Bien entendu et je n'ai pas manqué de le mentionner dans mon commentaire. Le fait d'avoir des habitudes rend forcément une transition difficile.
Si on prend deux IHMs beaucoup plus proche en exemple : Lightroom et Darktable. Les deux logiciels ont des atouts en termes de fonctionnalités, mais si les IHMs sont très proches il y a une finition bien différente entre les deux qui ne se joue sur pas grand chose mais qui change beaucoup de chose. Comparons ces deux captures d'écran : Darktable, Lightroom.
Regardons la finition de Darktable :
Les simples coin arrondis dans les miniatures rendent l'interface moins agréable;
Le contraste des écritures est beaucoup trop violent et très fatiguant pour les yeux;
Certains boutons noir sur fond noir sont invisibles notamment la barre de filtre centrale;
Les indications en « filigrane » sur les miniatures qui indique « CR2 » sont beaucoup trop présente pour une information secondaire;
La gestion des blancs est globalement mal venue, parfois trop tassés comme le champ d'information en bas à gauche.
Je m'arrête là, il est bien de trop facile de critiquer et il est possible que certains éléments soient des contraintes techniques et d'autres des choix volontaires comme le contraste des textes pour les déficients visuels à des fins d'accessibilité.
Il est certain que cet aspect, ne change en rien la qualité et la capacité d'un logiciel à remplir sa tache…
Mais lorsque l'on est dans une situation ou l'on cherche à séduire un marché déjà conquis, ou à conquérir, il faut se rendre à l'évidence que cet aspect séduction prend une proportion très importante dans l'adoption du logiciel. Même chez les professionnels, le premier aspect visuel sera représentatif du confort d'utilisation qui est un critère toujours important quand il s'agit de s'engager avec un logiciel avec lequel on passera des heures en tête à tête.
Il est hors de question de ne prôner que l'aspect visuel. Mais je pense que c'est une grosse erreur que de l'ignorer aussi. Or, je remarque que les personnes souhaitant faire avancer un logiciel dans ce sens là se retrouve régulièrement face à des oreilles inattentives ou avec des arguments récurrents comme celui que tu cites.
Je n'ai pas envie de troller, je pense que tu as raison de rappeler cela, je pense aussi que j'ai raison dans ce que j'avance. Il faut pondérer chaque discours et savoir en tirer le meilleur et savoir reconnaitre ses défauts.
Si les IHMs étaient finies avec la même qualité et le même cœur que les développeurs mettent à écrire leur code je pense très sincèrement que beaucoup de logiciels libres se trouveraient un nouveau public.
Et pour rejoindre le fil de commentaires qui suit celui-ci, il faut certainement que des personnes rejoignent les projets libres pour aider les développeurs dans la conception des interfaces, autant des professionnels du métier dont il est question que des ergonomes par exemple.
Il est hors de question de jeter la pierre aux développeurs qui font, à mon humble avis, ce qu'ils peuvent avec les moyens, le temps, les capacités qu'ils ont.
Je développe moi-même, je design pas trop mal mais je reconnais volontier que je suis mauvais dès qu'il s'agit de faire une IHM convenable.
[^] # Re: Ergonomie
Posté par Alban . En réponse à la dépêche Graphisme Libre et professionnalisme. Évalué à 7. Dernière modification le 25 mars 2012 à 22:16.
Bien entendu et je n'ai pas manqué de le mentionner dans mon commentaire. Le fait d'avoir des habitudes rend forcément une transition difficile.
Si on prend deux IHMs beaucoup plus proche en exemple : Lightroom et Darktable. Les deux logiciels ont des atouts en termes de fonctionnalités, mais si les IHMs sont très proches il y a une finition bien différente entre les deux qui ne se joue sur pas grand chose mais qui change beaucoup de chose. Comparons ces deux captures d'écran : Darktable, Lightroom.
Regardons la finition de Darktable :
Je m'arrête là, il est bien de trop facile de critiquer et il est possible que certains éléments soient des contraintes techniques et d'autres des choix volontaires comme le contraste des textes pour les déficients visuels à des fins d'accessibilité.
Il est certain que cet aspect, ne change en rien la qualité et la capacité d'un logiciel à remplir sa tache…
Mais lorsque l'on est dans une situation ou l'on cherche à séduire un marché déjà conquis, ou à conquérir, il faut se rendre à l'évidence que cet aspect séduction prend une proportion très importante dans l'adoption du logiciel.
Même chez les professionnels, le premier aspect visuel sera représentatif du confort d'utilisation qui est un critère toujours important quand il s'agit de s'engager avec un logiciel avec lequel on passera des heures en tête à tête.
Il est hors de question de ne prôner que l'aspect visuel. Mais je pense que c'est une grosse erreur que de l'ignorer aussi. Or, je remarque que les personnes souhaitant faire avancer un logiciel dans ce sens là se retrouve régulièrement face à des oreilles inattentives ou avec des arguments récurrents comme celui que tu cites.
Je n'ai pas envie de troller, je pense que tu as raison de rappeler cela, je pense aussi que j'ai raison dans ce que j'avance. Il faut pondérer chaque discours et savoir en tirer le meilleur et savoir reconnaitre ses défauts.
Si les IHMs étaient finies avec la même qualité et le même cœur que les développeurs mettent à écrire leur code je pense très sincèrement que beaucoup de logiciels libres se trouveraient un nouveau public.
Et pour rejoindre le fil de commentaires qui suit celui-ci, il faut certainement que des personnes rejoignent les projets libres pour aider les développeurs dans la conception des interfaces, autant des professionnels du métier dont il est question que des ergonomes par exemple.
Il est hors de question de jeter la pierre aux développeurs qui font, à mon humble avis, ce qu'ils peuvent avec les moyens, le temps, les capacités qu'ils ont.
Je développe moi-même, je design pas trop mal mais je reconnais volontier que je suis mauvais dès qu'il s'agit de faire une IHM convenable.