• # Autres pays

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Petits pirates deviennent grands (version 2). Évalué à 10.

    J'ai eu un échange de mails avec Rick Falkvinge il y a peu concernant un gros problème structurel du PP: les premiers à avoir fondé un PP national se sont attribués le nom (premiers arrivés, premiers servis) sans que ce soit forcément les meilleurs organisateurs/politiciens.

    En Allemagne, le PP a fait montre d'un dynamisme absolument étonnant, ce qui se traduit directement en voix.

    En France, le PP à peine créé s'est tout de suite écroulé sous les dissensions internes, le président postant une photo de sa carte de parti déchirée sur son blog, ce qui a donné au grand public une image d'amateurisme et de pusillanimité. En Belgique, le PP reste un petit cercle de personnes vivant dans la capitale et écrivant des communiqués de presse mais sans aucune volonté visible de s'étendre, de créer des instances locales un peu partout. Or, avec la plus grande visibilité actuelle du PP, peut-être que de nouveaux venus auraient la motivation, le temps et la capacité de faire grandir le PP. Mais ils sont bloqués par un frein très important: ils n'ont pas la légitimité du nom "Parti Pirate" et doivent tout d'abord se faire accepter par un groupe déjà existant.

    On pourrait même imaginer, cela s'est déjà vu dans d'autres contextes, que le Parti Pirate d'un pays soit noyauté par un petit groupe avec des idées arrêtées et extrémistes, rejetant de ce fait toute contribution un peu en dehors de la ligne du parti et, de ce fait, tuant dans l'œuf le parti pirate dans ce pays là.

    J'en suis arrivé à la conclusion que le succès du parti pirate dans un pays ne dépendait que du facteur chance qui avait sélectionné le premier noyau dur à avoir réclamé le nom Parti Pirate. Si ce noyau dur est suffisament intelligent pour se concentrer sur l'ouverture aux nouveaux et pour savoir céder sa place dès que quelqu'un de plus capable apparait, c'est tout ce qui est nécessaire. Si le noyau dur initial se prend au jeu du pouvoir et s'attache à son titre de président/vice-président/trouffion-en-chef, c'est fini. N'importe quel volontaire devant d'abord se battre contre le parti lui-même pour faire bouger les choses.

    (je parle en connaissance de cause, ayant vécu des expériences similaires dans des organisations comme des groupement sportifs ou politiques).

    Face à ça, ma question est: comment pensez-vous que le parti pirate puisse être structuré pour éviter ce problème ? Que manque-t-il pour reproduire l'exemple de l'Allemagne en Belgique et en France?

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