse à la dépêche Le Parti Pirate allemand préfère la libre concurrence au logiciel libre. Évalué à 4.

    «Nous ne voyons pas de prime nécessité d’acquérir dans le privé de l’influence sur les pratiques commerciales des entreprises.»
    
    

    Je ne suis pas foncièrement en désaccord avec ce principe. Je considère aussi que promouvoir de force ou contraindre les entreprises à utiliser du logiciel libre reviendrait à de l'ingérence et à jouer le même jeu que l'industrie du propriétaire: imposer. N'oublions pas que le logiciel libre est une question de choix. Supprimer ce choix par l'éradication du logiciel propriétaire ou par l'absence de logiciel libre, c'est kif-kif.

    On n'impose pas la liberté. Elle se gagne et c'est une démarche personnelle. S'il existe des personnes qui ne le comprennent pas, notre devoir est de les informer, de les former et de les sensibiliser à tout ce que le libre arbitre a de bon… mais aussi aux sacrifices qui en découlent. Imposer un choix (sic) est encore plus aberrant que ne pas avoir le choix du tout; c'est aussi trahir la cause que nous défendons.

    «C’est le bon droit du producteur de posséder le monopole de son logiciel non-libre et de protéger ainsi son propre produit des manipulations externes. Cela ne conduit pas nécessairement à des monopoles dans la fourniture de service. Il y a beaucoup d’entreprises de services qui réussissent et dont l’existence dépend de celle de logiciels non-libres. Certes cela entraîne certaines dépendances, mais justement le « logiciel libre » offre une alternative.»
    
    

    Ça s'appelle la politique de l'autruche, pour moi. Là, je n'adhère absolument pas.

    «Vouloir complètement supprimer le logiciel non-libre en exerçant des pressions politiques ne peut pas être notre but.»
    
    

    Par contre, ça, je peux comprendre. Vouloir éradiquer un mal peut sembler louable. Mais on ne peut éradiquer un mal comme celui-là. Il faut qu'il continue d'exister pour que, par l'exemple, on n'oublie jamais à quel point il est néfaste. L'éradiquer c'est le condamner à refaire surface tôt ou tard et à recommencer le combat.

    En conclusion, je pense que le seul et unique combat à mener est la défense du libre arbitre et de la liberté de choisir. Si certains choisissent librement, après avoir pu comparer (j'insiste là-dessus), de s'enfermer dans des systèmes privateurs, on ne peut les contraindre à changer d'avis. Le devoir qui nous incombe et aussi le plus important est un devoir d'éducation car c'est par là que tout commence.